vendredi 31 octobre 2008

Un ciné solo ?

Oui on assume, oui on a quand même des amis, mais oui, parfois on aime se faire une toile tranquille et pouvoir engloutir le paquet de pop corn au caramel tout seul.
Bien sûr que partager un moment de cinéma à plusieurs est un vrai plaisir, mais passer 2h en tête à tête sur grand écran avec Quentin, Steven et autre Pedro, c’est quand même autre chose.

Calé à la bonne place, parce que cette fois on est seul donc on peut se mettre où on veut, on se sent porté par la magie du 7ème art, celui qu’on oublie faute de gagner assez pour se permettre d’aller voir tous les films qui sortent.

Alors puisqu’aujourd’hui on s’est levé tôt et qu’on à du temps à passer avec soi-même, on décide de se faire la séance de 11h, elle est moins chère que les autres et surtout, à cette heure ci, dans la salle, il n’y a que des gens comme nous : qui refusent de faire la queue un dimanche après midi pour voir le dernier Block Buster, qui disent définitivement non aux après-midi pluvieuses soldées par une queue d’une heure devant les cinémas des grands boulevards.

Nous, quand il pleut, on reste à la maison, on se fait du chocolat chaud, et on rattrape notre retard cinématographique en matant les uns après les autres tous les chefs-d’œuvre des cinq dernières années.

Na !

Nausicaa Ferro
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jeudi 30 octobre 2008

La femme la plus importante de la capitale ?

Nul besoin de devenir sénateur pour peser à cette heure, il suffit d’entrer comme vendeuse prêt-à-porter à la galerie marchande du bon côté, rive gauche bien sûr. Et oui, la vendeuse qui nous conseille sur le pantalon taille haute qu’on hésite à s’offrir vient de vendre trois tenues de gala à tel député maire, une paire de chaussures à tel conseiller et un collier de perles à tel femme de pour une soirée de charité.

Cette vendeuse là connaît l’agenda du tout Paris qui s’affole, elle est mieux rencardée que la présentatrice du journal télé sur la journée de la ministre, elle connaît même les adresses des grands de ce monde (on ne paye plus en chèque, enfin !).

Postée devant la cabine d’essayage, elle sera celle qui donnera le look à la prochaine candidate, qui choisira la cravate que monsieur le conseiller portera lors de sa réunion; c’est elle qui fera couler l’encre qui critiquera ou complimentera ce tailleur gris souris, classique mais tout à fait contemporain ; elle encore qui est à l’origine de cette nouvelle couleur de cheveux, tellement plus moderne, et qui va beaucoup mieux avec le nouveau genre de sa cliente.

Grâce à elle, les grands puissants se sentiront exister autrement que par leur fonction et ce passage éclair dans cette galerie marchande deviendra pour eux un moment de détente presque total.


On sait désormais où se balader pour croiser la haute société.

Nausicaa Ferro.

mercredi 29 octobre 2008

Des enfants à Paris ? Fastoche

Une copine baby-sitter revient de sa garde d’enfants hebdomadaire. Quatre fois par semaine, elle va chercher les enfants d’une jeune trentenaire à la sortie de l’école, dont une fois à 16h30 pour ne pas que les petits restent tous les jours à l’étude.
Deux garçons. 8 ans, et 5 ans. Deux teignes, évidemment. Et pour rajouter à la difficulté, la petite famille vit dans un petit 4 pièce près de la Bastille.

- « En fait le plus dur, ça n’est pas tant de trouver des activités, le plus dur c’est de les mettre en application sans désastre. Tu vois cet après-midi, les petits voulaient faire du vélo … très bonne idée, très sympa, mais où ? Où puis-je les amener sans avoir peur qu’ils soient frôlés tous les 100 mètres par une voiture de luxe pressée ? Non non, les sortir c’est dur, et en même temps s’ils restent enfermés, ils me font la misère toute la soirée… non je pense qu’il faut leur acheter des vélos d’appartement, c’est bien ça ».

Non pas que Paris ne regorge pas de trésors que les enfants découvriront d’année en année, appréciant de plus en plus la ville musée, la ville histoire, la ville magique, mais en dessous de 10 ans c’est difficile, il faut vivre non loin d’un square en s’assurant que ce dernier comporte assez de jeux et surtout, d’autres enfants (évitons de présenter trop vite les gosses à Maurice, le poivrot du quartier, qui décuve chaque soir dans le square d’à côté).

Paris famille oui, mais penser à s’offrir une maison de ville, minimum.

Nausicaa Ferro.

mardi 28 octobre 2008

A trois dans un studio ?

Samedi soir, 21h30. Avenue de Clichy. Un pub aux prix raisonnables (le soda à moins de 4€, c’est fou non ?). Une table en terrasse, 6 fourchiens * boivent l’apéro en rentrant du boulot.

