Milieu de semaine. J’ai rendez-vous en zone 4, je prévois 1h30 de trajet, un recueil de nouvelles pour les 45 minutes de RER, de la monnaie pour des boissons fraiches et un bon petit déjeuner histoire de tenir jusqu’à 14h. Partons sans crainte, le bonnet sur la tête et les mitaines bien retournées sur les manches de la veste.
14h. Sortie de rendez-vous, Je dois maintenant rejoindre Nyala pour déjeuner dans « un resto italien rue Mogador, vers la fin, tu trouveras ». Très bien. Reprenons le RER, empruntons évidemment la mauvaise sortie qui nous mène à l’autre bout de la rue et marchons 10 minutes pour rejoindre le bon croisement.
J’arrive face à une devanture tout à fait désuète quand j’aperçois Nyala assise à une table, me faisant signe d’entrer dans ledit restaurant. Diable ! Je ne peux plus faire marche arrière. Entrons.
Une peinture rose saumon me donne quelques nausées mais passons. Passons également sur le carrelage beige et les serviettes pliées en forme d’oiseaux. Une carte italienne tout à fait appétissante nous est apportée par une jeune serveuse quelque peu maladroite mais n’en faisons rien … je commande des farfalles au saumon, tant qu’à faire soyons assortis au décor.
Après quelques 10 minutes d’attente, voilà qu’arrive mon assiette, que dis-je, mon plat rempli de pâtes qui sentent bon la crème fraiche, le saumon et le parmesan … tellement habituée à la faim en sortant des restaurants parisiens, je n’en reviens pas de pouvoir manger trois assiettes complètes de divines farfalles … et ce pour moins de 15€ … Mea Culpa, pardon, j’ai mal jugé un restaurant à partir de sa déco, c’est mal, et c’est surtout stupide, je ne médirai plus sur les peintures nauséeuses ni sur les ambiances kitschissimes, promis.
15h. Il va falloir se lever et continuer ma journée sans m’endormir entre les 10 arrêts de métro qui me séparent de mon prochain rendez-vous, à savoir un thé accompagné de biscuits servis chez une bonne amie me gâte trop, ça va être dur.
Nausicaa Ferro.
