Dans la ville où l’on passe plus de temps à marcher, courir, sauter derrière les bus/métro/tram, qu’à profiter du repas entre amis, le bon style est de rigueur. Oublions les joggings et autres baskets grisâtres… le jean s’impose, tel un envahisseur sans pitié, et avec le jean, les talons de 20 centimètres, au bout effilé (euphémisme pour qualifier une chaussure deux fois plus étroite que le pied). C’est beau, c’est classe, mais ça fait très mal, et ça devient limite une torture arrivée l’heure du déjeuner.
Pour pallier ce problème central dans la vie d’un citadin, ne jamais au grand jamais oublier ses chaussures de secours, alias les ballerines noires en tissu cachées au fond du grand sac (il parait également indispensable de disposer d’un sac assez profond pour tenir une paire de chaussures sans le déformer laidement).
Ainsi, les citadines chics et branchées pourront faire illusion d’une résistance forcenée aux talons de fétichiste en se gardant bien de révéler leur terrible secret, à savoir qu’elles ne gardent pas lesdits souliers toute la sainte journée.
Oh rage ! Oh désespoir ! Elles ont dupé tout le monde, elles ont menti ! Elles ne passent pas leur journée haut perchées, mais à plat, en courant après l’heure et les pauses-déjeuner !
Désormais on sait pourquoi les mini sacs de sport ont fait un buzz dans les grandes villes…
Nausicaa Ferro.
