ça y est, le mini four est installé au fond de la kitchenette, il va maintenant falloir s'en servir, je vais donc de ce pas aller voler des recettes sur Internet.
Première réalisation : un gâteau au yaourt. Pourquoi ? Parce que c'est léger, bon, et facile à faire. Pour les débutants en cuisine, mieux vaut s'entrainer sur des recettes nécessitant 5 ingrédients max.
C'est parti.
Je réunis 1 pot de yaourt (dans mon frigo je n'ai que des perles de lait, essayons voir), 1 pot de sucre, la moitié d'un pot de margarine ramollie (normalement c'est du beurre mais soyons insolents), 3 pots de farine, 2 oeufs et un sachet de levure. Je mélange bien le sucre avec le yaourt, les oeufs (en faisant gaffe de ne pas perdre un bout de coquille dans le saladier), la margarine, la farine et la levure. 40 minutes à 120 d°, et c'est prêt.
Résultat : un gâteau type quatre quarts en plus léger, qui ira parfaitement avec du chocolat, de la confiture, pour le petit dej', le goûter, le dessert ... et la vraie, la grande satisfaction, c'est que c'est moi qui ai fait ça toute seule.
Conclusion : déjà je réalise qu'avant, quand je n'avais rien d'autre que 2 pauvres plaques de cuisson, je ne pouvais pas saisir toute la dimension créative et quasi illimitée de la cuisine maison ; désormais, je suis en mesure de tout faire, et ce premier ouvrage me complait dans l'idée que faire les choses soi-même permet 1/ de savoir ce qu'il y a dedans 2/ de faire autre chose que scotcher devant l'ordi au boulot ou à la maison 3/ se la péter en proposant à tous nos hôtes une part de gâteau "que j'ai fait cet après midi".
Pas mal non ?
Nausicaa Ferro.
mardi 30 décembre 2008
lundi 1 décembre 2008
Mon beau sapin
Ça y est, c’est fait, le sapin est là, il trône à la gauche du canapé tel un témoin de nos futures festivités. Je n’avais pas pensé faire un sapin, mais en passant devant les-tout-à-10-balles de l’avenue de Clichy, mes yeux n’ont pu s’empêcher de lorgner les boules, guirlandes, cheveux d’ange et autres sapins en kit à monter soi-même. Ni une ni deux j’étais bien obligée d’entrer dans la boutique et d’acheter pour 12€ de déco, c’est les fêtes et il faut marquer le coup.
Arrivée à la maison, on déballe le sapin, on le monte, et déjà, ça sent le renne et le houx dans le petit appartement parisien aux allures de chalet… quelques boules, deux guirlandes, de la neige artificielle, et le tour est joué. On s’y croirait. Bien sûr rien à voir avec le vrai sapin de deux mètres laborieusement acheté deux heures avant la fermeture du supermarché et décoré toute la soirée par tous les cousins et cousines de la maison de famille, mais quand même, ça a de la gueule.
Du réconfort, presque le souvenir du temps où l’on croyait au père noël et où l’on attendait impatiemment que minuit arrive pour passer au 25 décembre et ouvrir les cadeaux tant attendus. Maintenant noël rime plus avec bonne bouffe, champagne et l’éternelle buche qu’on ne trouvera jamais bonne, parce qu’entre nous, la crème au beurre, c’est tout de même affreux à avaler non ?
Pas de sarcasmes, on n’a pas le droit à noël, à moins que … à moins que justement cette date gravée dans les têtes soit la plus propice au déballage des vieux dossiers et de tous les reproches gardés en soi et souvent destinés à ceux qu’on ne voit pas de l’année, alias la grande famille adorée … mais allez, pour une fois, cette année, on essaye de rester gai.
Nausicaa Ferro.
Arrivée à la maison, on déballe le sapin, on le monte, et déjà, ça sent le renne et le houx dans le petit appartement parisien aux allures de chalet… quelques boules, deux guirlandes, de la neige artificielle, et le tour est joué. On s’y croirait. Bien sûr rien à voir avec le vrai sapin de deux mètres laborieusement acheté deux heures avant la fermeture du supermarché et décoré toute la soirée par tous les cousins et cousines de la maison de famille, mais quand même, ça a de la gueule.
Du réconfort, presque le souvenir du temps où l’on croyait au père noël et où l’on attendait impatiemment que minuit arrive pour passer au 25 décembre et ouvrir les cadeaux tant attendus. Maintenant noël rime plus avec bonne bouffe, champagne et l’éternelle buche qu’on ne trouvera jamais bonne, parce qu’entre nous, la crème au beurre, c’est tout de même affreux à avaler non ?
Pas de sarcasmes, on n’a pas le droit à noël, à moins que … à moins que justement cette date gravée dans les têtes soit la plus propice au déballage des vieux dossiers et de tous les reproches gardés en soi et souvent destinés à ceux qu’on ne voit pas de l’année, alias la grande famille adorée … mais allez, pour une fois, cette année, on essaye de rester gai.
Nausicaa Ferro.
jeudi 27 novembre 2008
Le dernier RER
Minuit vingt-quatre. Onze minutes d’attente pour le prochain métro. Il ne sera pas à Auber à temps pour le dernier RER A. Je le savais qu’il fallait décoller à minuit et pas à minuit dix. Misère. Tout ça pour finir le jeu du post-it, et maintenant le petit cousin ne sait pas comment rentrer.
Le taxi jusqu’à Neuilly Plaisance ça va faire cher.
Essayons.
Minuit quarante-trois à Auber, on court, on saute, on sue, mais on arrive trop tard.
Le dernier RER est passé à minuit quarante-deux.
Minuit quarante-deux. L’heure à laquelle le trafic s’arrête en direction de Marne la Vallée. Minuit quarante-deux, juste après le deuxième film des chaines hertziennes, juste avant les rediffusions des séries B françaises des années quatre-vingt-dix sur le câble.
Minuit quarante-deux. L’heure à laquelle ailleurs, on se prépare à monter dans la voiture de sport pour aller crâner sur le dance floor.
Minuit quarante-deux. L’heure à laquelle un groupe de cinq jeunes cons est coincé à Opéra, en se demandant quelle serait la meilleure solution pour celui qui vient de louper son RER.
Dormir chez les potes, et aller en cours demain les mains dans les poches, sans feuille, sans stylo, avec une gueule de bois et une haleine pas très fraiche.
Vive les transports en commun vous dis-je !
Nausicaa Ferro.
Le taxi jusqu’à Neuilly Plaisance ça va faire cher.
Essayons.
Minuit quarante-trois à Auber, on court, on saute, on sue, mais on arrive trop tard.
Le dernier RER est passé à minuit quarante-deux.
Minuit quarante-deux. L’heure à laquelle le trafic s’arrête en direction de Marne la Vallée. Minuit quarante-deux, juste après le deuxième film des chaines hertziennes, juste avant les rediffusions des séries B françaises des années quatre-vingt-dix sur le câble.
Minuit quarante-deux. L’heure à laquelle ailleurs, on se prépare à monter dans la voiture de sport pour aller crâner sur le dance floor.
Minuit quarante-deux. L’heure à laquelle un groupe de cinq jeunes cons est coincé à Opéra, en se demandant quelle serait la meilleure solution pour celui qui vient de louper son RER.
Dormir chez les potes, et aller en cours demain les mains dans les poches, sans feuille, sans stylo, avec une gueule de bois et une haleine pas très fraiche.
Vive les transports en commun vous dis-je !
Nausicaa Ferro.
mercredi 26 novembre 2008
Les gentils usagers du métro
19h. métro La Fourche. Je passe le tourniquet, ce cher ami qui quand il se bloque nous brise les hanches, et me dirige vers le quai pour attraper mon métro, trois minutes d’attente. C’est alors qu’un individu de sexe masculin me coupe la route sèchement, et lorsque dans un soupir, je lui fais savoir mon mécontentement, voilà qu’il se met à hurler dans toute la station « connaasse », accent parigot bien appuyé et glavios quasi crachés.
Ne pas répondre, ne pas se retourner, on ne sait jamais sur qui on peut tomber ….
Je descends tant bien que mal les escaliers pour accéder au quai, quand j’entends derrière moi « connaasse ! » suivi d’un poétique « gros cuuul ».
Ne pas se retourner, atteindre le bout du quai et feindre l’indifférence. Arrivée à bon port, je décide de tourner la tête à gauche pour scruter mon agresseur poète et lui lancer un regard condescendant au possible, il faut tout de même qu’il sache à qui il a à faire non ?
Une rotation de 30 degrés sur la gauche me permet d’apercevoir ce petit homme tenant dans ses petites mains des planches de bois achetées au magasin de bricolage. C’est typiquement dans ce genre de moments qu’on se dit « heureusement que je n’ai rien tenté, qui sait ce qu’il aurait pu faire avec ses maudites étagères de fortune ».
Le wagon arrive. Il est bondé. Eviter la tourmente, et attendre le prochain.
Nausicaa Ferro.
Ne pas répondre, ne pas se retourner, on ne sait jamais sur qui on peut tomber ….
Je descends tant bien que mal les escaliers pour accéder au quai, quand j’entends derrière moi « connaasse ! » suivi d’un poétique « gros cuuul ».
Ne pas se retourner, atteindre le bout du quai et feindre l’indifférence. Arrivée à bon port, je décide de tourner la tête à gauche pour scruter mon agresseur poète et lui lancer un regard condescendant au possible, il faut tout de même qu’il sache à qui il a à faire non ?
Une rotation de 30 degrés sur la gauche me permet d’apercevoir ce petit homme tenant dans ses petites mains des planches de bois achetées au magasin de bricolage. C’est typiquement dans ce genre de moments qu’on se dit « heureusement que je n’ai rien tenté, qui sait ce qu’il aurait pu faire avec ses maudites étagères de fortune ».
Le wagon arrive. Il est bondé. Eviter la tourmente, et attendre le prochain.
Nausicaa Ferro.
mardi 25 novembre 2008
Un contre neuf
Minuit trente. Vendredi soir. Yann nous appelle pour le rejoindre « à une soirée d’anniversaire hyper sympa, pas loin de chez vous ! » (avec une voix cassée typique de celles qui ont trop bu).
Sortons de la couette, enfilons un pantalon et rejoignons Yann.
Grands boulevards. Une rue étroite. Un bar planqué. Dehors, du monde qui gueulent et des videurs qui gueulent après le monde pour que le monde arrête de gueuler.
On entre après s’être fait tamponné le nom de la boite sur la main. A l’intérieur, de la chaleur humaine qui tranche avec le froid extérieur, peut-être un peu trop de chaleur humaine. Le bar n’est pas bondé il déborde. Les gens sont partout, sur la piste, les podiums, sur le bar, dans les passages, dans les coins, partout.
En avançant de quelques pas, je me rends compte peu à peu que je suis épiée, scrutée, par tous les mâles peuplant ce lieu charmant. Non pas que je sois la plus jolie fille de la soirée, mais apparemment je fais partie des rares filles présentes ce soir, et cette prise de conscience ne me rassure pas. Tout à coup voilà que trois charmants garçons alcoolisés s’avachissent sur mes épaules en me demandant si je peux les escorter jusqu’à leur monture. A peine ai-je réussi à m’en dépêtrer que deux autres me prennent à témoin de leur embrouille, ayant pour sujet l’identité du gars au bar commandant des pintes « mais c’est le mec qui présente la météo je te dis !! ».
Je sors, je vais prendre l’air, quand un videur m’attrape le bras et hurle « si tu ne fumes pas tu ne sors pas ». Voilà autre chose, il faut que j’ailler taxer une clope à la fille à côté de moi, qui n’a pas non plus l’air au mieux de sa forme.
Maintenant un groupe de mecs commence à s’échauffer avec le physio et la soirée prend une tournure catastrophique.
Allons récupérer les manteaux et se faire un cheeseburger au resto ouvert toute la nuit, c’est plus prudent.
Nausicaa Ferro.
Sortons de la couette, enfilons un pantalon et rejoignons Yann.
Grands boulevards. Une rue étroite. Un bar planqué. Dehors, du monde qui gueulent et des videurs qui gueulent après le monde pour que le monde arrête de gueuler.
On entre après s’être fait tamponné le nom de la boite sur la main. A l’intérieur, de la chaleur humaine qui tranche avec le froid extérieur, peut-être un peu trop de chaleur humaine. Le bar n’est pas bondé il déborde. Les gens sont partout, sur la piste, les podiums, sur le bar, dans les passages, dans les coins, partout.
En avançant de quelques pas, je me rends compte peu à peu que je suis épiée, scrutée, par tous les mâles peuplant ce lieu charmant. Non pas que je sois la plus jolie fille de la soirée, mais apparemment je fais partie des rares filles présentes ce soir, et cette prise de conscience ne me rassure pas. Tout à coup voilà que trois charmants garçons alcoolisés s’avachissent sur mes épaules en me demandant si je peux les escorter jusqu’à leur monture. A peine ai-je réussi à m’en dépêtrer que deux autres me prennent à témoin de leur embrouille, ayant pour sujet l’identité du gars au bar commandant des pintes « mais c’est le mec qui présente la météo je te dis !! ».
Je sors, je vais prendre l’air, quand un videur m’attrape le bras et hurle « si tu ne fumes pas tu ne sors pas ». Voilà autre chose, il faut que j’ailler taxer une clope à la fille à côté de moi, qui n’a pas non plus l’air au mieux de sa forme.
Maintenant un groupe de mecs commence à s’échauffer avec le physio et la soirée prend une tournure catastrophique.
Allons récupérer les manteaux et se faire un cheeseburger au resto ouvert toute la nuit, c’est plus prudent.
Nausicaa Ferro.
lundi 24 novembre 2008
Une chaîne jeunesse avant noël
Samedi après midi. 16h. les enfants mangent leurs tartines et dans un élan de spontanéité je leur allume la télé … un petit dessin animé ne leur fera sûrement pas de mal. Ai-je vu juste ? Je ne crois pas. Avant, pendant, après le dessin animé ça n’est pas des pages mais des bottins de publicité qui s’imposent à mes yeux ébahis. La dinette comme les grands pour les petits, la ville à construire soi-même, le jeux vidéo de foot, la panoplie de pompier pour faire sensation lors des après-midi déguisées … autant de jouets que de gamins et autant de publicités que de minutes de dessin animés, si ce n’est plus … les enfants eux, regardent toutes les réclames avec une attention qu’ils n’ont sûrement pas quand ils apprennent leur poésie… leurs pupilles grandes ouvertes et la bave qui sort de leur petites bouches m’affole. Que faire ? Recentrer leur attention sur autres chose, vite, quelque chose d’aussi ludique que les pubs pour leurs futurs jouets sans leur faire sentir que je suis la vilaine nounou qui leur vole leur liste de noël … tiens, voilà une idée.
- « Les enfants, allez dans la chambre, prenez le catalogue de jouet, et écrivez votre liste pour le père noël »
- « Mais on a déjà entouré ce qu’on voulait »
- « Oui mais le père noël ne voudra pas d’un catalogue avec des références entourées, alors écrivez sur une liste les 10 jouets que vous voudriez pour Noël et décorez la liste avec de jolis dessins »
- « D’accooooord !!! »
Génial, leurs regards redeviennent doux et enfantins, ils sont à l’abri pour quelques heures, mais restons près de la télécommande, on ne sait jamais sur quoi elle peut zapper.
Nausicaa Ferro.
- « Les enfants, allez dans la chambre, prenez le catalogue de jouet, et écrivez votre liste pour le père noël »
- « Mais on a déjà entouré ce qu’on voulait »
- « Oui mais le père noël ne voudra pas d’un catalogue avec des références entourées, alors écrivez sur une liste les 10 jouets que vous voudriez pour Noël et décorez la liste avec de jolis dessins »
- « D’accooooord !!! »
Génial, leurs regards redeviennent doux et enfantins, ils sont à l’abri pour quelques heures, mais restons près de la télécommande, on ne sait jamais sur quoi elle peut zapper.
Nausicaa Ferro.
vendredi 21 novembre 2008
L'homme au comptoir
En descendant l’avenue de Saint Ouen en fin d’après-midi, voilà que je passe devant une boutique que jusque là je n’avais guère remarqué… cette fois l’homme assis au fond du magasin, tranquille, impassible, attire mon regard et ma marche devient plus lente tout à coup … une devanture neutre, de petite taille, coincée, presque écrasée entre un garage et un salon de coiffure ; pas d'enseigne. Un magasin de disques non-franchisé.
On n'a plus l’habitude des magasins indépendants et quelque chose me pousse à entrer dans cette boutique au parfum poussiéreux d’authenticité.
Un magasin de disques qui survit malgré les géants du matériel hifi/librairie/discothèque/vidéothèque, malgré les téléchargements et autres écoutes en ligne, malgré les blocs Buster et les critiques de ses compères … il est là, en plein cœur de La Fourche, dans une salle de 12m2, assis près de la caisse, près à s’adresser à nous.
- « Le live de Led Zepplin à Rotterdam, vous l’avez ? »
- « Il m’en reste un je crois »
- « Et le 33 de Gainsbourg, l’Homme à tête de chou ? »
- « Je dois en avoir quelque part »
Cet homme là est à lui tout seul les légendes musicales de ces 30 dernières années, alors mieux vaut pousser la porte.
On n'a plus l’habitude des magasins indépendants et quelque chose me pousse à entrer dans cette boutique au parfum poussiéreux d’authenticité.
Un magasin de disques qui survit malgré les géants du matériel hifi/librairie/discothèque/vidéothèque, malgré les téléchargements et autres écoutes en ligne, malgré les blocs Buster et les critiques de ses compères … il est là, en plein cœur de La Fourche, dans une salle de 12m2, assis près de la caisse, près à s’adresser à nous.
- « Le live de Led Zepplin à Rotterdam, vous l’avez ? »
- « Il m’en reste un je crois »
- « Et le 33 de Gainsbourg, l’Homme à tête de chou ? »
- « Je dois en avoir quelque part »
Cet homme là est à lui tout seul les légendes musicales de ces 30 dernières années, alors mieux vaut pousser la porte.
jeudi 20 novembre 2008
Ben fête ses 5 ans
Aujourd’hui j’amène la petite cousine au goûter d’anniversaire de Ben, son camarade d’école qui fête ses 5 ans avec 9 de ses copains. Au menu, quatre quarts, chocolat, bonbons, jus de fruits et café pour les grands.
Je m’assieds à la table des parents, en bonne nounou dévouée, acceptes la tasse de café amer qu’on me tend, et reste quelques minutes, juste le temps d’écouter madame Maman de 5 enfants parler de sa progéniture avec une fierté et un détachement typique de ceux qu’ont les adultes qui ont oublié qu’à une époque, ils furent eux aussi des enfants. Ils parlent des moins de 18 ans, en disant « ils » et racontent leurs coups en essayant de théoriser chacun de leurs faits et gestes « Oui, 15 ans c’est évident qu’ils piquent dans les portefeuilles, ils veulent mettre les parents à l’épreuve, il suffit de bien planquer les sacs ».
C’est fou comme on oublie vite qu’on a été à leur place à ses petits qui jouent avec leurs ballons gonflables. Nous aussi on est passé par la case « le CE1 c’est plus dur que le CP, tu fais tes devoirs tous les soirs ? ». À l’époque on languissait de grandir, de savoir enfin ce qui se cachait derrière les éternels « tu sauras quand tu seras plus grande ». Maintenant on est grand et on sait … le secret de polichinelle ne valait sûrement pas tout ce tintouin, il aurait été bien plus simple de nous dire « profites, apprends tes poésies, joue au foot pendant les récrés, joue au docteur avec Gilles, et rappelles toi que chaque âge ses charmes, le mien n’est pas meilleur que le tien ».
Les adultes sont trop sérieux quand ils s’y mettent. Ils jouent trop aux personnages de série B. Ils mettent des vestes avec des broches, du rouge à lèvres et d’un coup passent de l’autre côté de la barrière, le côté où il semble ne plus y avoir de rire, de rêve ni de sucre… Ce qui serait marrant aux goûter d’anniversaire, c’est que les parents se mettent à jouer avec les enfants, un tour au pays des poupées ça ne peut pas faire de mal.
Nausicaa Ferro.
Je m’assieds à la table des parents, en bonne nounou dévouée, acceptes la tasse de café amer qu’on me tend, et reste quelques minutes, juste le temps d’écouter madame Maman de 5 enfants parler de sa progéniture avec une fierté et un détachement typique de ceux qu’ont les adultes qui ont oublié qu’à une époque, ils furent eux aussi des enfants. Ils parlent des moins de 18 ans, en disant « ils » et racontent leurs coups en essayant de théoriser chacun de leurs faits et gestes « Oui, 15 ans c’est évident qu’ils piquent dans les portefeuilles, ils veulent mettre les parents à l’épreuve, il suffit de bien planquer les sacs ».
C’est fou comme on oublie vite qu’on a été à leur place à ses petits qui jouent avec leurs ballons gonflables. Nous aussi on est passé par la case « le CE1 c’est plus dur que le CP, tu fais tes devoirs tous les soirs ? ». À l’époque on languissait de grandir, de savoir enfin ce qui se cachait derrière les éternels « tu sauras quand tu seras plus grande ». Maintenant on est grand et on sait … le secret de polichinelle ne valait sûrement pas tout ce tintouin, il aurait été bien plus simple de nous dire « profites, apprends tes poésies, joue au foot pendant les récrés, joue au docteur avec Gilles, et rappelles toi que chaque âge ses charmes, le mien n’est pas meilleur que le tien ».