- « Et toi tu habites où ?»
- « Juste à côté, rue Legendre »
- « Avec Aline ? »
- « Oui, et Sofia, elles habitent à la maison pour un moment »
- « Ah d’accord, il fait combien ton appart’ ? »
- « 35m2, mais il est très bien aménagé, on peut même y dormir à 4 à l’aise »
- « Je vois, nous on est 4 dans 39 m2, avec un chien en prime »
- « En même temps plus on est de fous… »
- « C’est sûr, c’est les plus belles années »

Et soulignons que la vie à 3-4 dans 25 ou 30m2 n’est pas rare à la capitale. Entre le copain venu faire un stage pour 1 mois, la copine qui vient d’arriver et qui n’a pas trouvé d’appart, ou celle qui ne savait pas que Neuilly Plaisance était aussi loin de son travail, on arrive vite à un groupe de rock partageant un studio au 4ème étage.

Vivre à plusieurs sans chambre séparées, c’est un bon moyen de savoir si 1/ on est capable de prendre sur soi lorsque, après avoir nettoyé la salle de bain toute la matinée, Josiane se coupe la frange devant le miroir, tapissant ainsi les carreaux blancs de somptueuses chutes de cheveux noires ébène. 2/ on supporte les convulsions et autres cris nocturnes de nos compagnons de sommeil 3/ on parvient à manger autre chose que des pâtes au beurre pendant la période de vie commune.

En fait on pourrait croire que ce genre de situation est ennuyante, parce qu’un tel n’a pas la même notion de l’espace que l’autre et que Louisa ne fait jamais la vaisselle alors que Georges vide le frigo en quelques heures… mais non. La vie à plusieurs reste un bon moyen de sortir de son confort pour retrouver des parties de rigolade oubliées depuis l’internat…

Bref, au-delà d’un petit chez soi, par delà un grand chez les autres, vivons dans un petit chez moi avec plein d’autres.

* parisiens vivant à La Fourche

Nausicaa Ferro.

lundi 27 octobre 2008

Une après-midi au musée ?

En tant que parisien, on se sent de temps en temps obligé d’aller à l’expo courue par le tout Paris qui se cultive. Cette fois c’est la bonne, on se lève, on se prépare, et on rejoint les amis à la sortie du métro Champs-Elysées pour aller voir la dernière expo du grand palais, celle qui fait du buzz depuis 3 semaines « une première interplanétaire, certains viennent de Moscou pour la voir ! ».
On se place en bout de queue et lorsqu’on arrive à mi parcours, un vigil nous annonce qu’on n’attend pas pour la bonne expo, notre file à nous est derrière le palais « là-bas, c’est indiqué ». On se dirige, vite (comme si ça nous ferait entrer plus rapidement) et bien sûr on arrive devant une file longue de 2h30. Restons zen. Il est pile l’heure de manger alors allons nous ravitailler dans la buvette du métro, on est en ensemble, alors même si on avance d’un mètre toutes les 20 minutes, tout va bien.

Parvenus à entrer dans le palais (il est 16h30), nous pénétrons enfin dans la première salle d’expo. Même si on se bouscule, même si la dame ici s’est postée devant nous sans complexes, même si les enfants des uns et des autres courent et crient à travers la pièce, l’expo est magique. Nous voilà projetés deux heures durant dans l’Univers de Pablo, lui qu’on connaissait si mal parce que justement, on ne va jamais voir d’expo. Deuxième, troisième, quatrième salle, on descend maintenant l'escalier qui nous mène vers les trois dernières cavernes au trésor ... On passe deux heures à flotter dans un univers poignant, entraînant, amusant. Deux heures de flottement dans la cohue des dimanches parisiens, deux heures de calme et de finesse.

Même arrivés à la boutique, notre pas ne s’est pas ralenti, quelle bonheur de marcher lentement, de revenir en arrière, de faire des gauches droite-droite gauche, de prendre le temps…

C’est promis, à partir d’aujourd’hui, on se cultive tous les dimanches !

Nausicaa Ferro.

vendredi 24 octobre 2008

Des chaussures dans le sac ?

Dans la ville où l’on passe plus de temps à marcher, courir, sauter derrière les bus/métro/tram, qu’à profiter du repas entre amis, le bon style est de rigueur. Oublions les joggings et autres baskets grisâtres… le jean s’impose, tel un envahisseur sans pitié, et avec le jean, les talons de 20 centimètres, au bout effilé (euphémisme pour qualifier une chaussure deux fois plus étroite que le pied). C’est beau, c’est classe, mais ça fait très mal, et ça devient limite une torture arrivée l’heure du déjeuner.
Pour pallier ce problème central dans la vie d’un citadin, ne jamais au grand jamais oublier ses chaussures de secours, alias les ballerines noires en tissu cachées au fond du grand sac (il parait également indispensable de disposer d’un sac assez profond pour tenir une paire de chaussures sans le déformer laidement).
Ainsi, les citadines chics et branchées pourront faire illusion d’une résistance forcenée aux talons de fétichiste en se gardant bien de révéler leur terrible secret, à savoir qu’elles ne gardent pas lesdits souliers toute la sainte journée.

