vendredi 3 octobre 2008

Une de perdue

22h30. Nanterre préfecture, au 13ème étage d'un immeuble des années 80, entre désuétude et modernité.
"La soirée est annulée".
La soirée que tout le monde attendait depuis le lundi, qui devait créer l'évènement, la soirée pour laquelle on s'était préparé, la soirée où l'on s'apprêtait à partir est annulé 1h avant son commencement.
Que faire ? On reste assises 10 bonnes minutes, complètement abasourdies par ce qu'on vient d'entendre :
- "Comment peut-on annuler une soirée prévue depuis 2 semaines 1h avant qu'elle démarre ?"
- "Les pauvres organisateurs ils doivent être vert, tout ce travail pour rien."
On se dit que si l'on avait su, on aurait fait les courses, on serait resté devant la télé du jeudi soir, en mangeant des pizzas; on se dit que maintenant on est obligé de sortir vu qu'on est habillées, prêtes, mais l'envie n'y est plus.
Pourtant une soirée de perdue c'est 10 de retrouvées, mais bizarrement cette annulation fait l'effet d'une bombe; chaque jour de la semaine est si laborieux au bureau que la sortie est le réconfort du jour, un moment de détente et de décompression qu'on attend impatiemment, si bien que lorsque les plans se chamboulent à vitesse grand v, les petites fourmis travailleuses ne savent plus que faire, que dire, que prévoir ... alors on finit par se décider : il faut sortir, marquer le coup, faire quelque chose avec ce look si canon, prendre le RER, le métro, marcher un peu, entrer dans un club, et devenir cigale pendant quelques heures.