Les adultes sont trop sérieux quand ils s’y mettent. Ils jouent trop aux personnages de série B. Ils mettent des vestes avec des broches, du rouge à lèvres et d’un coup passent de l’autre côté de la barrière, le côté où il semble ne plus y avoir de rire, de rêve ni de sucre… Ce qui serait marrant aux goûter d’anniversaire, c’est que les parents se mettent à jouer avec les enfants, un tour au pays des poupées ça ne peut pas faire de mal.
Nausicaa Ferro.
mercredi 19 novembre 2008
Le diner entre amis
Soir de semaine. 19h. Rayon vin du supermarché de la rue d’à côté, on a rendez vous à 20h30 à neuf stations de métro + un changement chez un ami pour diner …
Le fameux diner entre amis, celui qu’on regardait de loin du temps des parents, celui qu’on languissait du temps du grand cousin, celui qu’on observait du temps de la grande sœur… et c’est notre tour, maintenant qu’on est grand, qu’on a réussi a signé le bail d’un appartement, et qu’on sait cuisiner autre chose que des œufs brouillés, on invite nos amis à diner.
Par plaisir c’est sur, mais aussi par commodité parce que, disons le clairement, on n’a pas les moyens de sortir au restaurant vu le prix de nos loyers et le montant de nos payes.
Le diner entre amis est donc convivial, sympa et résolument raisonnable ; et l’avantage majeur du choix du diner entre amis à la maison, est qu’on peut décemment demander à chacun de ramener une bouteille, ce qui veut dire pouvoir boire sans limites en se donnant l’excuse bien rodée du vin à table.
Quelques recettes de cuisines ressorties des placards de la grand-mère, une musique d’ambiance, et c’est parti pour trois heures de rires ponctués ça et là par l’entrée froide, le plat trop cuit, le dessert décongelé et bien sûr, les jeux grotesques qu’on invente sur le tas pour éviter de se tourner les pouces et de se regarder trop longtemps dans le blanc de l’œil.
« Non vraiment Nico, ta cuisse de poulet aux épices était fameuse, et je ne te parle pas de ta fondue de poireaux… et il faudra que tu me donne ta recette du mille feuille poire chocolat »
Il va falloir rivaliser la semaine prochaine, mais j’ai ma petite idée qui en épatera plus d’un … je lance les invitations.
Nausicaa Ferro.
Le fameux diner entre amis, celui qu’on regardait de loin du temps des parents, celui qu’on languissait du temps du grand cousin, celui qu’on observait du temps de la grande sœur… et c’est notre tour, maintenant qu’on est grand, qu’on a réussi a signé le bail d’un appartement, et qu’on sait cuisiner autre chose que des œufs brouillés, on invite nos amis à diner.
Par plaisir c’est sur, mais aussi par commodité parce que, disons le clairement, on n’a pas les moyens de sortir au restaurant vu le prix de nos loyers et le montant de nos payes.
Le diner entre amis est donc convivial, sympa et résolument raisonnable ; et l’avantage majeur du choix du diner entre amis à la maison, est qu’on peut décemment demander à chacun de ramener une bouteille, ce qui veut dire pouvoir boire sans limites en se donnant l’excuse bien rodée du vin à table.
Quelques recettes de cuisines ressorties des placards de la grand-mère, une musique d’ambiance, et c’est parti pour trois heures de rires ponctués ça et là par l’entrée froide, le plat trop cuit, le dessert décongelé et bien sûr, les jeux grotesques qu’on invente sur le tas pour éviter de se tourner les pouces et de se regarder trop longtemps dans le blanc de l’œil.
« Non vraiment Nico, ta cuisse de poulet aux épices était fameuse, et je ne te parle pas de ta fondue de poireaux… et il faudra que tu me donne ta recette du mille feuille poire chocolat »
Il va falloir rivaliser la semaine prochaine, mais j’ai ma petite idée qui en épatera plus d’un … je lance les invitations.
Nausicaa Ferro.
mardi 18 novembre 2008
Une virée, du côté de la Belgique
Week-end prolongé. Il faut partir, quitter notre capitale et rouler vers le nord.
Ce nord pluvieux mais heureux qu’on oublie trop souvent.
200 kilomètres. Arrivés en Belgique, mais pris d’un regain de motivation, nous décidons de continuer notre route vers la prochaine frontière, celle des tulipes, des moulins, des waffels, et des coffee shop…
10h. Arrivée à Amsterdam. Un sourire ne nous quitte pas, comme si changer de pays nous redonnait envie de flâner et de d’attraper l’innocence perdue dans les méandres de notre capitale à nous …
Petit-déjeunons une gigantesque crêpe hollandaise au sirop d’érable, amusons nous à revoir notre anglais qu’on croyait courant, et aventurons nous dans les rayons des magasins de souvenirs que curieusement, ici, on réapprend à visiter "oh le joli briquet, oh la jolie tasse, oh le merveilleux aimant!".
Déposons maintenant nos bagages dans ce bed&breakfast, alias une chambre chez l’habitant quelque peu désuète mais tout à fait convenable… en vacances tout paraît merveilleux et local, même les rideaux jaunâtres tachés de nicotine…
18h. L’heure de l’apéro qui nous permettra de redescendre tranquillement vers le calme et la volupté d’une ville trop peu complimentée… dirigeons nous ensuite vers un steak house pour savourer une pièce de bœuf de 450grammes accompagnée de pain payant et rappelons nous que quand c’est trop, ça n’est jamais trop…
23h. Allons visiter le musée du sexe, sur la grande rue principale… on a oublié les musées Rembrandt et autres fondateurs de l’histoire de l’art car ce week-end on ne réfléchit pas, on marche, on rêve, on goûte, mais on ne réfléchit pas, promis.
Nausicaa Ferro.
Ce nord pluvieux mais heureux qu’on oublie trop souvent.
200 kilomètres. Arrivés en Belgique, mais pris d’un regain de motivation, nous décidons de continuer notre route vers la prochaine frontière, celle des tulipes, des moulins, des waffels, et des coffee shop…
10h. Arrivée à Amsterdam. Un sourire ne nous quitte pas, comme si changer de pays nous redonnait envie de flâner et de d’attraper l’innocence perdue dans les méandres de notre capitale à nous …
Petit-déjeunons une gigantesque crêpe hollandaise au sirop d’érable, amusons nous à revoir notre anglais qu’on croyait courant, et aventurons nous dans les rayons des magasins de souvenirs que curieusement, ici, on réapprend à visiter "oh le joli briquet, oh la jolie tasse, oh le merveilleux aimant!".
Déposons maintenant nos bagages dans ce bed&breakfast, alias une chambre chez l’habitant quelque peu désuète mais tout à fait convenable… en vacances tout paraît merveilleux et local, même les rideaux jaunâtres tachés de nicotine…
18h. L’heure de l’apéro qui nous permettra de redescendre tranquillement vers le calme et la volupté d’une ville trop peu complimentée… dirigeons nous ensuite vers un steak house pour savourer une pièce de bœuf de 450grammes accompagnée de pain payant et rappelons nous que quand c’est trop, ça n’est jamais trop…
23h. Allons visiter le musée du sexe, sur la grande rue principale… on a oublié les musées Rembrandt et autres fondateurs de l’histoire de l’art car ce week-end on ne réfléchit pas, on marche, on rêve, on goûte, mais on ne réfléchit pas, promis.
Nausicaa Ferro.
lundi 17 novembre 2008
Une grève à 21h ?
21h15. Gare Saint Lazare. Je cours pour arriver jusqu’aux trains de banlieue, et c’est arrivée devant les tableaux d’affichages que je les vois. Eux, les parisiens énervés, attentifs, endormis, coléreux, qui attendent agglutinés les uns contre les autres que le quai de leur train s’affiche enfin. Ce soir, c’est un train toutes les 20 minutes.
Pendant une grève, les citadins oublient les conduites à emprunter en société ; toutes ces règles de savoir vivre qu’ils appliquent depuis 20 ans leur sortent de la tête, tout d’un coup, dès qu’ils ont un train à attendre.
Par exemple, là où depuis toujours on nous apprend à ne pas manger debout/ accroupi/vite/avec les mains/, durant une grève, il n’est pas rare de voir de beaux messieurs en costume engloutir sans pitié deux hamburgers, une grosse frite et un litre de soda, assis tels des poulets sur les marches sales d’un escalier abandonné non loin des quais … appétissant.
Pareillement, alors qu’on apprend à dormir dans un lit, le plus souvent recouvert d’une couverture, en attendant que le train démarre, cette dame ronfle paisiblement dans son lit de fortune, alias le siège du wagon n°3, avec pour seul commodité son sac de courses enroulé en guise d’oreiller … charmant.
De même, on sait qu’il ne faut pas bousculer son prochain ou passer brusquement devant une lady, même lorsqu’on est pressé. Vaille que vaille, dès que le quai du train s’affiche sur les majestueux tableaux robotisés, la masse de voyageurs en commun s’affole, oubliant les règles de bases du savoir-se-conduire-en-public …
Et moi, tout ce que je sais, c’est que je sors mon crayon noir pour me remaquiller…
Nausicaa Ferro.
Pendant une grève, les citadins oublient les conduites à emprunter en société ; toutes ces règles de savoir vivre qu’ils appliquent depuis 20 ans leur sortent de la tête, tout d’un coup, dès qu’ils ont un train à attendre.
Par exemple, là où depuis toujours on nous apprend à ne pas manger debout/ accroupi/vite/avec les mains/, durant une grève, il n’est pas rare de voir de beaux messieurs en costume engloutir sans pitié deux hamburgers, une grosse frite et un litre de soda, assis tels des poulets sur les marches sales d’un escalier abandonné non loin des quais … appétissant.
Pareillement, alors qu’on apprend à dormir dans un lit, le plus souvent recouvert d’une couverture, en attendant que le train démarre, cette dame ronfle paisiblement dans son lit de fortune, alias le siège du wagon n°3, avec pour seul commodité son sac de courses enroulé en guise d’oreiller … charmant.
De même, on sait qu’il ne faut pas bousculer son prochain ou passer brusquement devant une lady, même lorsqu’on est pressé. Vaille que vaille, dès que le quai du train s’affiche sur les majestueux tableaux robotisés, la masse de voyageurs en commun s’affole, oubliant les règles de bases du savoir-se-conduire-en-public …
Et moi, tout ce que je sais, c’est que je sors mon crayon noir pour me remaquiller…
Nausicaa Ferro.
vendredi 7 novembre 2008
Un Noël au grand magazin ...
C’est chaque année au mois de novembre qu’on commence à illuminer les rues ternes du vieux Paris qui se pèle … lumières, guirlandes, vitrines et surtout, sapin.
Chaque boutique a droit à son sapin de Noël, et le plus connu se trouve dans le neuvième, au beau milieu d’un bien grand magasin… allons admirer l’œuvre de cette année.
C’est stupéfaite qu’arrivée au deuxième étage de la galerie marchande je réalise l’anomalie qui va coûter très cher à la réputation classe, chic et very parisian du géant de la mode … un sapin qui démarre bien, qui trône magistralement au rez-de-chaussée, premier étage, mais qui, une fois le deuxième atteint, part légèrement en fusée trop étroite … un sapin mutant ? Un paysagiste blagueur ? Un régisseur endormi ? D’où vient le problème ? On ne sait, mais le problème est là et bien là, il siège sous la splendide coupole, comme un pied de nez à toute la logistique mise en place par les équipes marketing de la chaine française. Un sapin difforme, un sapin imparfait … un sapin qui nous fait rire, mais qui doit en faire pleurer plus d’un.
A côté de moi, un petit garçon demande à son père « comment ils font pour faire rentrer le grand sapin dans le magasin, la porte est si petite » … « et bien tu vois fiston, ils ouvrent le toit avec une télécommande et font entrer le sapin dans le magasin … ».
Pourquoi les parents se sentent toujours obligés de raconter des cracks aux gosses pendant les fêtes ? Est-ce une période propice au rêve des grands qui se matérialise en divers mensonges à raconter aux petits ? Ou tout simplement une manière d’éviter de réfléchir à la question de l’entrée du sapin de 20 mètres par la petite porte de 2,50 mètres ? Peu importe, reste que l’énigme ne sera pas résolu aujourd’hui par jeune papa au grand magasin …
Plus loin là bas, des groupes de touristes subjugués par les vitrines à l’extérieur du magasin … comme quoi avec 3 poupées, quelques piles et des paillettes scintillantes, on peut tenir une cinquantaine d’adultes en haleine pendant au moins 40 minutes … belle performance.
Cette année, on passera Noël dans le neuvième, au moins pour rire un peu …
Nausicaa Ferro.
Chaque boutique a droit à son sapin de Noël, et le plus connu se trouve dans le neuvième, au beau milieu d’un bien grand magasin… allons admirer l’œuvre de cette année.
C’est stupéfaite qu’arrivée au deuxième étage de la galerie marchande je réalise l’anomalie qui va coûter très cher à la réputation classe, chic et very parisian du géant de la mode … un sapin qui démarre bien, qui trône magistralement au rez-de-chaussée, premier étage, mais qui, une fois le deuxième atteint, part légèrement en fusée trop étroite … un sapin mutant ? Un paysagiste blagueur ? Un régisseur endormi ? D’où vient le problème ? On ne sait, mais le problème est là et bien là, il siège sous la splendide coupole, comme un pied de nez à toute la logistique mise en place par les équipes marketing de la chaine française. Un sapin difforme, un sapin imparfait … un sapin qui nous fait rire, mais qui doit en faire pleurer plus d’un.
A côté de moi, un petit garçon demande à son père « comment ils font pour faire rentrer le grand sapin dans le magasin, la porte est si petite » … « et bien tu vois fiston, ils ouvrent le toit avec une télécommande et font entrer le sapin dans le magasin … ».
Pourquoi les parents se sentent toujours obligés de raconter des cracks aux gosses pendant les fêtes ? Est-ce une période propice au rêve des grands qui se matérialise en divers mensonges à raconter aux petits ? Ou tout simplement une manière d’éviter de réfléchir à la question de l’entrée du sapin de 20 mètres par la petite porte de 2,50 mètres ? Peu importe, reste que l’énigme ne sera pas résolu aujourd’hui par jeune papa au grand magasin …
Plus loin là bas, des groupes de touristes subjugués par les vitrines à l’extérieur du magasin … comme quoi avec 3 poupées, quelques piles et des paillettes scintillantes, on peut tenir une cinquantaine d’adultes en haleine pendant au moins 40 minutes … belle performance.
Cette année, on passera Noël dans le neuvième, au moins pour rire un peu …
Nausicaa Ferro.
jeudi 6 novembre 2008
Un resto italien?
Milieu de semaine. J’ai rendez-vous en zone 4, je prévois 1h30 de trajet, un recueil de nouvelles pour les 45 minutes de RER, de la monnaie pour des boissons fraiches et un bon petit déjeuner histoire de tenir jusqu’à 14h. Partons sans crainte, le bonnet sur la tête et les mitaines bien retournées sur les manches de la veste.
14h. Sortie de rendez-vous, Je dois maintenant rejoindre Nyala pour déjeuner dans « un resto italien rue Mogador, vers la fin, tu trouveras ». Très bien. Reprenons le RER, empruntons évidemment la mauvaise sortie qui nous mène à l’autre bout de la rue et marchons 10 minutes pour rejoindre le bon croisement.
J’arrive face à une devanture tout à fait désuète quand j’aperçois Nyala assise à une table, me faisant signe d’entrer dans ledit restaurant. Diable ! Je ne peux plus faire marche arrière. Entrons.
Une peinture rose saumon me donne quelques nausées mais passons. Passons également sur le carrelage beige et les serviettes pliées en forme d’oiseaux. Une carte italienne tout à fait appétissante nous est apportée par une jeune serveuse quelque peu maladroite mais n’en faisons rien … je commande des farfalles au saumon, tant qu’à faire soyons assortis au décor.
Après quelques 10 minutes d’attente, voilà qu’arrive mon assiette, que dis-je, mon plat rempli de pâtes qui sentent bon la crème fraiche, le saumon et le parmesan … tellement habituée à la faim en sortant des restaurants parisiens, je n’en reviens pas de pouvoir manger trois assiettes complètes de divines farfalles … et ce pour moins de 15€ … Mea Culpa, pardon, j’ai mal jugé un restaurant à partir de sa déco, c’est mal, et c’est surtout stupide, je ne médirai plus sur les peintures nauséeuses ni sur les ambiances kitschissimes, promis.
15h. Il va falloir se lever et continuer ma journée sans m’endormir entre les 10 arrêts de métro qui me séparent de mon prochain rendez-vous, à savoir un thé accompagné de biscuits servis chez une bonne amie me gâte trop, ça va être dur.
Nausicaa Ferro.
14h. Sortie de rendez-vous, Je dois maintenant rejoindre Nyala pour déjeuner dans « un resto italien rue Mogador, vers la fin, tu trouveras ». Très bien. Reprenons le RER, empruntons évidemment la mauvaise sortie qui nous mène à l’autre bout de la rue et marchons 10 minutes pour rejoindre le bon croisement.
J’arrive face à une devanture tout à fait désuète quand j’aperçois Nyala assise à une table, me faisant signe d’entrer dans ledit restaurant. Diable ! Je ne peux plus faire marche arrière. Entrons.
Une peinture rose saumon me donne quelques nausées mais passons. Passons également sur le carrelage beige et les serviettes pliées en forme d’oiseaux. Une carte italienne tout à fait appétissante nous est apportée par une jeune serveuse quelque peu maladroite mais n’en faisons rien … je commande des farfalles au saumon, tant qu’à faire soyons assortis au décor.
Après quelques 10 minutes d’attente, voilà qu’arrive mon assiette, que dis-je, mon plat rempli de pâtes qui sentent bon la crème fraiche, le saumon et le parmesan … tellement habituée à la faim en sortant des restaurants parisiens, je n’en reviens pas de pouvoir manger trois assiettes complètes de divines farfalles … et ce pour moins de 15€ … Mea Culpa, pardon, j’ai mal jugé un restaurant à partir de sa déco, c’est mal, et c’est surtout stupide, je ne médirai plus sur les peintures nauséeuses ni sur les ambiances kitschissimes, promis.
15h. Il va falloir se lever et continuer ma journée sans m’endormir entre les 10 arrêts de métro qui me séparent de mon prochain rendez-vous, à savoir un thé accompagné de biscuits servis chez une bonne amie me gâte trop, ça va être dur.
Nausicaa Ferro.
mercredi 5 novembre 2008
Un anniversaire à Saint-Germain
Début novembre. 18h. Rejoindre Jules à La Muette, quartier chic parisien où les gens semblent curieusement décontractés … est-ce le parc à deux pas qui les rend zen ou les appartements de 200m2 aux plafonds moulés, je ne sais, mais ici, Paris semble s’être endormi … 18h 30, nous commençons à nous activer pour être à l’heure à l’anniversaire de Flora, qui aura lieu non loin de la place de l’Odéon dans un café bon-chic-bon-genre-mais-on-se-la-pète-pas-trop-non-plus.
Jules me suggère de prendre le bus jusqu’à Saint-Germain-des-Prés, il est direct et c’est tellement reposant de traverser Paris en car … arrivés à l’arrêt rue de la Pompe le bus est là ; grand dieu que cette soirée commence bien, nous n’avons pas à attendre 21 minutes dans le froid.
20h50. nous arrivons au lieu du rendez-vous, bien sûr les premiers, vaille que vaille, prenons une coupe de champagne. Ici les flûtes sont coniques et le champagne est légèrement acre, mais on ne peut pas tout avoir, déjà qu’on est arrivés ici en moins d’une heure…
La soirée démarre, les gens arrivent trois par trois et on nous place dans un salon fournaise où la seule aération est bouchée par les sacs et autres manteaux déposés négligemment… notre serveuse va devenir dingue, on lui commande des bouteilles de vin qu’on change une fois sur table, on veut du light et puis non, pas de light et maintenant on a soif d’eau et on voudrait un gâteau … alcool, musique, vapeurs, tout semble bien aller, jusqu’au moment où l’addition fait son entrée. On donne du cash au trésorier de la soirée, mais il manque 150€ pour que la note soit au complet … des gens sont partis sans payer (normal) et on nous a noté des boissons qu’on n’a pas commandé ! Bon en mal en on arrive à tout régler sans trop d’encombres …
2h. La fatigue arrive, ça fait 5heures qu’on est là et j’ai sommeil … j’embrasse mon monde et pars à la recherche d’un taxi, introuvable bien sûr à cette heure-ci sur le boulevard saint germain … un bus s’approche, je grimpe dedans … bienvenu dans le bus de la picole. A peine entrée je sens tour à tour le vin blanc, la piquette, la vodka et l’incontournable Picon Bière… ça sent les fin de soirée ou la tournée des bars parisiens en mode tous saoulés.
3h. Enfin arrivée, je maudis les 6 étages à monter et me couche sans me déshabiller.
Nausicaa Ferro.
Jules me suggère de prendre le bus jusqu’à Saint-Germain-des-Prés, il est direct et c’est tellement reposant de traverser Paris en car … arrivés à l’arrêt rue de la Pompe le bus est là ; grand dieu que cette soirée commence bien, nous n’avons pas à attendre 21 minutes dans le froid.