Oh rage ! Oh désespoir ! Elles ont dupé tout le monde, elles ont menti ! Elles ne passent pas leur journée haut perchées, mais à plat, en courant après l’heure et les pauses-déjeuner !

Désormais on sait pourquoi les mini sacs de sport ont fait un buzz dans les grandes villes…

Nausicaa Ferro.

jeudi 23 octobre 2008

Il existe, je l'ai vu !

11h. arrêt Duroc. Un homme arrive au bout du quai, trainant derrière lui un diable et trois caisses empilées… rouge bleue bleue … qui est cet homme ? Un citadin revenant du marché ? Erreur ! Oh la débutante ! Non, ce cher monsieur est le père noël du métro… le réapprovisionneur de la machine à sucreries, celui qu’on attend quand plus de barres aux noisettes, ou pénurie de sodas à l’heure du creux de 10h/16h/1h… lui ! Il existe !
Calme, il récupère les dizaines de pièces données en échange d’un goûter ou de rien, perdues parce que manque de bol, juste à ce moment là le métro arrive, et qu’on préfère le prendre plutôt qu’attendre le prochain (2 minutes plus tard)… combien de pièces de 2€ perdues entre 2 changements ? Combien de soif non assouvies pour ne pas attendre le wagon suivant, de peur de tomber pile à ce moment-là sur un incident voyageur …
L’homme remplit les machines, le sourire aux lèvres, sûr du rôle capital qu’il a à jouer dans le bon déroulement de la journée des voyageurs en commun…

Autour, on l’observe, on espère que tout à coup, il se mette à distribuer gracieusement les bonbons et autres jus de fruits, juste pour égayer notre journée, juste pour remplir jusqu’au bout son rôle de papa noël…

Et non, ce moment n’arrivera pas… tant pis, on croquera dans notre pomme cachée au fond du sac, juste à côté du blush, et de la paire de ballerines.

Nausicaa Ferro.

mercredi 22 octobre 2008

Une tatin à Montparnasse

Montparnasse. Envie de dessert. Vite vite, prenons une place en terrasse, ici la carte des desserts est appétissante et il reste une table pour deux à l’extérieur…
Notre serveur arrive ; typiquement parisien, un accent à couper au couteau, une gueule d’amour, et des blagues drôles qui deviennent trop rapidement lourdissimes.

- « La dame avec moi prendra une tarte tatin »
- « La dame ? La jolie dame, la demoiselle, la madame … prendra donc ? »
- « Une tarte tatin »
- « Une tatin pour la jolie dame »
- « Oui, et une carafe d’eau s’il vous plait »
- « Ah, pas sûr la carafe d’eau ! Ah ah ah »

Lourd. Le pire c’est que pour manger et boire, nous sommes désormais dépendantes de ce garçon. On ne peut pas lui échapper, ni à lui, ni à ses blagues vaseuses qu’il n’hésite pas à dégainer dès qu’il nous apporte les assiettes, puis les couverts manquants, puis la carafe d’eau, puis les verres manquants … lorsqu’on fait un tour aux toilettes, il a passé le mot au barman qui nous appelle « mademoiselle jolie », ce qui est certes très touchant, mais néanmoins gênant quand c’est hurlé à travers le restaurant et répété à la sortie des toilettes.

Heureusement que la tatin était succulente, on reviendra.

Nausicaa Ferro.

mardi 21 octobre 2008

Un métro plus beau

Samedi soir, 21h. Prendre la ligne 2 direction Nation à place de Clichy.
Se motiver, être enjoué, cesser dormir debout en attendant les 3 minutes qui nous séparent de l’arrivée du métro. Et tout à coup, sans crier gare, un sourire se pose sur le visage : le wagon qui arrive est flambant neuf … des portes qui s’ouvrent automatiquement ; des vitres en pied qui permettent d’admirer la gare du nord par-dessus laquelle on passe quand le métro devient aérien ; un silence automatisé, des sièges aux couleurs saillantes. Le bonheur.
On entend désormais les conversations de nos voisins. Lui vient de l’île de Ré mais se plait bien à Paris ; elle pense que Paris est une trop grosse ville et qu’elle préfère retourner à Perpignan. Lui jure à sa copine qu’elle a les plus beaux yeux de la terre ; elle promet qu’elle sera à l’heure demain matin.
Et cerise sur le gâteau : la voix venant de nulle part et qui annonce chaque arrêt parcouru … une voix d’homme suave et rassurante « Barbès-Rochechouart … Barbès … Rochechouart » telle une mélodie dans la nuit des tunnels sombres du métropolitain …

Non vraiment, tout change avec un métro plus beau … les gens, les tags, les rues désertes, tout devient magique quand on l’admire d’un wagon panoramique.

