vendredi 12 septembre 2008

Une expédition au Pont de Courbevoie

20 minutes. 20 minutes de marche, ou 20 minutes d'attente pour que le bus démarre. Pourtant Courbevoie est la ville des Hauts-de-Seine juste derrière Neuilly (ligne 1) et à côté de Levallois (ligne 3). Sauf que Courbevoie a été puni, pas de RER, pas de métro, pas de tram' direct, seulement un train de banlieue et des bus qui, à partir de 21h, partent toutes les 20 minutes. Et pendant qu'on fait mine d'écouter sa chanson favorite du moment et de lire le recueil de nouvelles récemment subtilisé, on rumine, on compte les minutes perdues à attendre, on imagine être allé visiter quelqu'un d'autre, ailleurs, intra muros, ou en trajet direct.
Le pire c'est sûrement qu'on ne s'habitue jamais à cette longueur, à cette attente, à ces retards d'horaires; on ne s'habitue jamais à la perte de temps, on ne se dit jamais que ça sera l'occasion de louer des pavés à la bibliothèque, non, en partie parce que les pavés pèsent trop lourds dans le sac et sont donc intransportables au quotidien. Comment passer le temps ? La musique, on la passe en boucle depuis ce matin; le coup de fil à un ami ? C'est impoli, et on déteste ceux qui font subir leur conversation aux 50 passagers du bus; un bon moyen de passer le temps : faire des listes, des plans, des projets, des comptes, et en haut de la 1ère liste il y aura inscrit en lettres capitales : alternatives au bus.