20h50. nous arrivons au lieu du rendez-vous, bien sûr les premiers, vaille que vaille, prenons une coupe de champagne. Ici les flûtes sont coniques et le champagne est légèrement acre, mais on ne peut pas tout avoir, déjà qu’on est arrivés ici en moins d’une heure…
La soirée démarre, les gens arrivent trois par trois et on nous place dans un salon fournaise où la seule aération est bouchée par les sacs et autres manteaux déposés négligemment… notre serveuse va devenir dingue, on lui commande des bouteilles de vin qu’on change une fois sur table, on veut du light et puis non, pas de light et maintenant on a soif d’eau et on voudrait un gâteau … alcool, musique, vapeurs, tout semble bien aller, jusqu’au moment où l’addition fait son entrée. On donne du cash au trésorier de la soirée, mais il manque 150€ pour que la note soit au complet … des gens sont partis sans payer (normal) et on nous a noté des boissons qu’on n’a pas commandé ! Bon en mal en on arrive à tout régler sans trop d’encombres …
2h. La fatigue arrive, ça fait 5heures qu’on est là et j’ai sommeil … j’embrasse mon monde et pars à la recherche d’un taxi, introuvable bien sûr à cette heure-ci sur le boulevard saint germain … un bus s’approche, je grimpe dedans … bienvenu dans le bus de la picole. A peine entrée je sens tour à tour le vin blanc, la piquette, la vodka et l’incontournable Picon Bière… ça sent les fin de soirée ou la tournée des bars parisiens en mode tous saoulés.
3h. Enfin arrivée, je maudis les 6 étages à monter et me couche sans me déshabiller.
Nausicaa Ferro.
mardi 4 novembre 2008
Besoin d'une imprimante ?
On se dit oui, c’est tout con d’acheter une imprimante et un disque dur externe. On va au magasin d’informatique à Saint Laz’, on demande conseil et c’est bouclé … et non, pas si facile de s’équiper moderne quand on est piéton, qu’il pleut dehors et qu’on ne connaît rien aux processeurs en tout genre …
Démonstration : J’arrive au dit-magasin et demande conseil auprès d’un vendeur pour acquérir une imprimante noir et blanc … le vendeur est disponible, répond à mes interrogations en moins de 10 minutes tout à l’air de rouler. J’ai maintenant besoin de conseils pour l’achat d’un disque dur externe. Ça se corse, les conseillers aptes à me répondre sont assaillis par une dizaine de dames et messieurs tous plus vilains les uns que les autres… au bout de 20 minutes, mon tour arrive, et c’est surprise que je me vois conseiller un disque dur en promo, sans que monsieur du magasin ne se lève de sa chaise pour me montrer le modèle exact à prendre … allons faire la queue aux caisses.
Il fallait le prévoir, c’est justement le jour ou j’achète 10 kilos de matos qu’il y a une rupture de stock de sacs en plastique … restons calme. Dehors, il pleut, je descends dans la première bouche de métro, encombrée par les gros cartons et bien sûr, tout le monde souffle à mon arrivée dans le wagon parce que les gens qui transportent les trucs lourds et encombrants n’ont qu’à pas prendre le métro ; je les excuse je fais pareil quand ça n’est pas moi qui souffre de porter 15 kilos de plastique…
Arrivée à la maison, il est temps de faire les branchements … mettons le Cd-rom dans l’ordi et prions pour que tout soit fait automatiquement.
Nausicaa Ferro.
Démonstration : J’arrive au dit-magasin et demande conseil auprès d’un vendeur pour acquérir une imprimante noir et blanc … le vendeur est disponible, répond à mes interrogations en moins de 10 minutes tout à l’air de rouler. J’ai maintenant besoin de conseils pour l’achat d’un disque dur externe. Ça se corse, les conseillers aptes à me répondre sont assaillis par une dizaine de dames et messieurs tous plus vilains les uns que les autres… au bout de 20 minutes, mon tour arrive, et c’est surprise que je me vois conseiller un disque dur en promo, sans que monsieur du magasin ne se lève de sa chaise pour me montrer le modèle exact à prendre … allons faire la queue aux caisses.
Il fallait le prévoir, c’est justement le jour ou j’achète 10 kilos de matos qu’il y a une rupture de stock de sacs en plastique … restons calme. Dehors, il pleut, je descends dans la première bouche de métro, encombrée par les gros cartons et bien sûr, tout le monde souffle à mon arrivée dans le wagon parce que les gens qui transportent les trucs lourds et encombrants n’ont qu’à pas prendre le métro ; je les excuse je fais pareil quand ça n’est pas moi qui souffre de porter 15 kilos de plastique…
Arrivée à la maison, il est temps de faire les branchements … mettons le Cd-rom dans l’ordi et prions pour que tout soit fait automatiquement.
Nausicaa Ferro.
lundi 3 novembre 2008
Une journée sous la pluie ?
Jour férié. Dehors, il pleut mais il ne fait pas que pleuvoir, ça serait trop facile … dehors la pluie est glacée, elle gèle les joues, les mains, et le froid passe à travers les mailles du jean … un automne comme les autres à Paris …
Deux solutions s’offrent à moi :
- Enfiler deux t-shirt, un pull, un gilet et une mini doudoune, chercher une paire de chaussures imperméables (mais qui a ça chez lui ?), une paire de chaussettes propre (fin de semaine, on devait aller à la laverie hier mais bon … on remplace les chaussettes par des collants et les collants par des mi bas), et surtout, un parapluie ; parce que on l’oublie souvent, du moins les jours de pluie, mais disposer d’un parapluie peut clairement métamorphoser une journée pluvieuse ; dans un cas on est bien, les cheveux soyeux et la mine sympathique, dans l’autre, on crispe le visage pour éviter de boire l’eau de pluie toxique, on cours pour se donner l’illusion que comme ça, on sera moins mouillé, et on peste toute la journée contre la pluie, les gens en parapluie et les voitures qui nous éclaboussent alors que leurs conducteurs sont au chaud. Une fois habillée, rejoindre Mila à la terrasse du bar « le chient dormant » (oui les fumeurs persistent à se geler en terrasse !), parler de Paul jusqu’à ce que la nuit tombe, et se faire un Jap’ pour se dire qu’on a fait quelque chose de notre journée.
Ou
- Se faire une marmite de café chaud, des tartines de beurre/confiture, regarder desperate housewives en restant en jogging ; à l’heure du déjeuner, s’improviser une salade tomate/feta et se convaincre qu’on ne finira pas le dessert qui nous lorgne dans le frigo ; peut-être se remater Lost in translation parce que oui, on aime le calme et la volupté d’un Japon Coppolaté… dormir, parce qu’on est fatigué de s’être concentré sur nos séries télévisées… puis, dans un élan de motivation, aller chez l’épicier s’offrir des yaourts et des gâteaux sablés pour finir la journée en beauté …
Dilemme dilemme …
Nausicaa Ferro.
Deux solutions s’offrent à moi :
- Enfiler deux t-shirt, un pull, un gilet et une mini doudoune, chercher une paire de chaussures imperméables (mais qui a ça chez lui ?), une paire de chaussettes propre (fin de semaine, on devait aller à la laverie hier mais bon … on remplace les chaussettes par des collants et les collants par des mi bas), et surtout, un parapluie ; parce que on l’oublie souvent, du moins les jours de pluie, mais disposer d’un parapluie peut clairement métamorphoser une journée pluvieuse ; dans un cas on est bien, les cheveux soyeux et la mine sympathique, dans l’autre, on crispe le visage pour éviter de boire l’eau de pluie toxique, on cours pour se donner l’illusion que comme ça, on sera moins mouillé, et on peste toute la journée contre la pluie, les gens en parapluie et les voitures qui nous éclaboussent alors que leurs conducteurs sont au chaud. Une fois habillée, rejoindre Mila à la terrasse du bar « le chient dormant » (oui les fumeurs persistent à se geler en terrasse !), parler de Paul jusqu’à ce que la nuit tombe, et se faire un Jap’ pour se dire qu’on a fait quelque chose de notre journée.
Ou
- Se faire une marmite de café chaud, des tartines de beurre/confiture, regarder desperate housewives en restant en jogging ; à l’heure du déjeuner, s’improviser une salade tomate/feta et se convaincre qu’on ne finira pas le dessert qui nous lorgne dans le frigo ; peut-être se remater Lost in translation parce que oui, on aime le calme et la volupté d’un Japon Coppolaté… dormir, parce qu’on est fatigué de s’être concentré sur nos séries télévisées… puis, dans un élan de motivation, aller chez l’épicier s’offrir des yaourts et des gâteaux sablés pour finir la journée en beauté …
Dilemme dilemme …
Nausicaa Ferro.
vendredi 31 octobre 2008
Un ciné solo ?
Oui on assume, oui on a quand même des amis, mais oui, parfois on aime se faire une toile tranquille et pouvoir engloutir le paquet de pop corn au caramel tout seul.
Bien sûr que partager un moment de cinéma à plusieurs est un vrai plaisir, mais passer 2h en tête à tête sur grand écran avec Quentin, Steven et autre Pedro, c’est quand même autre chose.
Calé à la bonne place, parce que cette fois on est seul donc on peut se mettre où on veut, on se sent porté par la magie du 7ème art, celui qu’on oublie faute de gagner assez pour se permettre d’aller voir tous les films qui sortent.
Alors puisqu’aujourd’hui on s’est levé tôt et qu’on à du temps à passer avec soi-même, on décide de se faire la séance de 11h, elle est moins chère que les autres et surtout, à cette heure ci, dans la salle, il n’y a que des gens comme nous : qui refusent de faire la queue un dimanche après midi pour voir le dernier Block Buster, qui disent définitivement non aux après-midi pluvieuses soldées par une queue d’une heure devant les cinémas des grands boulevards.
Nous, quand il pleut, on reste à la maison, on se fait du chocolat chaud, et on rattrape notre retard cinématographique en matant les uns après les autres tous les chefs-d’œuvre des cinq dernières années.
Na !
Nausicaa Ferro.
Bien sûr que partager un moment de cinéma à plusieurs est un vrai plaisir, mais passer 2h en tête à tête sur grand écran avec Quentin, Steven et autre Pedro, c’est quand même autre chose.
Calé à la bonne place, parce que cette fois on est seul donc on peut se mettre où on veut, on se sent porté par la magie du 7ème art, celui qu’on oublie faute de gagner assez pour se permettre d’aller voir tous les films qui sortent.
Alors puisqu’aujourd’hui on s’est levé tôt et qu’on à du temps à passer avec soi-même, on décide de se faire la séance de 11h, elle est moins chère que les autres et surtout, à cette heure ci, dans la salle, il n’y a que des gens comme nous : qui refusent de faire la queue un dimanche après midi pour voir le dernier Block Buster, qui disent définitivement non aux après-midi pluvieuses soldées par une queue d’une heure devant les cinémas des grands boulevards.
Nous, quand il pleut, on reste à la maison, on se fait du chocolat chaud, et on rattrape notre retard cinématographique en matant les uns après les autres tous les chefs-d’œuvre des cinq dernières années.
Na !
Nausicaa Ferro.
jeudi 30 octobre 2008
La femme la plus importante de la capitale ?
Nul besoin de devenir sénateur pour peser à cette heure, il suffit d’entrer comme vendeuse prêt-à-porter à la galerie marchande du bon côté, rive gauche bien sûr. Et oui, la vendeuse qui nous conseille sur le pantalon taille haute qu’on hésite à s’offrir vient de vendre trois tenues de gala à tel député maire, une paire de chaussures à tel conseiller et un collier de perles à tel femme de pour une soirée de charité.
Cette vendeuse là connaît l’agenda du tout Paris qui s’affole, elle est mieux rencardée que la présentatrice du journal télé sur la journée de la ministre, elle connaît même les adresses des grands de ce monde (on ne paye plus en chèque, enfin !).
Postée devant la cabine d’essayage, elle sera celle qui donnera le look à la prochaine candidate, qui choisira la cravate que monsieur le conseiller portera lors de sa réunion; c’est elle qui fera couler l’encre qui critiquera ou complimentera ce tailleur gris souris, classique mais tout à fait contemporain ; elle encore qui est à l’origine de cette nouvelle couleur de cheveux, tellement plus moderne, et qui va beaucoup mieux avec le nouveau genre de sa cliente.
Grâce à elle, les grands puissants se sentiront exister autrement que par leur fonction et ce passage éclair dans cette galerie marchande deviendra pour eux un moment de détente presque total.
On sait désormais où se balader pour croiser la haute société.
Nausicaa Ferro.
Cette vendeuse là connaît l’agenda du tout Paris qui s’affole, elle est mieux rencardée que la présentatrice du journal télé sur la journée de la ministre, elle connaît même les adresses des grands de ce monde (on ne paye plus en chèque, enfin !).
Postée devant la cabine d’essayage, elle sera celle qui donnera le look à la prochaine candidate, qui choisira la cravate que monsieur le conseiller portera lors de sa réunion; c’est elle qui fera couler l’encre qui critiquera ou complimentera ce tailleur gris souris, classique mais tout à fait contemporain ; elle encore qui est à l’origine de cette nouvelle couleur de cheveux, tellement plus moderne, et qui va beaucoup mieux avec le nouveau genre de sa cliente.
Grâce à elle, les grands puissants se sentiront exister autrement que par leur fonction et ce passage éclair dans cette galerie marchande deviendra pour eux un moment de détente presque total.
On sait désormais où se balader pour croiser la haute société.
Nausicaa Ferro.
mercredi 29 octobre 2008
Des enfants à Paris ? Fastoche
Une copine baby-sitter revient de sa garde d’enfants hebdomadaire. Quatre fois par semaine, elle va chercher les enfants d’une jeune trentenaire à la sortie de l’école, dont une fois à 16h30 pour ne pas que les petits restent tous les jours à l’étude.
Deux garçons. 8 ans, et 5 ans. Deux teignes, évidemment. Et pour rajouter à la difficulté, la petite famille vit dans un petit 4 pièce près de la Bastille.
- « En fait le plus dur, ça n’est pas tant de trouver des activités, le plus dur c’est de les mettre en application sans désastre. Tu vois cet après-midi, les petits voulaient faire du vélo … très bonne idée, très sympa, mais où ? Où puis-je les amener sans avoir peur qu’ils soient frôlés tous les 100 mètres par une voiture de luxe pressée ? Non non, les sortir c’est dur, et en même temps s’ils restent enfermés, ils me font la misère toute la soirée… non je pense qu’il faut leur acheter des vélos d’appartement, c’est bien ça ».
Non pas que Paris ne regorge pas de trésors que les enfants découvriront d’année en année, appréciant de plus en plus la ville musée, la ville histoire, la ville magique, mais en dessous de 10 ans c’est difficile, il faut vivre non loin d’un square en s’assurant que ce dernier comporte assez de jeux et surtout, d’autres enfants (évitons de présenter trop vite les gosses à Maurice, le poivrot du quartier, qui décuve chaque soir dans le square d’à côté).
Paris famille oui, mais penser à s’offrir une maison de ville, minimum.
Nausicaa Ferro.
Deux garçons. 8 ans, et 5 ans. Deux teignes, évidemment. Et pour rajouter à la difficulté, la petite famille vit dans un petit 4 pièce près de la Bastille.
- « En fait le plus dur, ça n’est pas tant de trouver des activités, le plus dur c’est de les mettre en application sans désastre. Tu vois cet après-midi, les petits voulaient faire du vélo … très bonne idée, très sympa, mais où ? Où puis-je les amener sans avoir peur qu’ils soient frôlés tous les 100 mètres par une voiture de luxe pressée ? Non non, les sortir c’est dur, et en même temps s’ils restent enfermés, ils me font la misère toute la soirée… non je pense qu’il faut leur acheter des vélos d’appartement, c’est bien ça ».
Non pas que Paris ne regorge pas de trésors que les enfants découvriront d’année en année, appréciant de plus en plus la ville musée, la ville histoire, la ville magique, mais en dessous de 10 ans c’est difficile, il faut vivre non loin d’un square en s’assurant que ce dernier comporte assez de jeux et surtout, d’autres enfants (évitons de présenter trop vite les gosses à Maurice, le poivrot du quartier, qui décuve chaque soir dans le square d’à côté).
Paris famille oui, mais penser à s’offrir une maison de ville, minimum.
Nausicaa Ferro.
mardi 28 octobre 2008
A trois dans un studio ?
Samedi soir, 21h30. Avenue de Clichy. Un pub aux prix raisonnables (le soda à moins de 4€, c’est fou non ?). Une table en terrasse, 6 fourchiens * boivent l’apéro en rentrant du boulot.
- « Et toi tu habites où ?»
- « Juste à côté, rue Legendre »
- « Avec Aline ? »
- « Oui, et Sofia, elles habitent à la maison pour un moment »
- « Ah d’accord, il fait combien ton appart’ ? »
- « 35m2, mais il est très bien aménagé, on peut même y dormir à 4 à l’aise »
- « Je vois, nous on est 4 dans 39 m2, avec un chien en prime »
- « En même temps plus on est de fous… »
- « C’est sûr, c’est les plus belles années »
Et soulignons que la vie à 3-4 dans 25 ou 30m2 n’est pas rare à la capitale. Entre le copain venu faire un stage pour 1 mois, la copine qui vient d’arriver et qui n’a pas trouvé d’appart, ou celle qui ne savait pas que Neuilly Plaisance était aussi loin de son travail, on arrive vite à un groupe de rock partageant un studio au 4ème étage.
Vivre à plusieurs sans chambre séparées, c’est un bon moyen de savoir si 1/ on est capable de prendre sur soi lorsque, après avoir nettoyé la salle de bain toute la matinée, Josiane se coupe la frange devant le miroir, tapissant ainsi les carreaux blancs de somptueuses chutes de cheveux noires ébène. 2/ on supporte les convulsions et autres cris nocturnes de nos compagnons de sommeil 3/ on parvient à manger autre chose que des pâtes au beurre pendant la période de vie commune.
En fait on pourrait croire que ce genre de situation est ennuyante, parce qu’un tel n’a pas la même notion de l’espace que l’autre et que Louisa ne fait jamais la vaisselle alors que Georges vide le frigo en quelques heures… mais non. La vie à plusieurs reste un bon moyen de sortir de son confort pour retrouver des parties de rigolade oubliées depuis l’internat…
Bref, au-delà d’un petit chez soi, par delà un grand chez les autres, vivons dans un petit chez moi avec plein d’autres.
* parisiens vivant à La Fourche
Nausicaa Ferro.
- « Et toi tu habites où ?»
- « Juste à côté, rue Legendre »
- « Avec Aline ? »
- « Oui, et Sofia, elles habitent à la maison pour un moment »
- « Ah d’accord, il fait combien ton appart’ ? »
- « 35m2, mais il est très bien aménagé, on peut même y dormir à 4 à l’aise »
- « Je vois, nous on est 4 dans 39 m2, avec un chien en prime »
- « En même temps plus on est de fous… »
- « C’est sûr, c’est les plus belles années »
Et soulignons que la vie à 3-4 dans 25 ou 30m2 n’est pas rare à la capitale. Entre le copain venu faire un stage pour 1 mois, la copine qui vient d’arriver et qui n’a pas trouvé d’appart, ou celle qui ne savait pas que Neuilly Plaisance était aussi loin de son travail, on arrive vite à un groupe de rock partageant un studio au 4ème étage.
Vivre à plusieurs sans chambre séparées, c’est un bon moyen de savoir si 1/ on est capable de prendre sur soi lorsque, après avoir nettoyé la salle de bain toute la matinée, Josiane se coupe la frange devant le miroir, tapissant ainsi les carreaux blancs de somptueuses chutes de cheveux noires ébène. 2/ on supporte les convulsions et autres cris nocturnes de nos compagnons de sommeil 3/ on parvient à manger autre chose que des pâtes au beurre pendant la période de vie commune.
En fait on pourrait croire que ce genre de situation est ennuyante, parce qu’un tel n’a pas la même notion de l’espace que l’autre et que Louisa ne fait jamais la vaisselle alors que Georges vide le frigo en quelques heures… mais non. La vie à plusieurs reste un bon moyen de sortir de son confort pour retrouver des parties de rigolade oubliées depuis l’internat…
Bref, au-delà d’un petit chez soi, par delà un grand chez les autres, vivons dans un petit chez moi avec plein d’autres.
* parisiens vivant à La Fourche
Nausicaa Ferro.
lundi 27 octobre 2008
Une après-midi au musée ?
En tant que parisien, on se sent de temps en temps obligé d’aller à l’expo courue par le tout Paris qui se cultive. Cette fois c’est la bonne, on se lève, on se prépare, et on rejoint les amis à la sortie du métro Champs-Elysées pour aller voir la dernière expo du grand palais, celle qui fait du buzz depuis 3 semaines « une première interplanétaire, certains viennent de Moscou pour la voir ! ».
On se place en bout de queue et lorsqu’on arrive à mi parcours, un vigil nous annonce qu’on n’attend pas pour la bonne expo, notre file à nous est derrière le palais « là-bas, c’est indiqué ». On se dirige, vite (comme si ça nous ferait entrer plus rapidement) et bien sûr on arrive devant une file longue de 2h30. Restons zen. Il est pile l’heure de manger alors allons nous ravitailler dans la buvette du métro, on est en ensemble, alors même si on avance d’un mètre toutes les 20 minutes, tout va bien.
Parvenus à entrer dans le palais (il est 16h30), nous pénétrons enfin dans la première salle d’expo. Même si on se bouscule, même si la dame ici s’est postée devant nous sans complexes, même si les enfants des uns et des autres courent et crient à travers la pièce, l’expo est magique. Nous voilà projetés deux heures durant dans l’Univers de Pablo, lui qu’on connaissait si mal parce que justement, on ne va jamais voir d’expo. Deuxième, troisième, quatrième salle, on descend maintenant l'escalier qui nous mène vers les trois dernières cavernes au trésor ... On passe deux heures à flotter dans un univers poignant, entraînant, amusant. Deux heures de flottement dans la cohue des dimanches parisiens, deux heures de calme et de finesse.