Nausicaa Ferro.

lundi 20 octobre 2008

Une place au soleil

Avant de s’offrir un bungalow au sud de l’Océanie, il faut savoir, lorsqu’un rayon de soleil pointe le bout de son nez à Paris, prendre une place sur un banc ensoleillé dans le square à côté de la maison …
Curieux phénomène : dès qu’il fait beau hors saison estivale à la capitale, si on se balade sur les sentiers des jardins artificiels, on peut admirer tous les gens qui s’agglutinent sur les bancs ensoleillés en délaissant les tristes chaises ombragées ; au soleil, c’est le parc d’attraction, les gaufres, les sourires, à l’ombre, c’est le néant et les pigeons… comme si, non moins sûrs de revoir ce cher soleil avant des mois, on lutte pour profiter de la chaleur, de la lumière claire, de ses lunettes de soleil, et surtout de son amoureux (ah oui, très important l’amoureux, et très attendrissant de les voir main dans la main, les yeux fermés face au soleil, sourire béat et joues gonflées).
Pourtant, Paris sous le soleil, ça n’est pas vraiment Paris. Même si tous les citadins sont adeptes de la phytothérapie, il n’en reste pas moins que leur chère ville n’est pas Rio, et quoiqu’ils puissent dire ou faire, les 50 jours de soleil par an ne deviendront pas 100, ne rêvons pas, nous n’habitons pas à Nice … mais aimer Paris, n’est-ce pas l’aimer sans conditions ? Avec sa pluie, son froid, ses parapluies, les chaussures mouillées, et ses vents glacés ?


Paris sans la pluie, ne serait-ce pas comme une fête forraine sans prix exhoritants ? Trop de rêve tuerait le rêve ...

Nausicaa Ferro.

vendredi 17 octobre 2008

Mon manège à moi ...

De jour comme de nuit, on ne peut pas rester stoïque devant un manège ; il agit comme une machine à remonter le temps, et voilà que tout à coup on se demande quel engin on aurait chevauché, l’avion, le vélo, le paquebot, le cheval, ou la voiture … la monture choisie en dit long sur une personnalité, sans parler du pompon à attraper pour gagner un tour gratuit ; en général, c’est toujours le même enfant qui l’attrape, celui qui ne veut pas descendre du manège, celui qui veut à tout prix rester dans un monde plus enchanté…
Messieurs les fabricants de jouets pourront penser à des dizaines de nouveaux jeux vidéos, à des poupées encore plus vraies que nature, à des basket ultra cool, le manège gardera sa place de choix pour amuser les petits et les grands… et au creux de la ville grise et bruyante, au milieu d’une place, caché derrière des bosquets, le manège trône comme une preuve que tourner en musique autour d’une colonne fantastique suffit pour rendre tout le monde enjoué. Le plus drôle, c’est sûrement les parents qui, tantôt joyeux, tantôt inquiets, restent à côté du manège magique pour accompagner, encourager, mettre en garde leur bout d’chou riant aux éclats.
N’oublions pas les amoureux qui squattent les bancs devant lesdits manèges en se disant que la vie, c’est beau, scotchés devant le jouet en marche, le sourire super collé à leurs visages béants de bonheur et d’attendrissement… ça n’est pas qu’on les déteste ou qu’on ait envie d’être à leur place, c’est plutôt que trop de bonheur exprimé est limite malpoli, voire indécent ; gardez vos langues dans vos poches et laissez votre place à la mamie qui a piqué une chaise au marchand de barbe à papa, juste histoire de signifier qu’elle veut absolument admirer le jeu des chevaux et qu’elle n’ira pas s’asseoir au banc s’à côté (il n’est pas juste devant le manège).

Sans exagérer les manèges provoquent trop d’euphorie, et ça tranche tellement avec la bougonnerie habituelle qu’on a comme l’impression de se retrouver dans le terrier du lapin blanc, n’est-ce pas Alice ?

Nausicaa Ferro

jeudi 16 octobre 2008

Des sushis à la pelle

Depuis qu’on a appris que l’île d’Okinawa comptait la plus grande proportion de centenaires pour 1000 habitants, on ne jure que par la cuisine japonaise… a fortiori ça veut dire collectionner tous les prospectus déposés dans la boîte aux lettres et tester un à un tous les livreurs de sushis du quartier. Un coup par prix, un autre par menu, et cette fois par choix de yakitoris/californien maki/ sashimi… en fait on mange tous les jours japonais en se répétant que comme ça, on se sent mieux, plus sain, moins imbibé de l’huile du poulet grillée habituel ou de la crème des penne du bar au coin de la rue … et en plus d’être beau et bien, on est fashion. Parce qu’il ne faudrait pas négliger l’effet de mode dont profite la cuisine nipponne ; même les consoles de jeu nous apprennent comment rouler les makis. On en oubli presque le savoir-faire traditionnel, si bien que lorsqu’on se fera livrer du sushi fait au riz basmati (oh l’erreur ! oh le débutant !), on ne sentira pas la différence… si Robert, notre aubergiste du midi, avait osé cuisiner son bœuf bourguignon avec de l’endive, ou son pot-au-feu avec du brocoli on aurait crié à l’assassinat, mais le basmati avec la sauce sucrée, ça passe toujours… le biais à long terme ça sera de ne plus jurer que par le le cru (pour que les vitamines restent intactes) les cures de raisin blanc (pour nettoyer le corps de ses agressions), la mise en quarantaine de tout ce qui rime avec viande rouge, dessert au chocolat, biscuit sablé, et surtout l’oubli définitif de l’alcool ou tout autre spiritueux très mauvais pour la zenitude du corps…

