"Noon, c'est pas vrai ! ? Toute seule ? Personne ne prendra le relais au volant ? "
Oui, toute seule, non pas de relais.
A croire que le temps des road trip à 6 dans la gova avec la ptite nièce sur les genoux de la mamie, à chanter la ballade des gens heureux est bel et bien révolu ... quelle tristesse. Pourtant la voiture, c'est le partage, c'est vogue la galère tous ensemble, c'est changer un pneu sur le bord de l'autoroute avec un souffle romanesque qui donne tout son sens à ce départ en vacances !
Oui mais non. Maintenant les vacanaces sont toutes prêtes, empaquetées, sous cellophane, avec une ouverture facile en haut à gauche et un emballage imperméable. Tout est réglé comme du papier à musique et gare à ceux qui voudraient, pour une fois, descendre sur la côte en voiture mécanique et sans GPS ... Ils se perdront, au mieux, ou ils tomberont en rade sur l'autoroute juste apres Valence, ils devraient prendre le train, c'est tellement plus sûr ... Sauf qu'un voyage en train c'est calme, c'est comfort, c'est lecture avec clim', mais ça n'est pas il nous reste 10h de route, on va s'arrêter acheter des sandwichs triangle (oui, ceux qu'on ne mange que sur l'autoroute), ça bouchonne au péage, ouvrez les fenêtres, allumez moi ma cigarette, passez moi l'eau (et par eau on entend le gros glaçon qui ne sera fondu qu'à l'arrivée) ... Bref, les vraies, les seules, les irremplaçables vacances.
vendredi 25 juillet 2008
mardi 15 juillet 2008
Une virée à Saint-Etienne
Au départ, c'est vrai, quand on pense Saint-Etienne, on a dans la tête Foot/pluie/ville minière, et minière rime avec galère, donc non, on n'est pas enchanté à l'idée d'aller visiter une amie installée là-bas. A gare de Lyon, une petite larme à l'oeil lorsque le train démarre ... Et puis 3heures plus tard, nous voilà arrivés dans une ville pluvieuse mais pas plus que là d'où on vient et surtout dans un appartement de 100 m2 aux plafonds hauts de 3mètres et quand on se dit "pour moi ça serait trop cher", on réalise tout à coup que non, au contraire, ici, on paye un 100m2 moins de 500€ contre 35m2 pour 700€ à Paris. Alors oui, on est en province, ici, pas de tout eiffel, pas de bateaux mouches, pas de métro, pas d'arrondissements, pas de bruits ... mais reste qu'à ce prix là, je suis déjà en train de me projetter dans une vie future à Saint-Etienne. Je travaillerai à distance, et au lieu d'aller aux dernières expo à la mode, je resterai dans mon immense appartement, je bricolerai, je cuisinerai .... Avec tout l'argent que j'économiserai (parce qu'ici les salaires sont quasi les mêmes que là haut sauf que la vie revient 2 fois moins chèr) je m'acheterai un pied-à-terre dans les quartiers chics de notre chère capitale où je pourrais si ça me chante passer quelques week-ends ; je pourrais sinon louer ladite studette à un étudiant plein d'espoir qui ne demandera qu'à emménager au 7ème étage sans ascenceur dans un quartier prisé de la capitale pour un loyer frôlant les 600€ par mois (le prix de mon 150m2 à Saint-Etienne)... Bref si je me décide à passer du 75 au 42, je serai propriétaire à Paris, cuisinière, bricoleuse, vivrai dans un appartement tellement grand pour moi ... Le rêve de tout parisien qui se respecte, alors un peu de patience.
vendredi 11 juillet 2008
Gare Saint Lazare, un vendredi 11 juillet
Première impression : la file avance curieusement vite ... première fois que j'assiste à ce type de miracle. 50 personnes devant moi deviennent en un instant 3 couples, 2 meilleures amis, 4 enfants et une mère célibataire. On s'habitue tellement à prévoir son après-midi pour retirer des billets de train ou changer de carte grise que lorsqu'on n'attend plus, on ne sait plus quoi faire en sortant de la gare/mairie/préfécture... bigre ! Je dois tuer le temps ... Prenons le métro et allons voir quelques amis. Et non ... Là était la faille du système : mouvement social à gare du Nord, pas de RER, obligée de prendre un bus de remplacement qui bien évidemment ne pourra jamais être suffisamment spacieux pour acceuillir tous les banlieusards sud de Paris ... Je savais bien qu'il ne fallait pas prendre de rendez-vous important aujourd'hui . Non, je ne me dis pas que tout ceci est un complot, je ne me dis pas que le personnel de Saint-Lazare a été gonflé pour faire illusion d'un système huilé... non ça ne peut pas être un complot, ne soyons pas si cynique. Attendons sagement le bus ...
jeudi 10 juillet 2008
18h30 au café Ruc
6€50. ça n'est pas faute d'avoir demandé la carte pour connaître les prix avant de commander. Mais non ça ne sert plus à rien : la moindre boisson à bulle commandée à Paris se paye le prix d'un poulet rôti avenue de Clichy. Plus le choix, obligée de commander : ça n'est plus l'heure du café, seule consommation à moins de 3€ et les autres doivent me rejoindre ici, alors je ne peux pas leur donner rendez-vous maintenant au bar tabac en bas de ma rue, où là, oui, c'est possible, pour 6,5€ on mange ET on boit ! En fait, flâner à une terrasse de café parisien est devenu un luxe, c'est limite si les passants ne nous jugent pas ... "vous vous avez les moyens de vous assoir ailleurs que sur un banc pour lire le dernier Glamour". On se plaint de ne pas boucler les fins de mois mais on dépense la moitié de notre paye en salade fraîcheur assis sur les terrasses du centre... Enfin, on se dit que demain sera différent, soit on pensera à se déporter vers les quartiers qui vivent et non plus ceux qui plument; soit mettre en place un traffic de boissons fraîches vendues sous le short, au moins pour désaltérer notre prochain ! En tout cas il va falloir agir, j'ai soif et il ne me reste plus que 2 pièces de 2
mardi 8 juillet 2008
Dans le noir
Je ne veux pas savoir
Je ne veux pas avoir
Je ne veux plus croire
Je veux pouvoir
Les voir
Les revoir
Et ne plus choir
Dans le noir
Je ne veux pas avoir
Je ne veux plus croire
Je veux pouvoir
Les voir
Les revoir
Et ne plus choir
Dans le noir
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