Même arrivés à la boutique, notre pas ne s’est pas ralenti, quelle bonheur de marcher lentement, de revenir en arrière, de faire des gauches droite-droite gauche, de prendre le temps…
C’est promis, à partir d’aujourd’hui, on se cultive tous les dimanches !
Nausicaa Ferro.
On se place en bout de queue et lorsqu’on arrive à mi parcours, un vigil nous annonce qu’on n’attend pas pour la bonne expo, notre file à nous est derrière le palais « là-bas, c’est indiqué ». On se dirige, vite (comme si ça nous ferait entrer plus rapidement) et bien sûr on arrive devant une file longue de 2h30. Restons zen. Il est pile l’heure de manger alors allons nous ravitailler dans la buvette du métro, on est en ensemble, alors même si on avance d’un mètre toutes les 20 minutes, tout va bien.
Parvenus à entrer dans le palais (il est 16h30), nous pénétrons enfin dans la première salle d’expo. Même si on se bouscule, même si la dame ici s’est postée devant nous sans complexes, même si les enfants des uns et des autres courent et crient à travers la pièce, l’expo est magique. Nous voilà projetés deux heures durant dans l’Univers de Pablo, lui qu’on connaissait si mal parce que justement, on ne va jamais voir d’expo. Deuxième, troisième, quatrième salle, on descend maintenant l'escalier qui nous mène vers les trois dernières cavernes au trésor ... On passe deux heures à flotter dans un univers poignant, entraînant, amusant. Deux heures de flottement dans la cohue des dimanches parisiens, deux heures de calme et de finesse.
Même arrivés à la boutique, notre pas ne s’est pas ralenti, quelle bonheur de marcher lentement, de revenir en arrière, de faire des gauches droite-droite gauche, de prendre le temps…
C’est promis, à partir d’aujourd’hui, on se cultive tous les dimanches !
Nausicaa Ferro.
vendredi 24 octobre 2008
Des chaussures dans le sac ?
Dans la ville où l’on passe plus de temps à marcher, courir, sauter derrière les bus/métro/tram, qu’à profiter du repas entre amis, le bon style est de rigueur. Oublions les joggings et autres baskets grisâtres… le jean s’impose, tel un envahisseur sans pitié, et avec le jean, les talons de 20 centimètres, au bout effilé (euphémisme pour qualifier une chaussure deux fois plus étroite que le pied). C’est beau, c’est classe, mais ça fait très mal, et ça devient limite une torture arrivée l’heure du déjeuner.
Pour pallier ce problème central dans la vie d’un citadin, ne jamais au grand jamais oublier ses chaussures de secours, alias les ballerines noires en tissu cachées au fond du grand sac (il parait également indispensable de disposer d’un sac assez profond pour tenir une paire de chaussures sans le déformer laidement).
Ainsi, les citadines chics et branchées pourront faire illusion d’une résistance forcenée aux talons de fétichiste en se gardant bien de révéler leur terrible secret, à savoir qu’elles ne gardent pas lesdits souliers toute la sainte journée.
Oh rage ! Oh désespoir ! Elles ont dupé tout le monde, elles ont menti ! Elles ne passent pas leur journée haut perchées, mais à plat, en courant après l’heure et les pauses-déjeuner !
Désormais on sait pourquoi les mini sacs de sport ont fait un buzz dans les grandes villes…
Nausicaa Ferro.
Pour pallier ce problème central dans la vie d’un citadin, ne jamais au grand jamais oublier ses chaussures de secours, alias les ballerines noires en tissu cachées au fond du grand sac (il parait également indispensable de disposer d’un sac assez profond pour tenir une paire de chaussures sans le déformer laidement).
Ainsi, les citadines chics et branchées pourront faire illusion d’une résistance forcenée aux talons de fétichiste en se gardant bien de révéler leur terrible secret, à savoir qu’elles ne gardent pas lesdits souliers toute la sainte journée.
Oh rage ! Oh désespoir ! Elles ont dupé tout le monde, elles ont menti ! Elles ne passent pas leur journée haut perchées, mais à plat, en courant après l’heure et les pauses-déjeuner !
Désormais on sait pourquoi les mini sacs de sport ont fait un buzz dans les grandes villes…
Nausicaa Ferro.
jeudi 23 octobre 2008
Il existe, je l'ai vu !
11h. arrêt Duroc. Un homme arrive au bout du quai, trainant derrière lui un diable et trois caisses empilées… rouge bleue bleue … qui est cet homme ? Un citadin revenant du marché ? Erreur ! Oh la débutante ! Non, ce cher monsieur est le père noël du métro… le réapprovisionneur de la machine à sucreries, celui qu’on attend quand plus de barres aux noisettes, ou pénurie de sodas à l’heure du creux de 10h/16h/1h… lui ! Il existe !
Calme, il récupère les dizaines de pièces données en échange d’un goûter ou de rien, perdues parce que manque de bol, juste à ce moment là le métro arrive, et qu’on préfère le prendre plutôt qu’attendre le prochain (2 minutes plus tard)… combien de pièces de 2€ perdues entre 2 changements ? Combien de soif non assouvies pour ne pas attendre le wagon suivant, de peur de tomber pile à ce moment-là sur un incident voyageur …
L’homme remplit les machines, le sourire aux lèvres, sûr du rôle capital qu’il a à jouer dans le bon déroulement de la journée des voyageurs en commun…
Autour, on l’observe, on espère que tout à coup, il se mette à distribuer gracieusement les bonbons et autres jus de fruits, juste pour égayer notre journée, juste pour remplir jusqu’au bout son rôle de papa noël…
Et non, ce moment n’arrivera pas… tant pis, on croquera dans notre pomme cachée au fond du sac, juste à côté du blush, et de la paire de ballerines.
Nausicaa Ferro.
Calme, il récupère les dizaines de pièces données en échange d’un goûter ou de rien, perdues parce que manque de bol, juste à ce moment là le métro arrive, et qu’on préfère le prendre plutôt qu’attendre le prochain (2 minutes plus tard)… combien de pièces de 2€ perdues entre 2 changements ? Combien de soif non assouvies pour ne pas attendre le wagon suivant, de peur de tomber pile à ce moment-là sur un incident voyageur …
L’homme remplit les machines, le sourire aux lèvres, sûr du rôle capital qu’il a à jouer dans le bon déroulement de la journée des voyageurs en commun…
Autour, on l’observe, on espère que tout à coup, il se mette à distribuer gracieusement les bonbons et autres jus de fruits, juste pour égayer notre journée, juste pour remplir jusqu’au bout son rôle de papa noël…
Et non, ce moment n’arrivera pas… tant pis, on croquera dans notre pomme cachée au fond du sac, juste à côté du blush, et de la paire de ballerines.
Nausicaa Ferro.
mercredi 22 octobre 2008
Une tatin à Montparnasse
Montparnasse. Envie de dessert. Vite vite, prenons une place en terrasse, ici la carte des desserts est appétissante et il reste une table pour deux à l’extérieur…
Notre serveur arrive ; typiquement parisien, un accent à couper au couteau, une gueule d’amour, et des blagues drôles qui deviennent trop rapidement lourdissimes.
- « La dame avec moi prendra une tarte tatin »
- « La dame ? La jolie dame, la demoiselle, la madame … prendra donc ? »
- « Une tarte tatin »
- « Une tatin pour la jolie dame »
- « Oui, et une carafe d’eau s’il vous plait »
- « Ah, pas sûr la carafe d’eau ! Ah ah ah »
Lourd. Le pire c’est que pour manger et boire, nous sommes désormais dépendantes de ce garçon. On ne peut pas lui échapper, ni à lui, ni à ses blagues vaseuses qu’il n’hésite pas à dégainer dès qu’il nous apporte les assiettes, puis les couverts manquants, puis la carafe d’eau, puis les verres manquants … lorsqu’on fait un tour aux toilettes, il a passé le mot au barman qui nous appelle « mademoiselle jolie », ce qui est certes très touchant, mais néanmoins gênant quand c’est hurlé à travers le restaurant et répété à la sortie des toilettes.
Heureusement que la tatin était succulente, on reviendra.
Nausicaa Ferro.
Notre serveur arrive ; typiquement parisien, un accent à couper au couteau, une gueule d’amour, et des blagues drôles qui deviennent trop rapidement lourdissimes.
- « La dame avec moi prendra une tarte tatin »
- « La dame ? La jolie dame, la demoiselle, la madame … prendra donc ? »
- « Une tarte tatin »
- « Une tatin pour la jolie dame »
- « Oui, et une carafe d’eau s’il vous plait »
- « Ah, pas sûr la carafe d’eau ! Ah ah ah »
Lourd. Le pire c’est que pour manger et boire, nous sommes désormais dépendantes de ce garçon. On ne peut pas lui échapper, ni à lui, ni à ses blagues vaseuses qu’il n’hésite pas à dégainer dès qu’il nous apporte les assiettes, puis les couverts manquants, puis la carafe d’eau, puis les verres manquants … lorsqu’on fait un tour aux toilettes, il a passé le mot au barman qui nous appelle « mademoiselle jolie », ce qui est certes très touchant, mais néanmoins gênant quand c’est hurlé à travers le restaurant et répété à la sortie des toilettes.
Heureusement que la tatin était succulente, on reviendra.
Nausicaa Ferro.
mardi 21 octobre 2008
Un métro plus beau
Samedi soir, 21h. Prendre la ligne 2 direction Nation à place de Clichy.
Se motiver, être enjoué, cesser dormir debout en attendant les 3 minutes qui nous séparent de l’arrivée du métro. Et tout à coup, sans crier gare, un sourire se pose sur le visage : le wagon qui arrive est flambant neuf … des portes qui s’ouvrent automatiquement ; des vitres en pied qui permettent d’admirer la gare du nord par-dessus laquelle on passe quand le métro devient aérien ; un silence automatisé, des sièges aux couleurs saillantes. Le bonheur.
On entend désormais les conversations de nos voisins. Lui vient de l’île de Ré mais se plait bien à Paris ; elle pense que Paris est une trop grosse ville et qu’elle préfère retourner à Perpignan. Lui jure à sa copine qu’elle a les plus beaux yeux de la terre ; elle promet qu’elle sera à l’heure demain matin.
Et cerise sur le gâteau : la voix venant de nulle part et qui annonce chaque arrêt parcouru … une voix d’homme suave et rassurante « Barbès-Rochechouart … Barbès … Rochechouart » telle une mélodie dans la nuit des tunnels sombres du métropolitain …
Non vraiment, tout change avec un métro plus beau … les gens, les tags, les rues désertes, tout devient magique quand on l’admire d’un wagon panoramique.
Nausicaa Ferro.
Se motiver, être enjoué, cesser dormir debout en attendant les 3 minutes qui nous séparent de l’arrivée du métro. Et tout à coup, sans crier gare, un sourire se pose sur le visage : le wagon qui arrive est flambant neuf … des portes qui s’ouvrent automatiquement ; des vitres en pied qui permettent d’admirer la gare du nord par-dessus laquelle on passe quand le métro devient aérien ; un silence automatisé, des sièges aux couleurs saillantes. Le bonheur.
On entend désormais les conversations de nos voisins. Lui vient de l’île de Ré mais se plait bien à Paris ; elle pense que Paris est une trop grosse ville et qu’elle préfère retourner à Perpignan. Lui jure à sa copine qu’elle a les plus beaux yeux de la terre ; elle promet qu’elle sera à l’heure demain matin.
Et cerise sur le gâteau : la voix venant de nulle part et qui annonce chaque arrêt parcouru … une voix d’homme suave et rassurante « Barbès-Rochechouart … Barbès … Rochechouart » telle une mélodie dans la nuit des tunnels sombres du métropolitain …
Non vraiment, tout change avec un métro plus beau … les gens, les tags, les rues désertes, tout devient magique quand on l’admire d’un wagon panoramique.
Nausicaa Ferro.
lundi 20 octobre 2008
Une place au soleil
Avant de s’offrir un bungalow au sud de l’Océanie, il faut savoir, lorsqu’un rayon de soleil pointe le bout de son nez à Paris, prendre une place sur un banc ensoleillé dans le square à côté de la maison …
Curieux phénomène : dès qu’il fait beau hors saison estivale à la capitale, si on se balade sur les sentiers des jardins artificiels, on peut admirer tous les gens qui s’agglutinent sur les bancs ensoleillés en délaissant les tristes chaises ombragées ; au soleil, c’est le parc d’attraction, les gaufres, les sourires, à l’ombre, c’est le néant et les pigeons… comme si, non moins sûrs de revoir ce cher soleil avant des mois, on lutte pour profiter de la chaleur, de la lumière claire, de ses lunettes de soleil, et surtout de son amoureux (ah oui, très important l’amoureux, et très attendrissant de les voir main dans la main, les yeux fermés face au soleil, sourire béat et joues gonflées).
Pourtant, Paris sous le soleil, ça n’est pas vraiment Paris. Même si tous les citadins sont adeptes de la phytothérapie, il n’en reste pas moins que leur chère ville n’est pas Rio, et quoiqu’ils puissent dire ou faire, les 50 jours de soleil par an ne deviendront pas 100, ne rêvons pas, nous n’habitons pas à Nice … mais aimer Paris, n’est-ce pas l’aimer sans conditions ? Avec sa pluie, son froid, ses parapluies, les chaussures mouillées, et ses vents glacés ?
Paris sans la pluie, ne serait-ce pas comme une fête forraine sans prix exhoritants ? Trop de rêve tuerait le rêve ...
Curieux phénomène : dès qu’il fait beau hors saison estivale à la capitale, si on se balade sur les sentiers des jardins artificiels, on peut admirer tous les gens qui s’agglutinent sur les bancs ensoleillés en délaissant les tristes chaises ombragées ; au soleil, c’est le parc d’attraction, les gaufres, les sourires, à l’ombre, c’est le néant et les pigeons… comme si, non moins sûrs de revoir ce cher soleil avant des mois, on lutte pour profiter de la chaleur, de la lumière claire, de ses lunettes de soleil, et surtout de son amoureux (ah oui, très important l’amoureux, et très attendrissant de les voir main dans la main, les yeux fermés face au soleil, sourire béat et joues gonflées).
Pourtant, Paris sous le soleil, ça n’est pas vraiment Paris. Même si tous les citadins sont adeptes de la phytothérapie, il n’en reste pas moins que leur chère ville n’est pas Rio, et quoiqu’ils puissent dire ou faire, les 50 jours de soleil par an ne deviendront pas 100, ne rêvons pas, nous n’habitons pas à Nice … mais aimer Paris, n’est-ce pas l’aimer sans conditions ? Avec sa pluie, son froid, ses parapluies, les chaussures mouillées, et ses vents glacés ?
Paris sans la pluie, ne serait-ce pas comme une fête forraine sans prix exhoritants ? Trop de rêve tuerait le rêve ...
Nausicaa Ferro.
vendredi 17 octobre 2008
Mon manège à moi ...
De jour comme de nuit, on ne peut pas rester stoïque devant un manège ; il agit comme une machine à remonter le temps, et voilà que tout à coup on se demande quel engin on aurait chevauché, l’avion, le vélo, le paquebot, le cheval, ou la voiture … la monture choisie en dit long sur une personnalité, sans parler du pompon à attraper pour gagner un tour gratuit ; en général, c’est toujours le même enfant qui l’attrape, celui qui ne veut pas descendre du manège, celui qui veut à tout prix rester dans un monde plus enchanté…
Messieurs les fabricants de jouets pourront penser à des dizaines de nouveaux jeux vidéos, à des poupées encore plus vraies que nature, à des basket ultra cool, le manège gardera sa place de choix pour amuser les petits et les grands… et au creux de la ville grise et bruyante, au milieu d’une place, caché derrière des bosquets, le manège trône comme une preuve que tourner en musique autour d’une colonne fantastique suffit pour rendre tout le monde enjoué. Le plus drôle, c’est sûrement les parents qui, tantôt joyeux, tantôt inquiets, restent à côté du manège magique pour accompagner, encourager, mettre en garde leur bout d’chou riant aux éclats.
N’oublions pas les amoureux qui squattent les bancs devant lesdits manèges en se disant que la vie, c’est beau, scotchés devant le jouet en marche, le sourire super collé à leurs visages béants de bonheur et d’attendrissement… ça n’est pas qu’on les déteste ou qu’on ait envie d’être à leur place, c’est plutôt que trop de bonheur exprimé est limite malpoli, voire indécent ; gardez vos langues dans vos poches et laissez votre place à la mamie qui a piqué une chaise au marchand de barbe à papa, juste histoire de signifier qu’elle veut absolument admirer le jeu des chevaux et qu’elle n’ira pas s’asseoir au banc s’à côté (il n’est pas juste devant le manège).
Sans exagérer les manèges provoquent trop d’euphorie, et ça tranche tellement avec la bougonnerie habituelle qu’on a comme l’impression de se retrouver dans le terrier du lapin blanc, n’est-ce pas Alice ?
Nausicaa Ferro
Messieurs les fabricants de jouets pourront penser à des dizaines de nouveaux jeux vidéos, à des poupées encore plus vraies que nature, à des basket ultra cool, le manège gardera sa place de choix pour amuser les petits et les grands… et au creux de la ville grise et bruyante, au milieu d’une place, caché derrière des bosquets, le manège trône comme une preuve que tourner en musique autour d’une colonne fantastique suffit pour rendre tout le monde enjoué. Le plus drôle, c’est sûrement les parents qui, tantôt joyeux, tantôt inquiets, restent à côté du manège magique pour accompagner, encourager, mettre en garde leur bout d’chou riant aux éclats.
N’oublions pas les amoureux qui squattent les bancs devant lesdits manèges en se disant que la vie, c’est beau, scotchés devant le jouet en marche, le sourire super collé à leurs visages béants de bonheur et d’attendrissement… ça n’est pas qu’on les déteste ou qu’on ait envie d’être à leur place, c’est plutôt que trop de bonheur exprimé est limite malpoli, voire indécent ; gardez vos langues dans vos poches et laissez votre place à la mamie qui a piqué une chaise au marchand de barbe à papa, juste histoire de signifier qu’elle veut absolument admirer le jeu des chevaux et qu’elle n’ira pas s’asseoir au banc s’à côté (il n’est pas juste devant le manège).
Sans exagérer les manèges provoquent trop d’euphorie, et ça tranche tellement avec la bougonnerie habituelle qu’on a comme l’impression de se retrouver dans le terrier du lapin blanc, n’est-ce pas Alice ?
Nausicaa Ferro
jeudi 16 octobre 2008
Des sushis à la pelle
Depuis qu’on a appris que l’île d’Okinawa comptait la plus grande proportion de centenaires pour 1000 habitants, on ne jure que par la cuisine japonaise… a fortiori ça veut dire collectionner tous les prospectus déposés dans la boîte aux lettres et tester un à un tous les livreurs de sushis du quartier. Un coup par prix, un autre par menu, et cette fois par choix de yakitoris/californien maki/ sashimi… en fait on mange tous les jours japonais en se répétant que comme ça, on se sent mieux, plus sain, moins imbibé de l’huile du poulet grillée habituel ou de la crème des penne du bar au coin de la rue … et en plus d’être beau et bien, on est fashion. Parce qu’il ne faudrait pas négliger l’effet de mode dont profite la cuisine nipponne ; même les consoles de jeu nous apprennent comment rouler les makis. On en oubli presque le savoir-faire traditionnel, si bien que lorsqu’on se fera livrer du sushi fait au riz basmati (oh l’erreur ! oh le débutant !), on ne sentira pas la différence… si Robert, notre aubergiste du midi, avait osé cuisiner son bœuf bourguignon avec de l’endive, ou son pot-au-feu avec du brocoli on aurait crié à l’assassinat, mais le basmati avec la sauce sucrée, ça passe toujours… le biais à long terme ça sera de ne plus jurer que par le le cru (pour que les vitamines restent intactes) les cures de raisin blanc (pour nettoyer le corps de ses agressions), la mise en quarantaine de tout ce qui rime avec viande rouge, dessert au chocolat, biscuit sablé, et surtout l’oubli définitif de l’alcool ou tout autre spiritueux très mauvais pour la zenitude du corps…
Bla bla bla, on critique, n’empêche que ça fait une heure qu’on attend le livreur et que la faim commence à gronder …
Nausicaa Ferro
Bla bla bla, on critique, n’empêche que ça fait une heure qu’on attend le livreur et que la faim commence à gronder …
Nausicaa Ferro
mercredi 15 octobre 2008
Un carpaccio à 5h du mat'
Sortie de soirée. Grosse faim. Trouver une solution. Penser vite. Téléphone connecté à Internet, taper sur le moteur de recherche « restaurant ouvert nuit Paris ». Résultat : un resto de viande ouvert à 10 minutes de la maison. Ô joie, ô allégresse, on saute dans le premier taxi et on roule à la vitesse de l’éclair jusqu’au sacro-saint restaurant.