Bla bla bla, on critique, n’empêche que ça fait une heure qu’on attend le livreur et que la faim commence à gronder …

Nausicaa Ferro

mercredi 15 octobre 2008

Un carpaccio à 5h du mat'

Sortie de soirée. Grosse faim. Trouver une solution. Penser vite. Téléphone connecté à Internet, taper sur le moteur de recherche « restaurant ouvert nuit Paris ». Résultat : un resto de viande ouvert à 10 minutes de la maison. Ô joie, ô allégresse, on saute dans le premier taxi et on roule à la vitesse de l’éclair jusqu’au sacro-saint restaurant.
A 5h du matin, ceux qui peuplent les seuls restos’ ouverts sont (dans le désordre), les clubbers, les travailleurs de nuits, les amants affamés, les solitaires insomniaques, les copines larguées, les touristes joyeux, les noctambules insoumis … ambiance romantique, étrange, chaleureuse, détendue. Tout ça est d’autant plus surprenant que dans ce genre d’établissement franchisé, il n’y a jamais de place pour l’improvisation, ou toute autre forme de détente, mais à 4h du matin, tout est différent, même les serveurs sont sympas, alors que si l’on vient ici à 20h, ils nous oublient ou nous amènent toujours la mauvaise garniture… en fait sans faire l’apologie de la vie après minuit, il est clair qu’elle est bien plus douce, moins agressive, plus simple, moins hypocrite que l’autre… comme si la nuit réveillait en nous la personne qui ne se cache pas derrière des grognements à la caisse du supermarché, celle qui décide de sourire plutôt que de se forcer à envoyer paitre les rares effrontés qui veulent faire ami-ami à la machine à café… bref, la nuit nous rend gentil, tel des oursons blancs et chocolat dans un monde lacté enchanté.
On commande donc le carpaccio à volonté et bien sûr touts les garnitures existantes sur la carte, de la salade mixte au gratin de pomme de terre en passant par le riz et la ratatouille.
On sourit à l’idée qu’on ne va pas tarder à gloutonner.
On arrête le temps autour de deux assiettes remplies et débordantes, on parle de nos vies, différemment, on parle d’eux, d’elles, de tous, et on sauce la fin du plat …

6h. Nous sommes repus, vaincus, dodus. Rentrons dormir.

mardi 14 octobre 2008

Un déménagement ? Toujours prête !

Toujours prête oui, pas le choix. Il faut s’entraider entre piétons …
Première étape : vider l’appartement, en se rappelant qu’il ne faut pas tout jeter (jeter c’est la solution de facilité, on jette tout on rachète tout, mais non, pas cette fois, cette fois on garde, on emballe, on déplace, on porte, on sue, on grogne, mais on garde). Appeler un copain véhiculé et lui promettre que ça ne sera pas trop lourd, que la voiture 2 places suffira amplement, que promis, on l’invitera à diner la semaine prochaine (dîner champagne ça te vas ?)
Deuxième étape : monter les cartons au 6ème étage sans trop broncher, ne pas s’arrêter au 3ème pour appeler au secours les voisins, ne pas faire tomber le sac plein de CD, ne pas lâcher le canapé désossé, ne pas perdre le rythme, on monte, 4, 5, 6, on y est.
Troisième étape : retourner à l’appartement vide (en essayant de garder ses larmes, de ne pas repenser à Luc, le musicien perché avec qui on a vécu dans ces murs 6 mois durant, ne pas ressasser la rupture avec Jo, à coup de pull jetés par les fenêtres, ne pas repenser à l’aventure avec Paul, le beau barman du troisième qu’on craint de croiser depuis…) et le nettoyer, de la vaisselle entassée depuis 4 jours, à la baignoire, en passant par les murs, légèrement marronnés depuis les 120 paquets de cigarettes fumées lors des soirées pyjamas endiablées.
Dernière étape : partir. Fermer la porte blindée, dire au revoir au digicode en panne depuis 3 mois, saluer la gardienne qui nous a aidé à nous servir du vide ordure, toquer à la porte de Gabrielle, notre voisine du 4ème, qui nous a souvent prêter de l’huile d’olive (pour les pâtes au pesto, plat unique et partagé avec tous les potes depuis l’emménagement).

