Ça y est, c’est fait, le sapin est là, il trône à la gauche du canapé tel un témoin de nos futures festivités. Je n’avais pas pensé faire un sapin, mais en passant devant les-tout-à-10-balles de l’avenue de Clichy, mes yeux n’ont pu s’empêcher de lorgner les boules, guirlandes, cheveux d’ange et autres sapins en kit à monter soi-même. Ni une ni deux j’étais bien obligée d’entrer dans la boutique et d’acheter pour 12€ de déco, c’est les fêtes et il faut marquer le coup.
Arrivée à la maison, on déballe le sapin, on le monte, et déjà, ça sent le renne et le houx dans le petit appartement parisien aux allures de chalet… quelques boules, deux guirlandes, de la neige artificielle, et le tour est joué. On s’y croirait. Bien sûr rien à voir avec le vrai sapin de deux mètres laborieusement acheté deux heures avant la fermeture du supermarché et décoré toute la soirée par tous les cousins et cousines de la maison de famille, mais quand même, ça a de la gueule.
Du réconfort, presque le souvenir du temps où l’on croyait au père noël et où l’on attendait impatiemment que minuit arrive pour passer au 25 décembre et ouvrir les cadeaux tant attendus. Maintenant noël rime plus avec bonne bouffe, champagne et l’éternelle buche qu’on ne trouvera jamais bonne, parce qu’entre nous, la crème au beurre, c’est tout de même affreux à avaler non ?
Pas de sarcasmes, on n’a pas le droit à noël, à moins que … à moins que justement cette date gravée dans les têtes soit la plus propice au déballage des vieux dossiers et de tous les reproches gardés en soi et souvent destinés à ceux qu’on ne voit pas de l’année, alias la grande famille adorée … mais allez, pour une fois, cette année, on essaye de rester gai.
Nausicaa Ferro.
