lundi 13 octobre 2008

3000, 25, 10

Nous y sommes. La fameuse et tant attendue soirée d’anniversaire qui fête les 25 ans d’une grande marque de fringues fashion. Des invitations cousues de fil d’or, des limousines, un staff déguisé en valet du 18 ème, la soirée s’annonce grandiose … on se laisse déposer devant un entrepôt de 3000 m2, le style destroy est réussi, l’agence qui a mis sur pied la soirée semble s’en être très bien sorti. Une immense salle, des écrans géants, un DJ au top de sa carrière, une musique planante : touts les ingrédients sont là pour que demain on ne parle que de la soirée d’anniversaire de %%%%%%%.
Sauf que.
Sauf qu’on a oublié que les deux choses primordiales d’une réception sont l’alcool, donc le bar, et les commodités, donc les toilettes. Cet oubli ne sera pas des plus anodins, car 20 serveurs qui s’occupent de 2500 personnes, c’est un peu (juste un peu) limite.
Concrètement ça veut dire que dès que l’on voudra profiter de l’open-bar, on devra attendre une trentaine de minutes agglutiné derrière une file d’attente formant un escargot géant. Accessoirement, les serveurs en place tirent tous une gueule de 6 pieds de long, et ne servent d’un fond de vodka dans les gobelets en carton. Il est donc impossible de se saouler, ou du moins d’être guilleret puisque chaque verre demande 30 minutes d’attente, et ne contient qu’un fond d’alcool coupé au soda …
Non loin de là, au fond de la salle, derrière le fumoir, on trouvera les toilettes. Etant donné que le lieu a été crée pour l’occasion, on a été obligé de créer des toilettes : ce sont donc des toilettes préfabriqués en plastiques (les mêmes que ceux des chantiers) qu’on trouvera, au nombre de 10 (pour 2500 personnes). Disons clairement que la 2ème soirée se passe dehors, entre la cour et les toilettes, puisqu’aller faire pipi prend au minimum 20 minutes –en même temps on abuse, on devrait trouver ça géant de faire des rencontres en attendant de faire sa p’tite commission …
C’était sympa, vraiment, ça avait de la gueule, mais rien à voir avec la soirée de l’année ; l’agence s’en fout, puisque ce qui compte c’est que les images filmées retranscrivent une ambiance de folie pour que les clients espagnols restés au siège soient satisfaits et pensent être les maîtres incontestés de la soirée fashion-destroy in paris... sweet sweet lies.