Commencer une nouvelle étape quelques arrondissements plus loin, et cette fois, éviter de se dire que ça ne sert à rien de décorer, poser des étagères, peindre, acheter un lit, puisque on ne reste pas … cette fois on reste.

lundi 13 octobre 2008

3000, 25, 10

Nous y sommes. La fameuse et tant attendue soirée d’anniversaire qui fête les 25 ans d’une grande marque de fringues fashion. Des invitations cousues de fil d’or, des limousines, un staff déguisé en valet du 18 ème, la soirée s’annonce grandiose … on se laisse déposer devant un entrepôt de 3000 m2, le style destroy est réussi, l’agence qui a mis sur pied la soirée semble s’en être très bien sorti. Une immense salle, des écrans géants, un DJ au top de sa carrière, une musique planante : touts les ingrédients sont là pour que demain on ne parle que de la soirée d’anniversaire de %%%%%%%.
Sauf que.
Sauf qu’on a oublié que les deux choses primordiales d’une réception sont l’alcool, donc le bar, et les commodités, donc les toilettes. Cet oubli ne sera pas des plus anodins, car 20 serveurs qui s’occupent de 2500 personnes, c’est un peu (juste un peu) limite.
Concrètement ça veut dire que dès que l’on voudra profiter de l’open-bar, on devra attendre une trentaine de minutes agglutiné derrière une file d’attente formant un escargot géant. Accessoirement, les serveurs en place tirent tous une gueule de 6 pieds de long, et ne servent d’un fond de vodka dans les gobelets en carton. Il est donc impossible de se saouler, ou du moins d’être guilleret puisque chaque verre demande 30 minutes d’attente, et ne contient qu’un fond d’alcool coupé au soda …
Non loin de là, au fond de la salle, derrière le fumoir, on trouvera les toilettes. Etant donné que le lieu a été crée pour l’occasion, on a été obligé de créer des toilettes : ce sont donc des toilettes préfabriqués en plastiques (les mêmes que ceux des chantiers) qu’on trouvera, au nombre de 10 (pour 2500 personnes). Disons clairement que la 2ème soirée se passe dehors, entre la cour et les toilettes, puisqu’aller faire pipi prend au minimum 20 minutes –en même temps on abuse, on devrait trouver ça géant de faire des rencontres en attendant de faire sa p’tite commission …
C’était sympa, vraiment, ça avait de la gueule, mais rien à voir avec la soirée de l’année ; l’agence s’en fout, puisque ce qui compte c’est que les images filmées retranscrivent une ambiance de folie pour que les clients espagnols restés au siège soient satisfaits et pensent être les maîtres incontestés de la soirée fashion-destroy in paris... sweet sweet lies.

vendredi 10 octobre 2008

Du monde sur la piste

19h30. 4ème arrondissement. Un bar/restaurant invite un groupe à jouer au fond de la salle ; deux guitares sèches, trois voix, pas de scène. A la troisième chanson, le serveur demande à l’un des musiciens de « baisser la sourdine, pour que les gens mangent tranquilles et puissent parler ».
Les musiciens s’exécutent, devenant ainsi des metteurs d’ambiance, des chanteurs de fond au sens propre et figuré, mais plus des artistes qu’on vient écouter sciemment.
Le 4ème arrondissement reste le quartier le plus faussement folk de la capitale. Ça se donne des airs, ça crée des boutiques hippie chic, ça ouvre des bars détente, ça se balade dans les rues ; mais ça coûte 3 salaires en loyer, ça accueille la nouvelle émission de real tv, et ça demande au groupe live de baisser le son…
Peu à peu le groupe parvient à s’imposer musicalement et à faire groover la salle, des passants s’arrêtent pour écouter le son émanant du fond du restaurant, quelques couples se mettent à danser, et l’alchimie opère…
C’est sans compter les vapeurs d’alcool mélangées au patchouli de ces dames, lui-même encadré par les effluves des danseurs, qui peu à peu donnent à cette soirée une véritable odeur de fête…

jeudi 9 octobre 2008

Chez le perceur

Quand la meilleure amie vous demande de la rejoindre devant le forum des halles vers 18h30 après une journée mouvementée, on hésite une bonne minute, puis, dans un instant soudain de motivation, on dit oui, solidarité féminine oblige.
Mini crise de nerfs à Saint Lazare, bousculée, malmenée, engueulée par le tout Paris, on arrive enfin au lieu de rendez-vous. Personne. Vive les portables, il faut l’appeler 3 fois pour qu’elle nous indique le nouveau point de rencontre. Restons calmes.
Dirigeons-nous chez le perceur au coin de la rue pour tenter d'ajouter à sa collection un anneau d'argent noir.