A 5h du matin, ceux qui peuplent les seuls restos’ ouverts sont (dans le désordre), les clubbers, les travailleurs de nuits, les amants affamés, les solitaires insomniaques, les copines larguées, les touristes joyeux, les noctambules insoumis … ambiance romantique, étrange, chaleureuse, détendue. Tout ça est d’autant plus surprenant que dans ce genre d’établissement franchisé, il n’y a jamais de place pour l’improvisation, ou toute autre forme de détente, mais à 4h du matin, tout est différent, même les serveurs sont sympas, alors que si l’on vient ici à 20h, ils nous oublient ou nous amènent toujours la mauvaise garniture… en fait sans faire l’apologie de la vie après minuit, il est clair qu’elle est bien plus douce, moins agressive, plus simple, moins hypocrite que l’autre… comme si la nuit réveillait en nous la personne qui ne se cache pas derrière des grognements à la caisse du supermarché, celle qui décide de sourire plutôt que de se forcer à envoyer paitre les rares effrontés qui veulent faire ami-ami à la machine à café… bref, la nuit nous rend gentil, tel des oursons blancs et chocolat dans un monde lacté enchanté.
On commande donc le carpaccio à volonté et bien sûr touts les garnitures existantes sur la carte, de la salade mixte au gratin de pomme de terre en passant par le riz et la ratatouille.
On sourit à l’idée qu’on ne va pas tarder à gloutonner.
On arrête le temps autour de deux assiettes remplies et débordantes, on parle de nos vies, différemment, on parle d’eux, d’elles, de tous, et on sauce la fin du plat …
6h. Nous sommes repus, vaincus, dodus. Rentrons dormir.
A 5h du matin, ceux qui peuplent les seuls restos’ ouverts sont (dans le désordre), les clubbers, les travailleurs de nuits, les amants affamés, les solitaires insomniaques, les copines larguées, les touristes joyeux, les noctambules insoumis … ambiance romantique, étrange, chaleureuse, détendue. Tout ça est d’autant plus surprenant que dans ce genre d’établissement franchisé, il n’y a jamais de place pour l’improvisation, ou toute autre forme de détente, mais à 4h du matin, tout est différent, même les serveurs sont sympas, alors que si l’on vient ici à 20h, ils nous oublient ou nous amènent toujours la mauvaise garniture… en fait sans faire l’apologie de la vie après minuit, il est clair qu’elle est bien plus douce, moins agressive, plus simple, moins hypocrite que l’autre… comme si la nuit réveillait en nous la personne qui ne se cache pas derrière des grognements à la caisse du supermarché, celle qui décide de sourire plutôt que de se forcer à envoyer paitre les rares effrontés qui veulent faire ami-ami à la machine à café… bref, la nuit nous rend gentil, tel des oursons blancs et chocolat dans un monde lacté enchanté.
On commande donc le carpaccio à volonté et bien sûr touts les garnitures existantes sur la carte, de la salade mixte au gratin de pomme de terre en passant par le riz et la ratatouille.
On sourit à l’idée qu’on ne va pas tarder à gloutonner.
On arrête le temps autour de deux assiettes remplies et débordantes, on parle de nos vies, différemment, on parle d’eux, d’elles, de tous, et on sauce la fin du plat …
6h. Nous sommes repus, vaincus, dodus. Rentrons dormir.
mardi 14 octobre 2008
Un déménagement ? Toujours prête !
Toujours prête oui, pas le choix. Il faut s’entraider entre piétons …
Première étape : vider l’appartement, en se rappelant qu’il ne faut pas tout jeter (jeter c’est la solution de facilité, on jette tout on rachète tout, mais non, pas cette fois, cette fois on garde, on emballe, on déplace, on porte, on sue, on grogne, mais on garde). Appeler un copain véhiculé et lui promettre que ça ne sera pas trop lourd, que la voiture 2 places suffira amplement, que promis, on l’invitera à diner la semaine prochaine (dîner champagne ça te vas ?)
Deuxième étape : monter les cartons au 6ème étage sans trop broncher, ne pas s’arrêter au 3ème pour appeler au secours les voisins, ne pas faire tomber le sac plein de CD, ne pas lâcher le canapé désossé, ne pas perdre le rythme, on monte, 4, 5, 6, on y est.
Troisième étape : retourner à l’appartement vide (en essayant de garder ses larmes, de ne pas repenser à Luc, le musicien perché avec qui on a vécu dans ces murs 6 mois durant, ne pas ressasser la rupture avec Jo, à coup de pull jetés par les fenêtres, ne pas repenser à l’aventure avec Paul, le beau barman du troisième qu’on craint de croiser depuis…) et le nettoyer, de la vaisselle entassée depuis 4 jours, à la baignoire, en passant par les murs, légèrement marronnés depuis les 120 paquets de cigarettes fumées lors des soirées pyjamas endiablées.
Dernière étape : partir. Fermer la porte blindée, dire au revoir au digicode en panne depuis 3 mois, saluer la gardienne qui nous a aidé à nous servir du vide ordure, toquer à la porte de Gabrielle, notre voisine du 4ème, qui nous a souvent prêter de l’huile d’olive (pour les pâtes au pesto, plat unique et partagé avec tous les potes depuis l’emménagement).
Commencer une nouvelle étape quelques arrondissements plus loin, et cette fois, éviter de se dire que ça ne sert à rien de décorer, poser des étagères, peindre, acheter un lit, puisque on ne reste pas … cette fois on reste.
Première étape : vider l’appartement, en se rappelant qu’il ne faut pas tout jeter (jeter c’est la solution de facilité, on jette tout on rachète tout, mais non, pas cette fois, cette fois on garde, on emballe, on déplace, on porte, on sue, on grogne, mais on garde). Appeler un copain véhiculé et lui promettre que ça ne sera pas trop lourd, que la voiture 2 places suffira amplement, que promis, on l’invitera à diner la semaine prochaine (dîner champagne ça te vas ?)
Deuxième étape : monter les cartons au 6ème étage sans trop broncher, ne pas s’arrêter au 3ème pour appeler au secours les voisins, ne pas faire tomber le sac plein de CD, ne pas lâcher le canapé désossé, ne pas perdre le rythme, on monte, 4, 5, 6, on y est.
Troisième étape : retourner à l’appartement vide (en essayant de garder ses larmes, de ne pas repenser à Luc, le musicien perché avec qui on a vécu dans ces murs 6 mois durant, ne pas ressasser la rupture avec Jo, à coup de pull jetés par les fenêtres, ne pas repenser à l’aventure avec Paul, le beau barman du troisième qu’on craint de croiser depuis…) et le nettoyer, de la vaisselle entassée depuis 4 jours, à la baignoire, en passant par les murs, légèrement marronnés depuis les 120 paquets de cigarettes fumées lors des soirées pyjamas endiablées.
Dernière étape : partir. Fermer la porte blindée, dire au revoir au digicode en panne depuis 3 mois, saluer la gardienne qui nous a aidé à nous servir du vide ordure, toquer à la porte de Gabrielle, notre voisine du 4ème, qui nous a souvent prêter de l’huile d’olive (pour les pâtes au pesto, plat unique et partagé avec tous les potes depuis l’emménagement).
Commencer une nouvelle étape quelques arrondissements plus loin, et cette fois, éviter de se dire que ça ne sert à rien de décorer, poser des étagères, peindre, acheter un lit, puisque on ne reste pas … cette fois on reste.
lundi 13 octobre 2008
3000, 25, 10
Nous y sommes. La fameuse et tant attendue soirée d’anniversaire qui fête les 25 ans d’une grande marque de fringues fashion. Des invitations cousues de fil d’or, des limousines, un staff déguisé en valet du 18 ème, la soirée s’annonce grandiose … on se laisse déposer devant un entrepôt de 3000 m2, le style destroy est réussi, l’agence qui a mis sur pied la soirée semble s’en être très bien sorti. Une immense salle, des écrans géants, un DJ au top de sa carrière, une musique planante : touts les ingrédients sont là pour que demain on ne parle que de la soirée d’anniversaire de %%%%%%%.
Sauf que.
Sauf qu’on a oublié que les deux choses primordiales d’une réception sont l’alcool, donc le bar, et les commodités, donc les toilettes. Cet oubli ne sera pas des plus anodins, car 20 serveurs qui s’occupent de 2500 personnes, c’est un peu (juste un peu) limite.
Concrètement ça veut dire que dès que l’on voudra profiter de l’open-bar, on devra attendre une trentaine de minutes agglutiné derrière une file d’attente formant un escargot géant. Accessoirement, les serveurs en place tirent tous une gueule de 6 pieds de long, et ne servent d’un fond de vodka dans les gobelets en carton. Il est donc impossible de se saouler, ou du moins d’être guilleret puisque chaque verre demande 30 minutes d’attente, et ne contient qu’un fond d’alcool coupé au soda …
Non loin de là, au fond de la salle, derrière le fumoir, on trouvera les toilettes. Etant donné que le lieu a été crée pour l’occasion, on a été obligé de créer des toilettes : ce sont donc des toilettes préfabriqués en plastiques (les mêmes que ceux des chantiers) qu’on trouvera, au nombre de 10 (pour 2500 personnes). Disons clairement que la 2ème soirée se passe dehors, entre la cour et les toilettes, puisqu’aller faire pipi prend au minimum 20 minutes –en même temps on abuse, on devrait trouver ça géant de faire des rencontres en attendant de faire sa p’tite commission …
C’était sympa, vraiment, ça avait de la gueule, mais rien à voir avec la soirée de l’année ; l’agence s’en fout, puisque ce qui compte c’est que les images filmées retranscrivent une ambiance de folie pour que les clients espagnols restés au siège soient satisfaits et pensent être les maîtres incontestés de la soirée fashion-destroy in paris... sweet sweet lies.
Sauf que.
Sauf qu’on a oublié que les deux choses primordiales d’une réception sont l’alcool, donc le bar, et les commodités, donc les toilettes. Cet oubli ne sera pas des plus anodins, car 20 serveurs qui s’occupent de 2500 personnes, c’est un peu (juste un peu) limite.
Concrètement ça veut dire que dès que l’on voudra profiter de l’open-bar, on devra attendre une trentaine de minutes agglutiné derrière une file d’attente formant un escargot géant. Accessoirement, les serveurs en place tirent tous une gueule de 6 pieds de long, et ne servent d’un fond de vodka dans les gobelets en carton. Il est donc impossible de se saouler, ou du moins d’être guilleret puisque chaque verre demande 30 minutes d’attente, et ne contient qu’un fond d’alcool coupé au soda …
Non loin de là, au fond de la salle, derrière le fumoir, on trouvera les toilettes. Etant donné que le lieu a été crée pour l’occasion, on a été obligé de créer des toilettes : ce sont donc des toilettes préfabriqués en plastiques (les mêmes que ceux des chantiers) qu’on trouvera, au nombre de 10 (pour 2500 personnes). Disons clairement que la 2ème soirée se passe dehors, entre la cour et les toilettes, puisqu’aller faire pipi prend au minimum 20 minutes –en même temps on abuse, on devrait trouver ça géant de faire des rencontres en attendant de faire sa p’tite commission …
C’était sympa, vraiment, ça avait de la gueule, mais rien à voir avec la soirée de l’année ; l’agence s’en fout, puisque ce qui compte c’est que les images filmées retranscrivent une ambiance de folie pour que les clients espagnols restés au siège soient satisfaits et pensent être les maîtres incontestés de la soirée fashion-destroy in paris... sweet sweet lies.
vendredi 10 octobre 2008
Du monde sur la piste
19h30. 4ème arrondissement. Un bar/restaurant invite un groupe à jouer au fond de la salle ; deux guitares sèches, trois voix, pas de scène. A la troisième chanson, le serveur demande à l’un des musiciens de « baisser la sourdine, pour que les gens mangent tranquilles et puissent parler ».
Les musiciens s’exécutent, devenant ainsi des metteurs d’ambiance, des chanteurs de fond au sens propre et figuré, mais plus des artistes qu’on vient écouter sciemment.
Le 4ème arrondissement reste le quartier le plus faussement folk de la capitale. Ça se donne des airs, ça crée des boutiques hippie chic, ça ouvre des bars détente, ça se balade dans les rues ; mais ça coûte 3 salaires en loyer, ça accueille la nouvelle émission de real tv, et ça demande au groupe live de baisser le son…
Peu à peu le groupe parvient à s’imposer musicalement et à faire groover la salle, des passants s’arrêtent pour écouter le son émanant du fond du restaurant, quelques couples se mettent à danser, et l’alchimie opère…
C’est sans compter les vapeurs d’alcool mélangées au patchouli de ces dames, lui-même encadré par les effluves des danseurs, qui peu à peu donnent à cette soirée une véritable odeur de fête…
Les musiciens s’exécutent, devenant ainsi des metteurs d’ambiance, des chanteurs de fond au sens propre et figuré, mais plus des artistes qu’on vient écouter sciemment.
Le 4ème arrondissement reste le quartier le plus faussement folk de la capitale. Ça se donne des airs, ça crée des boutiques hippie chic, ça ouvre des bars détente, ça se balade dans les rues ; mais ça coûte 3 salaires en loyer, ça accueille la nouvelle émission de real tv, et ça demande au groupe live de baisser le son…
Peu à peu le groupe parvient à s’imposer musicalement et à faire groover la salle, des passants s’arrêtent pour écouter le son émanant du fond du restaurant, quelques couples se mettent à danser, et l’alchimie opère…
C’est sans compter les vapeurs d’alcool mélangées au patchouli de ces dames, lui-même encadré par les effluves des danseurs, qui peu à peu donnent à cette soirée une véritable odeur de fête…
jeudi 9 octobre 2008
Chez le perceur
Quand la meilleure amie vous demande de la rejoindre devant le forum des halles vers 18h30 après une journée mouvementée, on hésite une bonne minute, puis, dans un instant soudain de motivation, on dit oui, solidarité féminine oblige.
Mini crise de nerfs à Saint Lazare, bousculée, malmenée, engueulée par le tout Paris, on arrive enfin au lieu de rendez-vous. Personne. Vive les portables, il faut l’appeler 3 fois pour qu’elle nous indique le nouveau point de rencontre. Restons calmes.
Dirigeons-nous chez le perceur au coin de la rue pour tenter d'ajouter à sa collection un anneau d'argent noir.
NB : les perceurs semblent vivre dans un univers parallèle, fait de tatouages, trous aux oreilles de 20 cm, ornements en tout genre, et coupe de cheveux démentielle.
La perceuse nous accueille sur le pas de la boutique, la cigarette à la bouche (percée 2 fois), et nous demande ce qu’il nous fallait avec un regard (percé) aimable.
Pour les anneaux, on entre en boutique, elle nous présente les différents modèles en nous assurant que notre vieux trou au nez sera assez large pour recevoir un anneau de cette taille.
Pourquoi, alors qu’on se méfie sans cesse de tout le monde (à tord ou à raison), fait-on soudainement confiance à un perceur de Châtelet, en lui confiant les yeux fermés notre nez si précieux ? Aucune idée, reste que le perceur passe 10 minutes à nous enfoncer son maudit anneau dans la narine trop petite, et que sortie de là la meilleure amie n’a plus envie de rien, à part rentrer et retirer l’objet de torture.
Rentrons à pied, ça fera évacuer.
Mini crise de nerfs à Saint Lazare, bousculée, malmenée, engueulée par le tout Paris, on arrive enfin au lieu de rendez-vous. Personne. Vive les portables, il faut l’appeler 3 fois pour qu’elle nous indique le nouveau point de rencontre. Restons calmes.
Dirigeons-nous chez le perceur au coin de la rue pour tenter d'ajouter à sa collection un anneau d'argent noir.
NB : les perceurs semblent vivre dans un univers parallèle, fait de tatouages, trous aux oreilles de 20 cm, ornements en tout genre, et coupe de cheveux démentielle.
La perceuse nous accueille sur le pas de la boutique, la cigarette à la bouche (percée 2 fois), et nous demande ce qu’il nous fallait avec un regard (percé) aimable.
Pour les anneaux, on entre en boutique, elle nous présente les différents modèles en nous assurant que notre vieux trou au nez sera assez large pour recevoir un anneau de cette taille.
Pourquoi, alors qu’on se méfie sans cesse de tout le monde (à tord ou à raison), fait-on soudainement confiance à un perceur de Châtelet, en lui confiant les yeux fermés notre nez si précieux ? Aucune idée, reste que le perceur passe 10 minutes à nous enfoncer son maudit anneau dans la narine trop petite, et que sortie de là la meilleure amie n’a plus envie de rien, à part rentrer et retirer l’objet de torture.
Rentrons à pied, ça fera évacuer.
mercredi 8 octobre 2008
Music please
Un rien suffit pour métamorphoser un triste trajet en métro, pour rendre l'attente d'un RER quasi magique, pour adorer marcher sous la pluie, ou pour aimer les embouteillages de 19h : un casque, une chanson, et de faux instruments pour battre la mesure.
"Quand cette musique arrive dans ma playlist, c'est comme si je devenais le personnage principal d'un film noir, ou la star d'un clip".
Des bass, une mélodie à la guitare, une voix rauque, un cri de bête, et plus rien ne compte, seulement ce moment à part, comme si on sortait de la foule, comme si on s'élevait un peu plus haut, comme si tout était différent au son de ces notes-là.
Et en traversant la ville sous la terre, en changeant de métro, en traversant l'affluence, on se sent tout à coup plus fort, plus libre; plus rien ne nous contrarie, pas même cet homme qui marche trop lentement, pas même cette dame assise alors que le wagon va éclater, pas même la dispute avec le patron, pas même l'accrochage avec ce chauffard.
Peut-être que si les chanteurs de rue étaient plus nombreux la ville prendrait une autre dimension; peut-être qu'une ville musicale changerait l'atmosphère, peut-être que si à chaque coin de rue on entendait un djembé on deviendrait plus aimable...
Plus de musique, mais une condition : pas d'accordéon.
"Quand cette musique arrive dans ma playlist, c'est comme si je devenais le personnage principal d'un film noir, ou la star d'un clip".
Des bass, une mélodie à la guitare, une voix rauque, un cri de bête, et plus rien ne compte, seulement ce moment à part, comme si on sortait de la foule, comme si on s'élevait un peu plus haut, comme si tout était différent au son de ces notes-là.
Et en traversant la ville sous la terre, en changeant de métro, en traversant l'affluence, on se sent tout à coup plus fort, plus libre; plus rien ne nous contrarie, pas même cet homme qui marche trop lentement, pas même cette dame assise alors que le wagon va éclater, pas même la dispute avec le patron, pas même l'accrochage avec ce chauffard.
Peut-être que si les chanteurs de rue étaient plus nombreux la ville prendrait une autre dimension; peut-être qu'une ville musicale changerait l'atmosphère, peut-être que si à chaque coin de rue on entendait un djembé on deviendrait plus aimable...
Plus de musique, mais une condition : pas d'accordéon.
mardi 7 octobre 2008
Un ptit dèj' avant de dormir
6h du matin. Enfin rentrée. Après la marche difficile dans les pavés de la vieille ville, perchée sur de trop hauts talons; après le 1er métro quasi-vide qui s'éloigne sans bruit dans les longs tunnels de la cité; après s'être difficilement déshabillée, démaquillée, désapprêté; après s'être remémoré les instants clef de cette si bonne soirée; après avoir déssaoulé; vient le temps du petit déjeuner.
Prolonger ce moment de vertige encore humide d'alcool, rester quelques minutes de plus oiseau de nuit pour retarder le moment de rentrer au nid.
"Il n'y a rien de mieux qu'un petit déjeuner hors horaires". On a comme l'impression d'être privilégié; et au moment de tartiner la brioche de confiture, on sait que ce moment sera à part, volé aux autres, à ceux qui dorment déjà depuis des heures et qui demain se lèveront tôt pour aller au marché.
Une théière, quelques viennoiseries, un peu de sucre, et voici devant nos yeux ébaillis ce qui semblait manquer depuis la sortie de club : du réconfort, de la chaleur, et un pyjama.
Prolonger ce moment de vertige encore humide d'alcool, rester quelques minutes de plus oiseau de nuit pour retarder le moment de rentrer au nid.
"Il n'y a rien de mieux qu'un petit déjeuner hors horaires". On a comme l'impression d'être privilégié; et au moment de tartiner la brioche de confiture, on sait que ce moment sera à part, volé aux autres, à ceux qui dorment déjà depuis des heures et qui demain se lèveront tôt pour aller au marché.
Une théière, quelques viennoiseries, un peu de sucre, et voici devant nos yeux ébaillis ce qui semblait manquer depuis la sortie de club : du réconfort, de la chaleur, et un pyjama.
lundi 6 octobre 2008
La pomme de terre et le fromage
19h. Rayon charcuterie d'un hypermarché à la Défense. Faire les courses pour la raclette du soir, ne rien oublier, ne pas partir avant d'être passé en caisse, même si la trentenaire chic devant nous est horripilante de lenteur. Porter son kilo de pommes de terre sans broncher, arriver à la maison, et commencer la mise en place.
C'est fou comme quelques pommes de terre, un peu de fromage fondu et un plateau de charcuterie peuvent rapprocher les gens. "On ne se connaissait pas, puis on s'est rencontrés à une soirée raclette, le courant est passé tout de suite". Normal. Comment rester associable autour d'une table à raclette ? La convivialité s'y impose, et plus que ça, c'est la disparition des barrières qui a lieu tout à coup. On ne parle plus de boulot, plus de salaire, plus de choses sérieuses autour d'un fromage fondu sur une tranche de coppa.
Le plus drôle c'est sûrement tous ceux qui, quand ils ont entendu "soirée raclette" se sont bon en mal en imposés en force parce qu'évidemment, tout le monde n'a pas le fameux, le convoité, plat à raclette, qui remplace pour certains la cuisine équipée; "raclette chez moi ce soir?" et ça suffit pour devenir l'hôtesse préférée de la bande, à quoi bon s'entêter à prépare du poisson en papillote ?
