jeudi 16 octobre 2008

Des sushis à la pelle

Depuis qu’on a appris que l’île d’Okinawa comptait la plus grande proportion de centenaires pour 1000 habitants, on ne jure que par la cuisine japonaise… a fortiori ça veut dire collectionner tous les prospectus déposés dans la boîte aux lettres et tester un à un tous les livreurs de sushis du quartier. Un coup par prix, un autre par menu, et cette fois par choix de yakitoris/californien maki/ sashimi… en fait on mange tous les jours japonais en se répétant que comme ça, on se sent mieux, plus sain, moins imbibé de l’huile du poulet grillée habituel ou de la crème des penne du bar au coin de la rue … et en plus d’être beau et bien, on est fashion. Parce qu’il ne faudrait pas négliger l’effet de mode dont profite la cuisine nipponne ; même les consoles de jeu nous apprennent comment rouler les makis. On en oubli presque le savoir-faire traditionnel, si bien que lorsqu’on se fera livrer du sushi fait au riz basmati (oh l’erreur ! oh le débutant !), on ne sentira pas la différence… si Robert, notre aubergiste du midi, avait osé cuisiner son bœuf bourguignon avec de l’endive, ou son pot-au-feu avec du brocoli on aurait crié à l’assassinat, mais le basmati avec la sauce sucrée, ça passe toujours… le biais à long terme ça sera de ne plus jurer que par le le cru (pour que les vitamines restent intactes) les cures de raisin blanc (pour nettoyer le corps de ses agressions), la mise en quarantaine de tout ce qui rime avec viande rouge, dessert au chocolat, biscuit sablé, et surtout l’oubli définitif de l’alcool ou tout autre spiritueux très mauvais pour la zenitude du corps…

Bla bla bla, on critique, n’empêche que ça fait une heure qu’on attend le livreur et que la faim commence à gronder …

Nausicaa Ferro