NB : les perceurs semblent vivre dans un univers parallèle, fait de tatouages, trous aux oreilles de 20 cm, ornements en tout genre, et coupe de cheveux démentielle.
La perceuse nous accueille sur le pas de la boutique, la cigarette à la bouche (percée 2 fois), et nous demande ce qu’il nous fallait avec un regard (percé) aimable.
Pour les anneaux, on entre en boutique, elle nous présente les différents modèles en nous assurant que notre vieux trou au nez sera assez large pour recevoir un anneau de cette taille.
Pourquoi, alors qu’on se méfie sans cesse de tout le monde (à tord ou à raison), fait-on soudainement confiance à un perceur de Châtelet, en lui confiant les yeux fermés notre nez si précieux ? Aucune idée, reste que le perceur passe 10 minutes à nous enfoncer son maudit anneau dans la narine trop petite, et que sortie de là la meilleure amie n’a plus envie de rien, à part rentrer et retirer l’objet de torture.
Rentrons à pied, ça fera évacuer.

mercredi 8 octobre 2008

Music please

Un rien suffit pour métamorphoser un triste trajet en métro, pour rendre l'attente d'un RER quasi magique, pour adorer marcher sous la pluie, ou pour aimer les embouteillages de 19h : un casque, une chanson, et de faux instruments pour battre la mesure.
"Quand cette musique arrive dans ma playlist, c'est comme si je devenais le personnage principal d'un film noir, ou la star d'un clip".
Des bass, une mélodie à la guitare, une voix rauque, un cri de bête, et plus rien ne compte, seulement ce moment à part, comme si on sortait de la foule, comme si on s'élevait un peu plus haut, comme si tout était différent au son de ces notes-là.
Et en traversant la ville sous la terre, en changeant de métro, en traversant l'affluence, on se sent tout à coup plus fort, plus libre; plus rien ne nous contrarie, pas même cet homme qui marche trop lentement, pas même cette dame assise alors que le wagon va éclater, pas même la dispute avec le patron, pas même l'accrochage avec ce chauffard.
Peut-être que si les chanteurs de rue étaient plus nombreux la ville prendrait une autre dimension; peut-être qu'une ville musicale changerait l'atmosphère, peut-être que si à chaque coin de rue on entendait un djembé on deviendrait plus aimable...
Plus de musique, mais une condition : pas d'accordéon.

mardi 7 octobre 2008

Un ptit dèj' avant de dormir

6h du matin. Enfin rentrée. Après la marche difficile dans les pavés de la vieille ville, perchée sur de trop hauts talons; après le 1er métro quasi-vide qui s'éloigne sans bruit dans les longs tunnels de la cité; après s'être difficilement déshabillée, démaquillée, désapprêté; après s'être remémoré les instants clef de cette si bonne soirée; après avoir déssaoulé; vient le temps du petit déjeuner.
Prolonger ce moment de vertige encore humide d'alcool, rester quelques minutes de plus oiseau de nuit pour retarder le moment de rentrer au nid.
"Il n'y a rien de mieux qu'un petit déjeuner hors horaires". On a comme l'impression d'être privilégié; et au moment de tartiner la brioche de confiture, on sait que ce moment sera à part, volé aux autres, à ceux qui dorment déjà depuis des heures et qui demain se lèveront tôt pour aller au marché.
Une théière, quelques viennoiseries, un peu de sucre, et voici devant nos yeux ébaillis ce qui semblait manquer depuis la sortie de club : du réconfort, de la chaleur, et un pyjama.

lundi 6 octobre 2008

La pomme de terre et le fromage

19h. Rayon charcuterie d'un hypermarché à la Défense. Faire les courses pour la raclette du soir, ne rien oublier, ne pas partir avant d'être passé en caisse, même si la trentenaire chic devant nous est horripilante de lenteur. Porter son kilo de pommes de terre sans broncher, arriver à la maison, et commencer la mise en place.
C'est fou comme quelques pommes de terre, un peu de fromage fondu et un plateau de charcuterie peuvent rapprocher les gens. "On ne se connaissait pas, puis on s'est rencontrés à une soirée raclette, le courant est passé tout de suite". Normal. Comment rester associable autour d'une table à raclette ? La convivialité s'y impose, et plus que ça, c'est la disparition des barrières qui a lieu tout à coup. On ne parle plus de boulot, plus de salaire, plus de choses sérieuses autour d'un fromage fondu sur une tranche de coppa.
Le plus drôle c'est sûrement tous ceux qui, quand ils ont entendu "soirée raclette" se sont bon en mal en imposés en force parce qu'évidemment, tout le monde n'a pas le fameux, le convoité, plat à raclette, qui remplace pour certains la cuisine équipée; "raclette chez moi ce soir?" et ça suffit pour devenir l'hôtesse préférée de la bande, à quoi bon s'entêter à prépare du poisson en papillote ?