C'est fou comme quelques pommes de terre, un peu de fromage fondu et un plateau de charcuterie peuvent rapprocher les gens. "On ne se connaissait pas, puis on s'est rencontrés à une soirée raclette, le courant est passé tout de suite". Normal. Comment rester associable autour d'une table à raclette ? La convivialité s'y impose, et plus que ça, c'est la disparition des barrières qui a lieu tout à coup. On ne parle plus de boulot, plus de salaire, plus de choses sérieuses autour d'un fromage fondu sur une tranche de coppa.
Le plus drôle c'est sûrement tous ceux qui, quand ils ont entendu "soirée raclette" se sont bon en mal en imposés en force parce qu'évidemment, tout le monde n'a pas le fameux, le convoité, plat à raclette, qui remplace pour certains la cuisine équipée; "raclette chez moi ce soir?" et ça suffit pour devenir l'hôtesse préférée de la bande, à quoi bon s'entêter à prépare du poisson en papillote ?
vendredi 3 octobre 2008
Une de perdue
22h30. Nanterre préfecture, au 13ème étage d'un immeuble des années 80, entre désuétude et modernité.
"La soirée est annulée".
La soirée que tout le monde attendait depuis le lundi, qui devait créer l'évènement, la soirée pour laquelle on s'était préparé, la soirée où l'on s'apprêtait à partir est annulé 1h avant son commencement.
Que faire ? On reste assises 10 bonnes minutes, complètement abasourdies par ce qu'on vient d'entendre :
- "Comment peut-on annuler une soirée prévue depuis 2 semaines 1h avant qu'elle démarre ?"
- "Les pauvres organisateurs ils doivent être vert, tout ce travail pour rien."
On se dit que si l'on avait su, on aurait fait les courses, on serait resté devant la télé du jeudi soir, en mangeant des pizzas; on se dit que maintenant on est obligé de sortir vu qu'on est habillées, prêtes, mais l'envie n'y est plus.
Pourtant une soirée de perdue c'est 10 de retrouvées, mais bizarrement cette annulation fait l'effet d'une bombe; chaque jour de la semaine est si laborieux au bureau que la sortie est le réconfort du jour, un moment de détente et de décompression qu'on attend impatiemment, si bien que lorsque les plans se chamboulent à vitesse grand v, les petites fourmis travailleuses ne savent plus que faire, que dire, que prévoir ... alors on finit par se décider : il faut sortir, marquer le coup, faire quelque chose avec ce look si canon, prendre le RER, le métro, marcher un peu, entrer dans un club, et devenir cigale pendant quelques heures.
"La soirée est annulée".
La soirée que tout le monde attendait depuis le lundi, qui devait créer l'évènement, la soirée pour laquelle on s'était préparé, la soirée où l'on s'apprêtait à partir est annulé 1h avant son commencement.
Que faire ? On reste assises 10 bonnes minutes, complètement abasourdies par ce qu'on vient d'entendre :
- "Comment peut-on annuler une soirée prévue depuis 2 semaines 1h avant qu'elle démarre ?"
- "Les pauvres organisateurs ils doivent être vert, tout ce travail pour rien."
On se dit que si l'on avait su, on aurait fait les courses, on serait resté devant la télé du jeudi soir, en mangeant des pizzas; on se dit que maintenant on est obligé de sortir vu qu'on est habillées, prêtes, mais l'envie n'y est plus.
Pourtant une soirée de perdue c'est 10 de retrouvées, mais bizarrement cette annulation fait l'effet d'une bombe; chaque jour de la semaine est si laborieux au bureau que la sortie est le réconfort du jour, un moment de détente et de décompression qu'on attend impatiemment, si bien que lorsque les plans se chamboulent à vitesse grand v, les petites fourmis travailleuses ne savent plus que faire, que dire, que prévoir ... alors on finit par se décider : il faut sortir, marquer le coup, faire quelque chose avec ce look si canon, prendre le RER, le métro, marcher un peu, entrer dans un club, et devenir cigale pendant quelques heures.
jeudi 2 octobre 2008
9h30 en zone 3
"Je vais prendre zones 1-3, comme ça je viendrai te voir plus souvent" lance gaiement Anouk à sa meilleure amie.
Revenons un instant sur le principe de découpage de la région île de France :
Zone 1 : Paris intra muros, la capitale, ses immeubles haussmanniens, ses boîtes de nuit étincelantes, ses habitants lookés, ses musées, ses monuments, ses hôtels de luxe, ses restaurants classés, ses taxis rassurés.
Zone 2 : première couronne, la banlieue proche. Ici, le métro passe encore, les appartements se payent cher, les bords de Seine ne sont pas donnés à tout le monde, on trouvera ça et là quelques clubs de blues et autre lieux insolites à parcourir en couple ou en famille, des parcs et bois pittoresques qui donneront le sentiment d'avoir fait le bon choix quant à l'emplacement choisi pour vivre "à Paris sans le stress parisien".
Zone 3 : ça se corse, on arrive à la deuxième couronne. Ici, plus de métro, seulement des RER; ici plus de clubs sympas, seulement des bar/brasseries sans carte de cocktails; ici plus de balades, mais de grands boulevards longeant des hypermarchés bondés; ici on dort, on achète un pavillon, mais il semble que les sorties ne soient pas le but n°1 des habitants de la zone 3.
Zone 4 : troisième couronne, autant dire qu'on ne viendra pas toutes les semaines, ou peut être pour le week-end, mais à partir de la zone 4, tout déplacement non motorisé devient laborieux, voire impensable.
Il est clair qu'à partir de la zone 4, on se demande si on vit toujours en région parisienne. Non pas que les maisons ici ne soient pas charmantes, non pas que les lacs ne soient pas tout à fait agréables, mais quitte à vivre près d'un lac, autant poser ses bagages à Annecy, pour profiter d'un véritable plan d'eau, et des montagnes qui vont avec.
Revenons un instant sur le principe de découpage de la région île de France :
Zone 1 : Paris intra muros, la capitale, ses immeubles haussmanniens, ses boîtes de nuit étincelantes, ses habitants lookés, ses musées, ses monuments, ses hôtels de luxe, ses restaurants classés, ses taxis rassurés.
Zone 2 : première couronne, la banlieue proche. Ici, le métro passe encore, les appartements se payent cher, les bords de Seine ne sont pas donnés à tout le monde, on trouvera ça et là quelques clubs de blues et autre lieux insolites à parcourir en couple ou en famille, des parcs et bois pittoresques qui donneront le sentiment d'avoir fait le bon choix quant à l'emplacement choisi pour vivre "à Paris sans le stress parisien".
Zone 3 : ça se corse, on arrive à la deuxième couronne. Ici, plus de métro, seulement des RER; ici plus de clubs sympas, seulement des bar/brasseries sans carte de cocktails; ici plus de balades, mais de grands boulevards longeant des hypermarchés bondés; ici on dort, on achète un pavillon, mais il semble que les sorties ne soient pas le but n°1 des habitants de la zone 3.
Zone 4 : troisième couronne, autant dire qu'on ne viendra pas toutes les semaines, ou peut être pour le week-end, mais à partir de la zone 4, tout déplacement non motorisé devient laborieux, voire impensable.
Il est clair qu'à partir de la zone 4, on se demande si on vit toujours en région parisienne. Non pas que les maisons ici ne soient pas charmantes, non pas que les lacs ne soient pas tout à fait agréables, mais quitte à vivre près d'un lac, autant poser ses bagages à Annecy, pour profiter d'un véritable plan d'eau, et des montagnes qui vont avec.
mercredi 1 octobre 2008
H.I.P
Début de semaine. Une grande marque baskets invite du beau monde hype à une expo en l'honneur de leurs baskets. Il faut présenter les nouveaux modèles et créer du buzz autour des produits de la marque.
Première remarque : on nous a vendu ça comme une "expo photo", or les photos sont au nombre de 5 dans une minuscule pièce où se battent en duel les quelques modèles de baskets exposés ... décevant. On pensait que ###### nous étonnerait, nous scotcherait sur place, nous rendrait fou d'amour pour le street wear et non, rien de tout ça, une pièce de 9 m2, quelques badges, et c'est terminé.
Deuxième remarque : le hip hop est devenu bien trop marketing. Un style qui venait de la rue, qui pompait son inspiration directement au coeur des quartiers et de la musique est devenu plus bling-bling que les plus grands héritiers de la planète. De la basket dessinée par Mr ou Mrs je pèse 500 millions de dollars à la chaine en diams, le h.i.p.h.o.p a perdu de son authenticité, et voir des gaillards en baggy et sweat boire du champagne fait un peu tâche, non ?
Troisième remarque : Le pire dans tout ça, cela doit être les vigils hommes et femmes plantés autour de nous et qui nous fusillent du regard. On touche un sac accroché et une charmante lady s'avance vers nous pour nous interdire le moindre contact physique avec les objets exposés ... bref, ça sent plus l'école disciplinaire que la soirée ambiancée, et ce malgré l'excellent DJ.
Première remarque : on nous a vendu ça comme une "expo photo", or les photos sont au nombre de 5 dans une minuscule pièce où se battent en duel les quelques modèles de baskets exposés ... décevant. On pensait que ###### nous étonnerait, nous scotcherait sur place, nous rendrait fou d'amour pour le street wear et non, rien de tout ça, une pièce de 9 m2, quelques badges, et c'est terminé.
Deuxième remarque : le hip hop est devenu bien trop marketing. Un style qui venait de la rue, qui pompait son inspiration directement au coeur des quartiers et de la musique est devenu plus bling-bling que les plus grands héritiers de la planète. De la basket dessinée par Mr ou Mrs je pèse 500 millions de dollars à la chaine en diams, le h.i.p.h.o.p a perdu de son authenticité, et voir des gaillards en baggy et sweat boire du champagne fait un peu tâche, non ?
Troisième remarque : Le pire dans tout ça, cela doit être les vigils hommes et femmes plantés autour de nous et qui nous fusillent du regard. On touche un sac accroché et une charmante lady s'avance vers nous pour nous interdire le moindre contact physique avec les objets exposés ... bref, ça sent plus l'école disciplinaire que la soirée ambiancée, et ce malgré l'excellent DJ.
mardi 30 septembre 2008
Dans l'allée n°23
Un magasin de bricolage, c'est comme un monde parallèle, surtout à Paris.
Alors que les passants ne se risquent pas au croisement de regard intempestif dans la rue ou le métro, ils deviennent très ouverts, et même très bavards quand ils se retrouvent chez brico+; plus d'intimité, on décrit sans complexe son intérieur, la disposition de ses meubles, et même la couleur du bidet de la salle de bain. Les hommes sont de toute évidence dans leur élément, par contre les femmes semblent inexistantes ici; alors qu'habituellement on les siffle, on les dévisage, on se retourne sur leur jupe, ici, elles deviennent invisibles, on ne daigne pas leur adresser la parole, comme si s'adresser à une femme dans un magasin de bricolage était blasphématoire. Sans parler des couples qui, lorsqu'ils sont ensemble dans ledit magasin n'ont plus aucune notion de pudeur "tu fais toujours ça de toute façon, tu ne m'écoutes jamais, on avait dit à la maison que c'est du beige coquille d'oeuf qu'il nous fallait pour l'entrée, parce que ça va avec le tapis vert anis, du coquille d'oeuf et pas du sable, de toute façon tu es bouché !".
Un monde parallèle, où l'on se dit tout sur notre vie, où les femmes peuvent aller et venir en jupe sans encombre, où les couples n'ont pas peur de mentir ... parallèle ou parfait ?
Alors que les passants ne se risquent pas au croisement de regard intempestif dans la rue ou le métro, ils deviennent très ouverts, et même très bavards quand ils se retrouvent chez brico+; plus d'intimité, on décrit sans complexe son intérieur, la disposition de ses meubles, et même la couleur du bidet de la salle de bain. Les hommes sont de toute évidence dans leur élément, par contre les femmes semblent inexistantes ici; alors qu'habituellement on les siffle, on les dévisage, on se retourne sur leur jupe, ici, elles deviennent invisibles, on ne daigne pas leur adresser la parole, comme si s'adresser à une femme dans un magasin de bricolage était blasphématoire. Sans parler des couples qui, lorsqu'ils sont ensemble dans ledit magasin n'ont plus aucune notion de pudeur "tu fais toujours ça de toute façon, tu ne m'écoutes jamais, on avait dit à la maison que c'est du beige coquille d'oeuf qu'il nous fallait pour l'entrée, parce que ça va avec le tapis vert anis, du coquille d'oeuf et pas du sable, de toute façon tu es bouché !".
Un monde parallèle, où l'on se dit tout sur notre vie, où les femmes peuvent aller et venir en jupe sans encombre, où les couples n'ont pas peur de mentir ... parallèle ou parfait ?
lundi 29 septembre 2008
Place du Tertre. Samedi, 16h.
"On se fait tirer le portrait ?" demande Carole, petite provinciale venue passer le week-end à Paris.
Parce qu'évidemment, lorsque l'on passe 2 jours à Paris, il faut absolument monter sur la butte, se balader place du Tertre, se faire tirer le portrait, et manger une crêpe en redescendant sur Barbès, sinon, on n'aura pas passé un vrai, un authentique week-end à la capitale.
Sauf que sur la butte Montmartre, en montant les 200 marches menant au sacré coeur, on ne trouve pas le vrai parisien, surtout le samedi; non, le parisien pur jus est ailleurs, loin des méandres montmartrois, loin des boutiques-pièges où l'on paye tout 2 fois plus cher qu'ailleurs, loin des pavés et des faux bistrots d'époque; le parisien ne se trouve là que pour faire plaisir à la famille provinciale venue le visiter, mais alors qu'il avance à pas de fourmi sur une place du Tertre noire de monde, alors qu'il pointe du doigt ça et là les lieux insolites du vieux Montmartre, alors qu'il feint l'émerveillement à la vue d'une devanture d'immeuble rose parme, alors qu'il se perd dans les rues à escaliers tellement typiques, le parisien rêve d'un troquet dans le 17ème, d'une table en coin de terrasse où il pourra fumer tranquillement sa brune et boire sereinement sa blonde.
Parce qu'évidemment, lorsque l'on passe 2 jours à Paris, il faut absolument monter sur la butte, se balader place du Tertre, se faire tirer le portrait, et manger une crêpe en redescendant sur Barbès, sinon, on n'aura pas passé un vrai, un authentique week-end à la capitale.
Sauf que sur la butte Montmartre, en montant les 200 marches menant au sacré coeur, on ne trouve pas le vrai parisien, surtout le samedi; non, le parisien pur jus est ailleurs, loin des méandres montmartrois, loin des boutiques-pièges où l'on paye tout 2 fois plus cher qu'ailleurs, loin des pavés et des faux bistrots d'époque; le parisien ne se trouve là que pour faire plaisir à la famille provinciale venue le visiter, mais alors qu'il avance à pas de fourmi sur une place du Tertre noire de monde, alors qu'il pointe du doigt ça et là les lieux insolites du vieux Montmartre, alors qu'il feint l'émerveillement à la vue d'une devanture d'immeuble rose parme, alors qu'il se perd dans les rues à escaliers tellement typiques, le parisien rêve d'un troquet dans le 17ème, d'une table en coin de terrasse où il pourra fumer tranquillement sa brune et boire sereinement sa blonde.
vendredi 26 septembre 2008
Couleur cruelle !
"Elle n'est pas blonde elle est cendrée" commente le coloriste au sujet de mon amie Jo, venue servir de modèle pour une gamme de produits colorants.
Première remarque : être modèle pour un show couleur, c'est cesser d'être une vraie personne pour devenir une troisième personne du singulier, un article indéfini, un nom commun.
Les critiques émises ne sont pas adressées au modèle mais au cobaye. "Ses cheveux ne sont pas fins, ils sont secs, ça n'ira pas, mais pourquoi fait-on cela à ses cheveux ? Il va falloir appliquer le soin rebooster n°14, il n'y a clairement rien d'autre à faire". On observe, on palpe, on discute, mais jamais on ne regarde le modèle dans les yeux, jamais on ne lui demande s'il est d'accord pour se faire tirer le cheveu par 15 professionnels en stage, jamais on ne réalise qu'il pourrait être un espion capable de divulguer les secrets de la corporation crue ici en confiance.
Deuxième remarque : La grande désillusion : être entouré de professionnels de la coiffure en formation, c'est comme participer à une formation de VRP ; et lorsque l'on réalise que nos chers hair dressers ne sont en réalité que de vils marchands qui certes nous conseillent, nous écoutent, nous cajolent, mais qui cherchent surtout à nous vendre soins, services et autres lotions sans penser à nous ménager outre mesure, on se sent trahie, manipulée, désillusionnée ... Et nous qui croyions naïvement que le monde de la beauté n'était certainement pas celui de la cruauté...
Première remarque : être modèle pour un show couleur, c'est cesser d'être une vraie personne pour devenir une troisième personne du singulier, un article indéfini, un nom commun.
Les critiques émises ne sont pas adressées au modèle mais au cobaye. "Ses cheveux ne sont pas fins, ils sont secs, ça n'ira pas, mais pourquoi fait-on cela à ses cheveux ? Il va falloir appliquer le soin rebooster n°14, il n'y a clairement rien d'autre à faire". On observe, on palpe, on discute, mais jamais on ne regarde le modèle dans les yeux, jamais on ne lui demande s'il est d'accord pour se faire tirer le cheveu par 15 professionnels en stage, jamais on ne réalise qu'il pourrait être un espion capable de divulguer les secrets de la corporation crue ici en confiance.
Deuxième remarque : La grande désillusion : être entouré de professionnels de la coiffure en formation, c'est comme participer à une formation de VRP ; et lorsque l'on réalise que nos chers hair dressers ne sont en réalité que de vils marchands qui certes nous conseillent, nous écoutent, nous cajolent, mais qui cherchent surtout à nous vendre soins, services et autres lotions sans penser à nous ménager outre mesure, on se sent trahie, manipulée, désillusionnée ... Et nous qui croyions naïvement que le monde de la beauté n'était certainement pas celui de la cruauté...
jeudi 25 septembre 2008
Merci Goëthe
"Bonchour, allez-y entrez" me lance Goëthe, une finlandaise quadragénaire ayant ouvert une épicerie finlandaise au coeur de la capitale.
Epicerie c'est un euphémisme. La boutique cache mainte trésors en tout genre : ici des manteaux faits de cuirs colorés et cousus main, là des sacs à main fabuleux, derrière un présentoir composé de thé aux fleurs, biscuits faits maison avec des céréales directement importées de scandinavie... J'ai comme l'impression d'être chez le père noël et de boire le thé avec sa chère femme.
Il faut dire que les boutiques manquent tellement de cachet, puisqu'elles proposent toutes les mêmes tuniques/ballerines/ceintures/sacs; d'authenticité, puisque les vendeurs ne sont pas à l'origine de la création du manteau accroché là-bas au fond; de qualité, puisque tout ce qui est acheté ici sera déchiré dans quelques semaines, que pénétrer dans une boutique qui sent bon le pain d'épices et le cuir tanné fait chaud au coeur; voir la petite famille de Goëthe remonter à la maison via l'escalier planté au milieu de la boutique donne presque envie de quitter sur le champ son 2 pièces froid et terne et d'ouvrir soi-même une boutique/maison qui proposerait des articles typiques de ... cela reste juste à définir.
Epicerie c'est un euphémisme. La boutique cache mainte trésors en tout genre : ici des manteaux faits de cuirs colorés et cousus main, là des sacs à main fabuleux, derrière un présentoir composé de thé aux fleurs, biscuits faits maison avec des céréales directement importées de scandinavie... J'ai comme l'impression d'être chez le père noël et de boire le thé avec sa chère femme.
Il faut dire que les boutiques manquent tellement de cachet, puisqu'elles proposent toutes les mêmes tuniques/ballerines/ceintures/sacs; d'authenticité, puisque les vendeurs ne sont pas à l'origine de la création du manteau accroché là-bas au fond; de qualité, puisque tout ce qui est acheté ici sera déchiré dans quelques semaines, que pénétrer dans une boutique qui sent bon le pain d'épices et le cuir tanné fait chaud au coeur; voir la petite famille de Goëthe remonter à la maison via l'escalier planté au milieu de la boutique donne presque envie de quitter sur le champ son 2 pièces froid et terne et d'ouvrir soi-même une boutique/maison qui proposerait des articles typiques de ... cela reste juste à définir.
mercredi 24 septembre 2008
Un incident dans la ligne 13
"Il y a souvent des incidents voyageur et des voyageurs malades dans le métro, c'est normal ?" demande Cyril, nouvellement arrivé à Paris.
Ah les voyageurs malades du métropolitain ! Ah les premiers maillons de la chaîne qui mène au blocage instantané de toute la ligne concernée ! Ah la solidarité, quelle belle devise !
Il faut avouer une chose terrible mais vraie : lorsque un pauvre voyageur est victime de nausées dans un wagon, ou qu'une jolie femme enceinte décide d'y accoucher ou encore qu'un triste sir tente de flirter avec les rails, et bien le parisien ne ressent ni chagrin, ni compassion; non, le parisien est seulement très énervé de devoir changer son itinéraire pour rentrer chez lui, le parisien est contrarié à l'idée de rater les 20 premières minutes de son match, le parisien est désespéré à l'idée qu'on puisse investir le métro de cette façon. Il ne comprend pas qu'on puisse décider de finir sa vie ici, ou que l'on ait la présence d'esprit de mettre au monde un chérubin dans les ténéèbres des tunnels raillés.
