mardi 14 octobre 2008

Un déménagement ? Toujours prête !

Toujours prête oui, pas le choix. Il faut s’entraider entre piétons …
Première étape : vider l’appartement, en se rappelant qu’il ne faut pas tout jeter (jeter c’est la solution de facilité, on jette tout on rachète tout, mais non, pas cette fois, cette fois on garde, on emballe, on déplace, on porte, on sue, on grogne, mais on garde). Appeler un copain véhiculé et lui promettre que ça ne sera pas trop lourd, que la voiture 2 places suffira amplement, que promis, on l’invitera à diner la semaine prochaine (dîner champagne ça te vas ?)
Deuxième étape : monter les cartons au 6ème étage sans trop broncher, ne pas s’arrêter au 3ème pour appeler au secours les voisins, ne pas faire tomber le sac plein de CD, ne pas lâcher le canapé désossé, ne pas perdre le rythme, on monte, 4, 5, 6, on y est.
Troisième étape : retourner à l’appartement vide (en essayant de garder ses larmes, de ne pas repenser à Luc, le musicien perché avec qui on a vécu dans ces murs 6 mois durant, ne pas ressasser la rupture avec Jo, à coup de pull jetés par les fenêtres, ne pas repenser à l’aventure avec Paul, le beau barman du troisième qu’on craint de croiser depuis…) et le nettoyer, de la vaisselle entassée depuis 4 jours, à la baignoire, en passant par les murs, légèrement marronnés depuis les 120 paquets de cigarettes fumées lors des soirées pyjamas endiablées.
Dernière étape : partir. Fermer la porte blindée, dire au revoir au digicode en panne depuis 3 mois, saluer la gardienne qui nous a aidé à nous servir du vide ordure, toquer à la porte de Gabrielle, notre voisine du 4ème, qui nous a souvent prêter de l’huile d’olive (pour les pâtes au pesto, plat unique et partagé avec tous les potes depuis l’emménagement).

Commencer une nouvelle étape quelques arrondissements plus loin, et cette fois, éviter de se dire que ça ne sert à rien de décorer, poser des étagères, peindre, acheter un lit, puisque on ne reste pas … cette fois on reste.