lundi 6 octobre 2008

La pomme de terre et le fromage

19h. Rayon charcuterie d'un hypermarché à la Défense. Faire les courses pour la raclette du soir, ne rien oublier, ne pas partir avant d'être passé en caisse, même si la trentenaire chic devant nous est horripilante de lenteur. Porter son kilo de pommes de terre sans broncher, arriver à la maison, et commencer la mise en place.
C'est fou comme quelques pommes de terre, un peu de fromage fondu et un plateau de charcuterie peuvent rapprocher les gens. "On ne se connaissait pas, puis on s'est rencontrés à une soirée raclette, le courant est passé tout de suite". Normal. Comment rester associable autour d'une table à raclette ? La convivialité s'y impose, et plus que ça, c'est la disparition des barrières qui a lieu tout à coup. On ne parle plus de boulot, plus de salaire, plus de choses sérieuses autour d'un fromage fondu sur une tranche de coppa.
Le plus drôle c'est sûrement tous ceux qui, quand ils ont entendu "soirée raclette" se sont bon en mal en imposés en force parce qu'évidemment, tout le monde n'a pas le fameux, le convoité, plat à raclette, qui remplace pour certains la cuisine équipée; "raclette chez moi ce soir?" et ça suffit pour devenir l'hôtesse préférée de la bande, à quoi bon s'entêter à prépare du poisson en papillote ?