Le parisien voudrait simplement qu'on le laisse en paix; il se sent acculé par les incidents voyageurs, il voudrait juste pouvoir rentrer, sortir du métro, cesser de courir et enfin se laver les mains.
Ah les voyageurs malades du métropolitain ! Ah les premiers maillons de la chaîne qui mène au blocage instantané de toute la ligne concernée ! Ah la solidarité, quelle belle devise !
Il faut avouer une chose terrible mais vraie : lorsque un pauvre voyageur est victime de nausées dans un wagon, ou qu'une jolie femme enceinte décide d'y accoucher ou encore qu'un triste sir tente de flirter avec les rails, et bien le parisien ne ressent ni chagrin, ni compassion; non, le parisien est seulement très énervé de devoir changer son itinéraire pour rentrer chez lui, le parisien est contrarié à l'idée de rater les 20 premières minutes de son match, le parisien est désespéré à l'idée qu'on puisse investir le métro de cette façon. Il ne comprend pas qu'on puisse décider de finir sa vie ici, ou que l'on ait la présence d'esprit de mettre au monde un chérubin dans les ténéèbres des tunnels raillés.
Le parisien voudrait simplement qu'on le laisse en paix; il se sent acculé par les incidents voyageurs, il voudrait juste pouvoir rentrer, sortir du métro, cesser de courir et enfin se laver les mains.
mardi 23 septembre 2008
Un jean pour l'hiver
"Celui-là il est canon n'est-ce pas ?" demande Julia à sa camarade de shopping.
Le jean. Inventé il y a des lunes, il reste l'accessoire essentiel de tout jeune looké. à chaque saison, de nouvelles couleurs/coupes/tailles/poches, qui remettent au goût du jour le jean vu et revu par toutes les générations de rebels. Sauf que si l'on regarde de plus près ... la mannequin qui porte les 4 modèles de la rentrée chez le créateur incontournable (un pour les filiformes, un pour les rondes, un pour les petites, un pour les musclées) est la même sur chaque photo. Donc pour vendre un jean à des rondes, on le fait porter à une mince, et pour vendre le modèle "petite" on garde ladite jeune femme qui mesure au bas mot 1,75m ... bref.
On dira ce qu'on voudra, reste que le jean conserve sa place d'uniforme n°1 sur toute la planète, il constitue ainsi l'invention la plus géniale et la plus vicieuse du siècle, car tout en voulant se distinguer les uns les autres parceque moi j'en ai un taille haute, c'est plus fashion, les rebels lookés ont au final tous la même allure et cela sans même s'en rendre compte.
Et c'est ainsi que le jean écrasa les barrières sociales et culturelles et permit la construction d'un monde meilleur.
Le jean. Inventé il y a des lunes, il reste l'accessoire essentiel de tout jeune looké. à chaque saison, de nouvelles couleurs/coupes/tailles/poches, qui remettent au goût du jour le jean vu et revu par toutes les générations de rebels. Sauf que si l'on regarde de plus près ... la mannequin qui porte les 4 modèles de la rentrée chez le créateur incontournable (un pour les filiformes, un pour les rondes, un pour les petites, un pour les musclées) est la même sur chaque photo. Donc pour vendre un jean à des rondes, on le fait porter à une mince, et pour vendre le modèle "petite" on garde ladite jeune femme qui mesure au bas mot 1,75m ... bref.
On dira ce qu'on voudra, reste que le jean conserve sa place d'uniforme n°1 sur toute la planète, il constitue ainsi l'invention la plus géniale et la plus vicieuse du siècle, car tout en voulant se distinguer les uns les autres parceque moi j'en ai un taille haute, c'est plus fashion, les rebels lookés ont au final tous la même allure et cela sans même s'en rendre compte.
Et c'est ainsi que le jean écrasa les barrières sociales et culturelles et permit la construction d'un monde meilleur.
lundi 22 septembre 2008
Urban jungle
« J’ai eu du retard à mon rendez-vous, mais ça c’est à cause du type sur l’escalator, il est resté planté sur sa gauche t’imagines ? » s’exclame Julie, apparemment remontée contre ledit monsieur de l’escalator.
Parce que soyons clairs, quand un parisien est en retard à un rendez vous, ça n’est ni de la faute du réveil matin, ni de celle du métro en grève, et encore moins de la sienne alors qu’il est parti 20 minutes en retard de chez lui. Non non non, à Paris, un retard est dû aux bonshommes qui ont le culot de rester postés à gauche de l’escalator, empêchant ainsi les grognons pressés de filer fiça à leurs obligations.
La jungle urbaine met en place des codes, répertoriés minutieusement par ses habitants. Bien sûr ces codes ne sont pas écrits et édités dans un manuel intitulé « savoir vivre à la ville », mais ils sont bien là, inscrits en lettres de bronze dans le crâne de tout un chacun.
En ville, on sait qu’on ne traverse pas quand le feu est rouge, au risque d’être cruellement écrasé par un bus ; on sait aussi qu’on sort son porte-monnaie avant d’entendre le montant total de ses achats à la caisse du supermarché, sinon gare au lynchage par la file énervée ; on se rappelle toujours que sourire dans le métro est prohibé, au risque de passer pour un dégénéré ; et naturellement, lorsque l’on se trouve sur un escalator, on ne se place jamais à la gauche de son ami pour continuer à papoter, sinon l’on empêche le citadin pressé de grimper les marches électriques à pied et ainsi de pouvoir être à l’heure à son rendez-vous.
Des règles simples, efficaces et faciles à retenir pour éviter à la belle famille venue nous visiter de se faire écraser/lyncher/dévisager/engueuler et de passer un agréable séjour dans la ville la plus belle (et sympathique) du monde.
Parce que soyons clairs, quand un parisien est en retard à un rendez vous, ça n’est ni de la faute du réveil matin, ni de celle du métro en grève, et encore moins de la sienne alors qu’il est parti 20 minutes en retard de chez lui. Non non non, à Paris, un retard est dû aux bonshommes qui ont le culot de rester postés à gauche de l’escalator, empêchant ainsi les grognons pressés de filer fiça à leurs obligations.
La jungle urbaine met en place des codes, répertoriés minutieusement par ses habitants. Bien sûr ces codes ne sont pas écrits et édités dans un manuel intitulé « savoir vivre à la ville », mais ils sont bien là, inscrits en lettres de bronze dans le crâne de tout un chacun.
En ville, on sait qu’on ne traverse pas quand le feu est rouge, au risque d’être cruellement écrasé par un bus ; on sait aussi qu’on sort son porte-monnaie avant d’entendre le montant total de ses achats à la caisse du supermarché, sinon gare au lynchage par la file énervée ; on se rappelle toujours que sourire dans le métro est prohibé, au risque de passer pour un dégénéré ; et naturellement, lorsque l’on se trouve sur un escalator, on ne se place jamais à la gauche de son ami pour continuer à papoter, sinon l’on empêche le citadin pressé de grimper les marches électriques à pied et ainsi de pouvoir être à l’heure à son rendez-vous.
Des règles simples, efficaces et faciles à retenir pour éviter à la belle famille venue nous visiter de se faire écraser/lyncher/dévisager/engueuler et de passer un agréable séjour dans la ville la plus belle (et sympathique) du monde.
vendredi 19 septembre 2008
Une soirée à la laverie
"Je crois que je vais avoir besoin de 3 sacs, les draps ne rentrent pas dans le 2ème" lance Emma en remplissant laborieusement ses sacs de linge.
Aller à la laverie ne laisse personne indifférent. Quand l'un sera très excité à l'idée d'enfin remettre le jean imbibé de vodka, souvenir de la dernière soirée arrosée; l'autre sera anéanti à l'idée de ne plus avoir une seule paire de chaussette vivante et fraîche.
Pourtant la laverie, c'est la convivialité, la réunion hebdomadaire de ceux qui malgrè leur travail, malgrè leurs économies, ne peuvent pas s'offrir une machine à laver, de ceux qui disposent des 5€ par semaine pour le lavomatic, mais qui n'ont pas le luxe de pouvoir dépenser 300€ d'un coup pour de l'éléctro-ménager, de ceux qui au final, doivent toujours compter...
Compter les étages de leur immeuble sans ascenseur, compter les jours qu'ils doivent tenir jusqu'à la prochaine paye, compter les litres de lait et d'eau ...
La laverie est comme la vitrine de la précarité, comme une échantillon des populations pauvres, comme un témoignage de la vie difficile, mais parfois, au détour d'une soirée lessive, on peut y entrevoir l'espoir de l'économie d'énergie, du déveoppement durable, de l'avenir qui peut-être, un jour, sera différent.
Aller à la laverie ne laisse personne indifférent. Quand l'un sera très excité à l'idée d'enfin remettre le jean imbibé de vodka, souvenir de la dernière soirée arrosée; l'autre sera anéanti à l'idée de ne plus avoir une seule paire de chaussette vivante et fraîche.
Pourtant la laverie, c'est la convivialité, la réunion hebdomadaire de ceux qui malgrè leur travail, malgrè leurs économies, ne peuvent pas s'offrir une machine à laver, de ceux qui disposent des 5€ par semaine pour le lavomatic, mais qui n'ont pas le luxe de pouvoir dépenser 300€ d'un coup pour de l'éléctro-ménager, de ceux qui au final, doivent toujours compter...
Compter les étages de leur immeuble sans ascenseur, compter les jours qu'ils doivent tenir jusqu'à la prochaine paye, compter les litres de lait et d'eau ...
La laverie est comme la vitrine de la précarité, comme une échantillon des populations pauvres, comme un témoignage de la vie difficile, mais parfois, au détour d'une soirée lessive, on peut y entrevoir l'espoir de l'économie d'énergie, du déveoppement durable, de l'avenir qui peut-être, un jour, sera différent.
jeudi 18 septembre 2008
Je paye pour mon triceps
"Je vais à la salle de sport, à plus tard", s'ecrit Damien en quittant la maison familiale.
La salle de sport. Curieux concept. Payer des centaines d'euro mensuels pour faire du sport entouré de dizaines de gens, à l'aide de machines on ne peut moins pratiques, et pour un résultat relativement moyen. On me répondra que non, que la salle de sport permet la motivation par le groupe, de muscler précisément le triceps gauche, souvent lésé par le sport d'équipe, que payer oblige à y aller, que les machines sont hyper-modernes, hyper-élaborées, hyper-efficaces, que depuis qu'on va à la salle on a pris 10 kilos de muscles et on a perdu son ventre, j'en passe et des meilleures ... reste que les exercices des salles de sport ne sont ni plus ni moins que la reproduction en plus compliqué d'une pompe, d'une traction, d'une série d'abdo ... si je fais du vélo à la salle de sport pourquoi ne pas en faire en extérieur et ainsi profiter du vent, du froid, de la météo qui me rappelle à la nature; si je cours sur un tapis à la salle pourquoi ne pas faire de même près ou loin de chez moi, mais en sentant la terre, le gravier, l'herbe ... On m'excusera de ne pas comprendre en quoi la salle de sport permet de faire plus de sport ... S'il faut dépenser sa paye pour bouger, alors que reste-t-il de gratuit ?
La salle de sport. Curieux concept. Payer des centaines d'euro mensuels pour faire du sport entouré de dizaines de gens, à l'aide de machines on ne peut moins pratiques, et pour un résultat relativement moyen. On me répondra que non, que la salle de sport permet la motivation par le groupe, de muscler précisément le triceps gauche, souvent lésé par le sport d'équipe, que payer oblige à y aller, que les machines sont hyper-modernes, hyper-élaborées, hyper-efficaces, que depuis qu'on va à la salle on a pris 10 kilos de muscles et on a perdu son ventre, j'en passe et des meilleures ... reste que les exercices des salles de sport ne sont ni plus ni moins que la reproduction en plus compliqué d'une pompe, d'une traction, d'une série d'abdo ... si je fais du vélo à la salle de sport pourquoi ne pas en faire en extérieur et ainsi profiter du vent, du froid, de la météo qui me rappelle à la nature; si je cours sur un tapis à la salle pourquoi ne pas faire de même près ou loin de chez moi, mais en sentant la terre, le gravier, l'herbe ... On m'excusera de ne pas comprendre en quoi la salle de sport permet de faire plus de sport ... S'il faut dépenser sa paye pour bouger, alors que reste-t-il de gratuit ?
mercredi 17 septembre 2008
Fidèle ou infidèle ?
"Vous avez la carte de fidélité du magasin" ? Me demande l'hôte de caisse en mettant mes 2 livres de poches dans un sac en plastique.
Non, je n'ai pas de carte de fidélité. Oui je perds de l'argent, des avantages, des économies en tout genre. Non je ne profite pas des offres spéciales réservées aux détenteurs de la carte. Oui en un sens je me paye plus que ce que je devrais. Puisque c'est bien connu, les cartes de fidélité sont créees, packagées, vendues renouvellées pour permettre aux gentils clients de dépenser moins. Non la carte de fidélité n'est pas une technique marketing pour savoir ce que les clients achètent par âge, sexe, profession, classe sociale, non la carte de fidélité qui nous fait cumuler des point et de l'argent n'est pas faite pour nous faire acheter des produits auxquels on n'aurait jamais pensé, non la carte qu'on passe à la fin de chaque achat n'est pas faite pour nous attacher à ce magasin, et surtout pas un autre.
Non je n'ai pas de carte de fidélité. Il fût un temps où oui, mon chèr portefeuille en contenait une dizaine, et puis à force d'oubli, d'achats non cumulés, de déménagement, j'ai lâchement abandonné la carte magique.
Pour ma défense, je dirais que l'infidélité mercantile me plaît assez, que de rendre jaloux l'un pour allez consulter le catalogue produit de l'autre est assez plaisant, que de jouer avec les nerfs de celui-ci en allant développer mes photos chez celui-là est un jeu amusant, quoique extrêmement dangereux ;
Pardon cher ami, mais j'en aime un autre.
Non, je n'ai pas de carte de fidélité. Oui je perds de l'argent, des avantages, des économies en tout genre. Non je ne profite pas des offres spéciales réservées aux détenteurs de la carte. Oui en un sens je me paye plus que ce que je devrais. Puisque c'est bien connu, les cartes de fidélité sont créees, packagées, vendues renouvellées pour permettre aux gentils clients de dépenser moins. Non la carte de fidélité n'est pas une technique marketing pour savoir ce que les clients achètent par âge, sexe, profession, classe sociale, non la carte de fidélité qui nous fait cumuler des point et de l'argent n'est pas faite pour nous faire acheter des produits auxquels on n'aurait jamais pensé, non la carte qu'on passe à la fin de chaque achat n'est pas faite pour nous attacher à ce magasin, et surtout pas un autre.
Non je n'ai pas de carte de fidélité. Il fût un temps où oui, mon chèr portefeuille en contenait une dizaine, et puis à force d'oubli, d'achats non cumulés, de déménagement, j'ai lâchement abandonné la carte magique.
Pour ma défense, je dirais que l'infidélité mercantile me plaît assez, que de rendre jaloux l'un pour allez consulter le catalogue produit de l'autre est assez plaisant, que de jouer avec les nerfs de celui-ci en allant développer mes photos chez celui-là est un jeu amusant, quoique extrêmement dangereux ;
Pardon cher ami, mais j'en aime un autre.
mardi 16 septembre 2008
Folk and gold
Clip : 4 beaux mecs à l'arrière d'une camionnette, guitares à la main, roulant sur un chemin de montagne et chantant gaiement la beauté de la vie ...
Trouver les 7 erreurs.
1 = Je suis fermier, j'ai une camionnette, je vais ravitailler mon troupeau, je n'ai ni le temps, ni la patience pour embarquer 4 chanteurs qui squattent le bords de la route.
2= On ne voit jamais un groupe de folk marcher au bord de la route, et encore moins avec leurs guitares à la main, sur le dos peut-être, mais pas à la main.
3 = On ne peut pas être à l'arrière d'un véhicule sur une route de montagne et jouer de la guitare, en général, on s'accroche aux prises et on essaie de ne pas mourir.
4 = 4 beaux mecs sans une seule groupie qui suit, c'est suspect.
5, 6, 7 faciles à trouver ...
Ok le folk redevient en vogue, ok il rappelle les racines country du rock texan, ok il met tout le monde de bonne humeur, mais si folk rime avec gold rien ne va plus ... Que le roi du r'n'b soit couvert de bling bling oui, que la star de la pop roule en 4X4 de luxe d'accord, mais si le folk devient le filon pour jeunes et jolis garçons qui veulent faire de la monnaie alors c'est la fin des haricots rouges (très folk, surtout mangés dans la boîte de conserve). Soyons cohérents et allons voir les groupes folk dans les petits salles où la seule boisson proposée est la bière dans un gobelet, et où l'âme du folk reste ce qu'elle a toujours été ...
Trouver les 7 erreurs.
1 = Je suis fermier, j'ai une camionnette, je vais ravitailler mon troupeau, je n'ai ni le temps, ni la patience pour embarquer 4 chanteurs qui squattent le bords de la route.
2= On ne voit jamais un groupe de folk marcher au bord de la route, et encore moins avec leurs guitares à la main, sur le dos peut-être, mais pas à la main.
3 = On ne peut pas être à l'arrière d'un véhicule sur une route de montagne et jouer de la guitare, en général, on s'accroche aux prises et on essaie de ne pas mourir.
4 = 4 beaux mecs sans une seule groupie qui suit, c'est suspect.
5, 6, 7 faciles à trouver ...
Ok le folk redevient en vogue, ok il rappelle les racines country du rock texan, ok il met tout le monde de bonne humeur, mais si folk rime avec gold rien ne va plus ... Que le roi du r'n'b soit couvert de bling bling oui, que la star de la pop roule en 4X4 de luxe d'accord, mais si le folk devient le filon pour jeunes et jolis garçons qui veulent faire de la monnaie alors c'est la fin des haricots rouges (très folk, surtout mangés dans la boîte de conserve). Soyons cohérents et allons voir les groupes folk dans les petits salles où la seule boisson proposée est la bière dans un gobelet, et où l'âme du folk reste ce qu'elle a toujours été ...
lundi 15 septembre 2008
Ce qui se dit la nuit
"Je rends mon mémoire lundi, mais je n'ai pas écrit une ligne" lance Ben en buvant sa 6ème coupe de champagne.
Le pire au lors d'une soirée trop arrosée, c'est sûrement ceux qui font comme s'ils gardaient le contrôle. Parler boulot, parler sérieusement, juste pour se dire qu'on n'est pas complètement à l'ouest. Essayer de garder la classe tout en dansant debout sur la chaise, avec pour seul allié le mur arrière. Avoir une conversation de grands, parler prêt immobilier, parler carrière professionnelle, parler du futur. Sauf que rapidement, sans qu'on s'en rende compte, les seuls mots qui sortent de la bouche seront "toi aussi je t'aime, t'es trop belle ce soir", "elle est tellement bonne cette soirée", "on est trop forts"... Ivresse totale, Ivresse scandale.
Les photos seront là pour prouver l'ampleur des dégâts, les photos seront bientôt taggées, les photos seront bientôt dossier.
Assumer. Pas d'autre choix. Et puis le lendemain, faire comme si on ne se souvenait de rien, faire comme si les dérapages contrôlés ne l'avait pas été, faire comme si on était fatigué. Se blottir dans un canapé-lit au milieu du salon, regarder 3 films à la suite, se dire qu'on n'est pas les plus à plaindre, manger pour rester éveillé, et surtout, surtout, parler de la soirée de la veille sans révéler les secrets de polichinelles, car c'est bien connu : ce qui se dit la nuit ne voit jamais le jour ...
Le pire au lors d'une soirée trop arrosée, c'est sûrement ceux qui font comme s'ils gardaient le contrôle. Parler boulot, parler sérieusement, juste pour se dire qu'on n'est pas complètement à l'ouest. Essayer de garder la classe tout en dansant debout sur la chaise, avec pour seul allié le mur arrière. Avoir une conversation de grands, parler prêt immobilier, parler carrière professionnelle, parler du futur. Sauf que rapidement, sans qu'on s'en rende compte, les seuls mots qui sortent de la bouche seront "toi aussi je t'aime, t'es trop belle ce soir", "elle est tellement bonne cette soirée", "on est trop forts"... Ivresse totale, Ivresse scandale.
Les photos seront là pour prouver l'ampleur des dégâts, les photos seront bientôt taggées, les photos seront bientôt dossier.
Assumer. Pas d'autre choix. Et puis le lendemain, faire comme si on ne se souvenait de rien, faire comme si les dérapages contrôlés ne l'avait pas été, faire comme si on était fatigué. Se blottir dans un canapé-lit au milieu du salon, regarder 3 films à la suite, se dire qu'on n'est pas les plus à plaindre, manger pour rester éveillé, et surtout, surtout, parler de la soirée de la veille sans révéler les secrets de polichinelles, car c'est bien connu : ce qui se dit la nuit ne voit jamais le jour ...
vendredi 12 septembre 2008
Une expédition au Pont de Courbevoie
20 minutes. 20 minutes de marche, ou 20 minutes d'attente pour que le bus démarre. Pourtant Courbevoie est la ville des Hauts-de-Seine juste derrière Neuilly (ligne 1) et à côté de Levallois (ligne 3). Sauf que Courbevoie a été puni, pas de RER, pas de métro, pas de tram' direct, seulement un train de banlieue et des bus qui, à partir de 21h, partent toutes les 20 minutes. Et pendant qu'on fait mine d'écouter sa chanson favorite du moment et de lire le recueil de nouvelles récemment subtilisé, on rumine, on compte les minutes perdues à attendre, on imagine être allé visiter quelqu'un d'autre, ailleurs, intra muros, ou en trajet direct.