vendredi 3 octobre 2008

Une de perdue

22h30. Nanterre préfecture, au 13ème étage d'un immeuble des années 80, entre désuétude et modernité.
"La soirée est annulée".
La soirée que tout le monde attendait depuis le lundi, qui devait créer l'évènement, la soirée pour laquelle on s'était préparé, la soirée où l'on s'apprêtait à partir est annulé 1h avant son commencement.
Que faire ? On reste assises 10 bonnes minutes, complètement abasourdies par ce qu'on vient d'entendre :
- "Comment peut-on annuler une soirée prévue depuis 2 semaines 1h avant qu'elle démarre ?"
- "Les pauvres organisateurs ils doivent être vert, tout ce travail pour rien."
On se dit que si l'on avait su, on aurait fait les courses, on serait resté devant la télé du jeudi soir, en mangeant des pizzas; on se dit que maintenant on est obligé de sortir vu qu'on est habillées, prêtes, mais l'envie n'y est plus.
Pourtant une soirée de perdue c'est 10 de retrouvées, mais bizarrement cette annulation fait l'effet d'une bombe; chaque jour de la semaine est si laborieux au bureau que la sortie est le réconfort du jour, un moment de détente et de décompression qu'on attend impatiemment, si bien que lorsque les plans se chamboulent à vitesse grand v, les petites fourmis travailleuses ne savent plus que faire, que dire, que prévoir ... alors on finit par se décider : il faut sortir, marquer le coup, faire quelque chose avec ce look si canon, prendre le RER, le métro, marcher un peu, entrer dans un club, et devenir cigale pendant quelques heures.

jeudi 2 octobre 2008

9h30 en zone 3

"Je vais prendre zones 1-3, comme ça je viendrai te voir plus souvent" lance gaiement Anouk à sa meilleure amie.
Revenons un instant sur le principe de découpage de la région île de France :
Zone 1 : Paris intra muros, la capitale, ses immeubles haussmanniens, ses boîtes de nuit étincelantes, ses habitants lookés, ses musées, ses monuments, ses hôtels de luxe, ses restaurants classés, ses taxis rassurés.
Zone 2 : première couronne, la banlieue proche. Ici, le métro passe encore, les appartements se payent cher, les bords de Seine ne sont pas donnés à tout le monde, on trouvera ça et là quelques clubs de blues et autre lieux insolites à parcourir en couple ou en famille, des parcs et bois pittoresques qui donneront le sentiment d'avoir fait le bon choix quant à l'emplacement choisi pour vivre "à Paris sans le stress parisien".
Zone 3 : ça se corse, on arrive à la deuxième couronne. Ici, plus de métro, seulement des RER; ici plus de clubs sympas, seulement des bar/brasseries sans carte de cocktails; ici plus de balades, mais de grands boulevards longeant des hypermarchés bondés; ici on dort, on achète un pavillon, mais il semble que les sorties ne soient pas le but n°1 des habitants de la zone 3.
Zone 4 : troisième couronne, autant dire qu'on ne viendra pas toutes les semaines, ou peut être pour le week-end, mais à partir de la zone 4, tout déplacement non motorisé devient laborieux, voire impensable.
Il est clair qu'à partir de la zone 4, on se demande si on vit toujours en région parisienne. Non pas que les maisons ici ne soient pas charmantes, non pas que les lacs ne soient pas tout à fait agréables, mais quitte à vivre près d'un lac, autant poser ses bagages à Annecy, pour profiter d'un véritable plan d'eau, et des montagnes qui vont avec.

mercredi 1 octobre 2008

H.I.P

Début de semaine. Une grande marque baskets invite du beau monde hype à une expo en l'honneur de leurs baskets. Il faut présenter les nouveaux modèles et créer du buzz autour des produits de la marque.
Première remarque : on nous a vendu ça comme une "expo photo", or les photos sont au nombre de 5 dans une minuscule pièce où se battent en duel les quelques modèles de baskets exposés ... décevant. On pensait que ###### nous étonnerait, nous scotcherait sur place, nous rendrait fou d'amour pour le street wear et non, rien de tout ça, une pièce de 9 m2, quelques badges, et c'est terminé.
Deuxième remarque : le hip hop est devenu bien trop marketing. Un style qui venait de la rue, qui pompait son inspiration directement au coeur des quartiers et de la musique est devenu plus bling-bling que les plus grands héritiers de la planète. De la basket dessinée par Mr ou Mrs je pèse 500 millions de dollars à la chaine en diams, le h.i.p.h.o.p a perdu de son authenticité, et voir des gaillards en baggy et sweat boire du champagne fait un peu tâche, non ?
Troisième remarque : Le pire dans tout ça, cela doit être les vigils hommes et femmes plantés autour de nous et qui nous fusillent du regard. On touche un sac accroché et une charmante lady s'avance vers nous pour nous interdire le moindre contact physique avec les objets exposés ... bref, ça sent plus l'école disciplinaire que la soirée ambiancée, et ce malgré l'excellent DJ.