Le pire c'est sûrement qu'on ne s'habitue jamais à cette longueur, à cette attente, à ces retards d'horaires; on ne s'habitue jamais à la perte de temps, on ne se dit jamais que ça sera l'occasion de louer des pavés à la bibliothèque, non, en partie parce que les pavés pèsent trop lourds dans le sac et sont donc intransportables au quotidien. Comment passer le temps ? La musique, on la passe en boucle depuis ce matin; le coup de fil à un ami ? C'est impoli, et on déteste ceux qui font subir leur conversation aux 50 passagers du bus; un bon moyen de passer le temps : faire des listes, des plans, des projets, des comptes, et en haut de la 1ère liste il y aura inscrit en lettres capitales : alternatives au bus.
Le pire c'est sûrement qu'on ne s'habitue jamais à cette longueur, à cette attente, à ces retards d'horaires; on ne s'habitue jamais à la perte de temps, on ne se dit jamais que ça sera l'occasion de louer des pavés à la bibliothèque, non, en partie parce que les pavés pèsent trop lourds dans le sac et sont donc intransportables au quotidien. Comment passer le temps ? La musique, on la passe en boucle depuis ce matin; le coup de fil à un ami ? C'est impoli, et on déteste ceux qui font subir leur conversation aux 50 passagers du bus; un bon moyen de passer le temps : faire des listes, des plans, des projets, des comptes, et en haut de la 1ère liste il y aura inscrit en lettres capitales : alternatives au bus.
jeudi 11 septembre 2008
Jamais sans mon livre de visages
Curieuse invention. Pas tout à fait un album photo, pas tout à fait un agenda géant, pas tout à fait une messagerie ... Plutôt un immense espace où plus l'exhibition est grande, plus la popularité augmente. Aussi une excuse pour ne pas travailler, ne pas appeler, ne pas rencarder. "Je t'ai laissé un message sur le livre de visages, j'ai même écrit sur ton mur" et ça suffit pour parler de relation suivie avec un alter. A croire que plus les moyens de communication fleurissent, moins l'échange existe. On entend par échange les discussions interminables à la terrasse d'une brasserie quelconque, les soirées pyjamas et bien sûr, les fast-food partagés sur les bancs des squares désertés. Non, tout ça n'existe plus, a été silencieusement balayé par un commentaire sur une photo, une invitation virtuelle à faire parti d'un groupe comme "j'aime la glace à la fraise, mort à la vanille" ou la participation à un test type "quel chanteur de boys band êtes-vous ?"... et basta, on a communiqué, on est tranquille jusqu'au prochain tag ... Peut-être que cette sphère-là, la sphère virtuelle, permet de mieux apprécier la réelle, d'être plus en phase avec ses "contacts" lors de rencontres fortuites ... mais ça n'a vraiment l'air, puisque la plupart des amis du livre de visage sont de lointains camarades de CP ou des vagues ex-collègues de bureau qu'on ne reverra probablement jamais (si ?)... Et si, pour rendre tout ceci bien réel, on aurait l'obligation, à chaque nouvel ami ajouter à sa liste, de prévoir un rendez-vous de chair et d'os juste histoire de mettre des voix sur des visages ?
mercredi 10 septembre 2008
Où est passé l'indien ?
Il doit y avoir une erreur sur la saison. Nous sommes début septembre, la saison de l'été indien, celui que tous les parisiens attendent avec impatience depuis le 21 juin, après 2 mois de météo anglaise, et dehors, il pleut, il fait gris, il fait frais; dehors on sort en imper', en chaussures fermées, et on garde un parapluie dans le sac au cas où; dehors, on entend le tonnerre en fin de journée et on sent la pluie à longueur de temps, dehors c'est l'automne qui arrive, 3 semaines avant terme ... Pourquoi ne pas suivre Benjamin, parti il y a un an en Polynésie ? à l'entendre, il va à merveille, à croire que le décor, le temps, et la température sont des éléments essentiels de la félicité. Oui mais on est attachés à notre capitale, à ses caprices, à ses odeurs, à ses malices ... elle nous désespère et nous rend heureux la seconde d'après, si bien qu'on ne lui en veut jamais. Quand on veut quitter Paris, il faut toujours s'y prendre 2 ou 3 jours à l'avance, pour se préparer psychologiquement, et ailleurs, on en parle sans cesse, on répond aux questions de ceux qui ne la connaisse pas et qui sont fascinés par elle.
Bon en, Mal en, on l'aime la parisienne.
Bon en, Mal en, on l'aime la parisienne.
mardi 9 septembre 2008
2h, sur les quais de Seine.
"Tu vois c'est pareil qu'un pub, sauf que là tu bois tant que tu veux, et en plus t'es dans la nature".
Au départ, quand le petit cousin de 20 ans nous propose de le suivre sur les quais de Seine pour "boire, jouer de la gratte, et s'marrer", on accepte, certes quelque peu sceptique, mais en se disant que se replonger de temps en temps dans ses 20 ans pourra être drôle ...
On enfile des baskets, un sweat et un bonnet, on passe acheter une bouteille de mauvais rosé à l'épicerie de nuit, et on file rejoindre le groupe de jeunes chevelus.
Arrivée. Il fait froid, l'ambiance laisse à désirer mais ne soyons pas mauvaise langue, attrapons le vélo de Gaston et faisons un tour dans la "nature" et par nature nous entendons du gazon et quelques arbres parfaitement alignés.
1h. Les guitares commencent à chauffer, l'ambiance traverse le groupe, on boit au goulot et on rit aux éclats, le ton de la soirée est donné.
2h. Difficile de dire si les garçons sont complètement éméchés ou carrément fatigués, mais l'ambiance est retombée, on va peut-être penser à rentrer.
"C'est pareil qu'un pub" n'abusons pas. C'est sympa, une peu baba cool sur les bords, mais ça manque clairement de confort et de chauffage, mais à chaque âge ses charmes n'est-ce pas ?
Au départ, quand le petit cousin de 20 ans nous propose de le suivre sur les quais de Seine pour "boire, jouer de la gratte, et s'marrer", on accepte, certes quelque peu sceptique, mais en se disant que se replonger de temps en temps dans ses 20 ans pourra être drôle ...
On enfile des baskets, un sweat et un bonnet, on passe acheter une bouteille de mauvais rosé à l'épicerie de nuit, et on file rejoindre le groupe de jeunes chevelus.
Arrivée. Il fait froid, l'ambiance laisse à désirer mais ne soyons pas mauvaise langue, attrapons le vélo de Gaston et faisons un tour dans la "nature" et par nature nous entendons du gazon et quelques arbres parfaitement alignés.
1h. Les guitares commencent à chauffer, l'ambiance traverse le groupe, on boit au goulot et on rit aux éclats, le ton de la soirée est donné.
2h. Difficile de dire si les garçons sont complètement éméchés ou carrément fatigués, mais l'ambiance est retombée, on va peut-être penser à rentrer.
"C'est pareil qu'un pub" n'abusons pas. C'est sympa, une peu baba cool sur les bords, mais ça manque clairement de confort et de chauffage, mais à chaque âge ses charmes n'est-ce pas ?
lundi 8 septembre 2008
Du monde dans le bus ?
" Le gars voulait que je m'accroche au harnais en suspension pour gagner de la place, il est pas fou ? " se moque Aline, parisienne stressée adepte du bus 69 alias la boîte à sardines géante.
Parce qu'il faut savoir que dans le bus, il n'est pas envisageable de s'accrocher bras levé au fameux harnais et ce pour 2 raisons principales ; la première étant l'excès de transpiration provoquant maudites auréoles et odeur piquante, la deuxième étant liée à la superbe veste que l'on vient de s'offrir, évidemment trop cintrée pour pouvoir lever les bras plus haut que 20 cm.
Et pendant qu'on lutte pour respirer/rester debout/survivre, une charmante dame entre à son tour dans le véhicule avec à la main un hamburger au bacon englouti tristement entre 2 arrêts, et pour ne rien rajouter à la peine, ladite lady exige de son voisin qu'il ouvre la fenêtre afin de "faire circuler l'air frais".
A chaque arrêt, pour 4 personnes sortantes, une dizaine entre sans concessions, peur ou reproches, en s'exclamant, avec le soutien du conducteur, "poussez vous au fooond !!!".
Arrivés à Bastille, le trajet devient insoutenable, finissons à pied, et achetons nous un vélo.
Parce qu'il faut savoir que dans le bus, il n'est pas envisageable de s'accrocher bras levé au fameux harnais et ce pour 2 raisons principales ; la première étant l'excès de transpiration provoquant maudites auréoles et odeur piquante, la deuxième étant liée à la superbe veste que l'on vient de s'offrir, évidemment trop cintrée pour pouvoir lever les bras plus haut que 20 cm.
Et pendant qu'on lutte pour respirer/rester debout/survivre, une charmante dame entre à son tour dans le véhicule avec à la main un hamburger au bacon englouti tristement entre 2 arrêts, et pour ne rien rajouter à la peine, ladite lady exige de son voisin qu'il ouvre la fenêtre afin de "faire circuler l'air frais".
A chaque arrêt, pour 4 personnes sortantes, une dizaine entre sans concessions, peur ou reproches, en s'exclamant, avec le soutien du conducteur, "poussez vous au fooond !!!".
Arrivés à Bastille, le trajet devient insoutenable, finissons à pied, et achetons nous un vélo.
vendredi 5 septembre 2008
Paris si la monnaie !
"J'ai décidé de voyager en 2009, alors j'arrête de sortir le week-end, boire ou partir, il faut choisir"
"Sage décision. Mais en attendant le tour du monde, comment vas-tu gérer le cocooning parisien en mode céréales fourrées et jus multivitamines ?"
Vivre à Paris c'est comme experimenter chaque jour le choix de Sophie, la tragédie historique en moins. Choisir entre le resto ou la jupe taille haute; entre le brunch du dimanche ou le cinéma; entre les cours de danse ou de cuisine; les meubles ou le loyer, bref, la vie citadine nous transforme en boule magique servant à donner des réponses même sans question aucune.
"Oui, non, pourquoi pas, repenses-y demain".
Bientôt, à force de peser le pour et le contre, on ressemblera aux chiens des banquettes arrières, à agiter la tête en signe de reflexion continue. Choisir c'est renoncer, choisir c'est laisser de côté une partie de nous ... choisir c'est mourir un peu non ? Seule solution pour cesser de pivoter le crâne de droite à gauche : prendre un ton et s'y tenir : en 2009 je compte, en 2009 je voyage, en 2009 je déménage.
"Sage décision. Mais en attendant le tour du monde, comment vas-tu gérer le cocooning parisien en mode céréales fourrées et jus multivitamines ?"
Vivre à Paris c'est comme experimenter chaque jour le choix de Sophie, la tragédie historique en moins. Choisir entre le resto ou la jupe taille haute; entre le brunch du dimanche ou le cinéma; entre les cours de danse ou de cuisine; les meubles ou le loyer, bref, la vie citadine nous transforme en boule magique servant à donner des réponses même sans question aucune.
"Oui, non, pourquoi pas, repenses-y demain".
Bientôt, à force de peser le pour et le contre, on ressemblera aux chiens des banquettes arrières, à agiter la tête en signe de reflexion continue. Choisir c'est renoncer, choisir c'est laisser de côté une partie de nous ... choisir c'est mourir un peu non ? Seule solution pour cesser de pivoter le crâne de droite à gauche : prendre un ton et s'y tenir : en 2009 je compte, en 2009 je voyage, en 2009 je déménage.
jeudi 4 septembre 2008
Diplôme : bac + 5, statut : intérimaire
"Ils m'ont repris en contrat interimaire, ça leur permet de me confier les mêmes tâches que lorsque j'étais stagiaire, sauf que maintenant ils peuvent renouveller les missions à l'infini" dixit Nicolas, diplômé bac + 5 et stagiaire depuis bientôt 2 ans au sein de ladite société.
En fait une fois le sacre saint baccalauréat en poche, tout va tellement vite, entre le bac + 2, le choix de spécialisation et le mémoire de fin d'études, que l'étudiant tout juste sorti de stage croit que ce qui suit ira à la même vitesse ... CDI, achat immobilier, carrière d'enfer et imposition à 40%... et lorsque après des mois de recherches forennées, l'ancienne société rappelle le jeune vaillant, elle lui propose un statut intérimaire ! En même temps l'avantage de la mission intérim, c'est qu'elle permet, à défaut de ne jamais pouvoir contracter ni crédit ni même bail de location quelconque, de se sentir libre et complètement mobile, si bien que le jeune actif ne se contente plus de son train-train métro boulot dodo, non non non, désormais il cherche sans cesse quelle va être sa prochaine mission, son prochain patron, sa prochaine destination ... Qu'elle est belle la vie de bohème !
En fait une fois le sacre saint baccalauréat en poche, tout va tellement vite, entre le bac + 2, le choix de spécialisation et le mémoire de fin d'études, que l'étudiant tout juste sorti de stage croit que ce qui suit ira à la même vitesse ... CDI, achat immobilier, carrière d'enfer et imposition à 40%... et lorsque après des mois de recherches forennées, l'ancienne société rappelle le jeune vaillant, elle lui propose un statut intérimaire ! En même temps l'avantage de la mission intérim, c'est qu'elle permet, à défaut de ne jamais pouvoir contracter ni crédit ni même bail de location quelconque, de se sentir libre et complètement mobile, si bien que le jeune actif ne se contente plus de son train-train métro boulot dodo, non non non, désormais il cherche sans cesse quelle va être sa prochaine mission, son prochain patron, sa prochaine destination ... Qu'elle est belle la vie de bohème !
mercredi 3 septembre 2008
Bonjour 4 chemins
Changement à Stalingrad -10 minutes- puis ligne 7, direction la courneuve, arrêt 4 chemins.
Pas de panique.
Lorsque une amie vient d'acheter un bien immobilier non loin de la porte de la Villette, on est d'abord clairement sceptique à l'idée d'aller passer la soirée là-bas. 4 chemins ? Bonne Chance ! s'exclament les compères méfiants, non mécontents d'ajouter leur patte aux clichés revus et corrigés par le tout Paris intra muros. Advienne que pourra, allons-y.
C'est à peine arrivée que tout les a priori s'effrondrent : du monde, de la vie, des sourires. Sûrement que l'endroit ne doit pas être le même à 2h du matin, mais ni plus ni moins que la rue du Cherche-midi (6ème) passée minuit... Et notons qu'ici, acquerir un loft à moins de trente ans et sans mise de départ est envisageable ... de quoi s'interroger sur les dires des envieux à propos des quartiers soi-disant non frequentables du proche Paris ...
Pas de panique.
Lorsque une amie vient d'acheter un bien immobilier non loin de la porte de la Villette, on est d'abord clairement sceptique à l'idée d'aller passer la soirée là-bas. 4 chemins ? Bonne Chance ! s'exclament les compères méfiants, non mécontents d'ajouter leur patte aux clichés revus et corrigés par le tout Paris intra muros. Advienne que pourra, allons-y.
C'est à peine arrivée que tout les a priori s'effrondrent : du monde, de la vie, des sourires. Sûrement que l'endroit ne doit pas être le même à 2h du matin, mais ni plus ni moins que la rue du Cherche-midi (6ème) passée minuit... Et notons qu'ici, acquerir un loft à moins de trente ans et sans mise de départ est envisageable ... de quoi s'interroger sur les dires des envieux à propos des quartiers soi-disant non frequentables du proche Paris ...
mardi 2 septembre 2008
16h. Rue Oberkampf.
On dit que les 2 choses que les clients retiennent dans un troquet sont le bar et les toilettes.
J'ai 20 minutes d'avance à mon rendez vous de 16h30, soif, et une légère envie de ******. Pourquoi donc continue-je à partir une heure à l'avance pour un trajet de 20 stations de métro ? Un parisien sait pourtant bien que le voyage ne durera que 40 minutes, diantre ! Obligée, contrainte et forcée de soulager mes 2 envies, je décide à contre coeur d'entrer dans le premier bar à vue. Leçon à retenir : ne jamais au grand jamais entrer pressée dans un bar quelconque car cela pose 2 problèmes -et non des moindres- : celui de l'obligation de consommer, et celui (le pire) de l'obligation de ******.
Commençons par utiliser les toilettes, toilettes qui biensûr ne ferment pas, et qui, évidemment, sont infestées de minuscules mouches (moucherons ?) volant autour du postérieur sans défense qui ne demande qu'à rentrer dans son chèr pantalon. L'affaire terminée, les mains ne cherchent qu'une chose : le savon, qui n'est plus, pour le coup nous aurions dû le prévoir.
Finissons-en. Commandons une eau gazeuse et fermons les yeux sur l'individu au teint écarlate nous fixant du bar, et semblant penser "si j'avais su, j'aurais mis des chaussettes".
Allons nous intaller en "terrasse", buvons notre verre, et partons chez ce satané kiné qui aura plus qu'un genou à détendre.
J'ai 20 minutes d'avance à mon rendez vous de 16h30, soif, et une légère envie de ******. Pourquoi donc continue-je à partir une heure à l'avance pour un trajet de 20 stations de métro ? Un parisien sait pourtant bien que le voyage ne durera que 40 minutes, diantre ! Obligée, contrainte et forcée de soulager mes 2 envies, je décide à contre coeur d'entrer dans le premier bar à vue. Leçon à retenir : ne jamais au grand jamais entrer pressée dans un bar quelconque car cela pose 2 problèmes -et non des moindres- : celui de l'obligation de consommer, et celui (le pire) de l'obligation de ******.
Commençons par utiliser les toilettes, toilettes qui biensûr ne ferment pas, et qui, évidemment, sont infestées de minuscules mouches (moucherons ?) volant autour du postérieur sans défense qui ne demande qu'à rentrer dans son chèr pantalon. L'affaire terminée, les mains ne cherchent qu'une chose : le savon, qui n'est plus, pour le coup nous aurions dû le prévoir.
Finissons-en. Commandons une eau gazeuse et fermons les yeux sur l'individu au teint écarlate nous fixant du bar, et semblant penser "si j'avais su, j'aurais mis des chaussettes".
Allons nous intaller en "terrasse", buvons notre verre, et partons chez ce satané kiné qui aura plus qu'un genou à détendre.
lundi 1 septembre 2008
Un nouveau sac ... pour la rentrée
"Le même que Johanna, mais en bleu marine". Non, le sac de l'an dernier n'est ni troué ni déchiré, non c'est juste pour faire plaisir, juste pour marquer le coup de la rentrée de Septembre, juste pour que la fin des vacances soit plus facile à digérer, juste pour faire durer le bronzage ... et pendant ce temps, nos placards se remplissent de vieux sacs neufs et à leurs côtés, bien rangées dans leurs boîtes, les paires de chaussures en cuir payées par mamie pour être beau à l'école, au bureau, en rendez-vous, et qui, bien évidemment, sont à 1001 lieues de la mode des 10 dernières années ... Conséquence logique, on file vite au magasin d'ameublement pour se procurer étagères, armoires archi pratiques, malles et cubes de rangement. Retrouver à tout prix la place perdue à cause de tous ces sacs de rentrée achetés et rangés dans la foulée. En fait, la floraison des magasins de meubles et de déco peut s'expliquer par notre tendance quasi pathologique à devoir absolument -sous peine de rater complétement l'année qui recommence- s'offrir à chaque rentrée sacs, tenues, chaussures, et fournitures en tout genre... La seule question qui restera en suspens : lequel du sac à dos ou de l'armoire est arrivé en premier ?
samedi 16 août 2008
Des JO sur la terrasse
"il n'était pas favori il était super favori, avec toute cette pression normal qu'il ai perdu" s'exclame le beau-frère quelquepeu contrarié par la ènième défaite française à l'heure des Jeux Olympiques.
Le plus stupéfiant, c'est sûrement de voir à quelle vitesse les foyers français se mettent à apprendre les règles de la lutte gréco-romaine, les motifs d'élimination à l'escrime, les 3 positions via lesquelles il faut rétamer son adversaire au judo pour gagner.
Et les profanes du sport, ceux qui n'ont jamais pratiqué à haut niveau, ceux qui croient que lorsqu'un sportif perd un match, un combat, une course il est mauvais alors qu'il nage, court, saute, combat parmi les meilleurs du monde, se mettent à donner des conseils a posteriori, à juger les perdants, à adorer les médaillés, à commenter les jeux comme d'anciens champions en titre.
Quand on pense qu'ils font tout ça assis sur la terrasse à fumer comme des cheminées et à boire comme des hippo.
Le plus stupéfiant, c'est sûrement de voir à quelle vitesse les foyers français se mettent à apprendre les règles de la lutte gréco-romaine, les motifs d'élimination à l'escrime, les 3 positions via lesquelles il faut rétamer son adversaire au judo pour gagner.
Et les profanes du sport, ceux qui n'ont jamais pratiqué à haut niveau, ceux qui croient que lorsqu'un sportif perd un match, un combat, une course il est mauvais alors qu'il nage, court, saute, combat parmi les meilleurs du monde, se mettent à donner des conseils a posteriori, à juger les perdants, à adorer les médaillés, à commenter les jeux comme d'anciens champions en titre.
Quand on pense qu'ils font tout ça assis sur la terrasse à fumer comme des cheminées et à boire comme des hippo.
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