mardi 3 février 2009

Moi et ma pomme

Quand j'ai appris, lors d'un festival "bio attitude", en lisant un bouquin relié par des feuilles, que la pomme était le fruit le plus Yin avant la fraise, je me suis demandé ce que je pouvais imaginer de mieux pour manger un maximum de pommes par jour sans avoir à croquer ou à éplucher laborieusement chacune de ces mets guérisseurs.
Bon, le truc c'est que la pomme c'est bon, mais il faut se rendre à l'évidence, on ne peut pas en faire grand chose à part des tartes, des chaussons, ou de la compote... la compote c'est très bien, peu d'ingrédients ajoutés, facile à faire, et très riche en Yin.
Donc après avoir acheté un kilo de pommes canada chez mon primeur préféré, j'épluche les fruits défendus, les coupe en dés, et les fais revenir dans une casserole avec un peu d'eau (pour éviter d'accrocher); une fois que les cubes dorent, j'ajoute un peu de sucre que je laisse légèrement fondre avec les pommes cuites et c'est prêt, il suffit ensuite d'écraser le tout et de le déguster froid ou tiède à n'importe quelle heure de la journée.
Résultat : je me demande pourquoi j'ai un jour acheté de la compote toute fate, la mienne est bien meilleure et bien plus riche en goût. Affaire à suivre.

mardi 27 janvier 2009

Le cake du dimanche

Dimanche, 15h. Ce soir c'est repas de famille, et en tant que nouvelle cuisinière assidue, je propose d'amener le dessert... "Ah super, on l'attend avec impatience". Aussitôt dit, aussitôt fait. Il me faut maintenant trouver une recette de cake; le cake c'est bon, c'est léger, et c'est ludique, on peut mettre ce qu'on veut dedans, en l'occurence j'ai dans ma cuisine du gingembre, des noix, du chocolat et de la noix de coco. C'est partir pour un cake choco/gingembre/coco/noix.
Pour 6 personnes, je réunis 150 grammes de beurre, que je fais fondre et que je mélange avec 150 grammes de sucre (mi-glace/mi-poudre); j'ajoute ensuite 30 grammes de poudre d'amandes à ma mixture; je casse maintenant 2 oeufs dans le même saladier, je mélange délicatement, et j'ajoute 2 cuillères à soupe de cacao en poudre, un sachet de levure et un autre de sucre vanillé. Il est temps d'hacher mon gingembre confit, d'ouvrir mes noix, de découper mes 115 grammes de chocolat dessert en cube, et d'ajouter tout ça à ma pâte, pour soupoudrer ensuite de copeaux de noix de coco, mélanger, et enfourner le cake 40 minutes à 150 d°.
Résultat : un cake léger comme l'air mais plein de bonnes choses à croquer (les pépites de chocolat et les noix..) et une tablée qui me demande s'il n'en reste pas encore un peu ... encore meilleur avec de la crème anglaise. Pas mal l'apprentie non ?

mardi 20 janvier 2009

Mon bon poulet

Le truc bien quand on invite des amis à dîner, c'est la convivialité liée à l'appartement, et oui ici pas de manières, pas de chichis, on ne compte pas ce qu'on boit et on rit à gorge déployée... Bref le dîner privé semble à tous points de vue la solution idéale pour voguer sereinement sur la crise environnante. Sauf que.
Sauf que lorsqu'on organise un dîner, il faut trouver un plat à préparer, et ça n'est pas une mince affaire... côté alcool, un punch sera parfait: facile à boire, original, et anti conventionnel en plein mois de Janvier; mais côté plat je bloque... le tout est de faire quelque chose de bon sans être coincée toute la soirée dans ma cuisine...
Ressortons les vieilles recettes qui marchent toujours : un poulet patates.
Marche à suivre : j'émince deux oignons dans un plat, je place mon poulet au milieu, je coupe des pommes de terres rouges en cube et les place autour de la volaille, je sel, je poivre, j'ajoute trois gousse d'ail, un peu de beurre partout, et j'enfourne 1h30 à 180d°. J'arrose deux ou trois fois avec un jus fond de veau et le tour est joué ...
Voilà un plat qui sent le vrai, l'authentique, et qui a le mérite d'être complet et sain, ça change des apéro dinatoires composés de pain et de cacahuètes non ?

mardi 13 janvier 2009

Mon anti-galette à moi

Une semaine qu'on mange de la galette à tous les repas, et heureusement, on arrive à la fin de la période épiphanie et allons retrouver nos habitudes alimentaires... Sauf que la frangipane, c'est quand même pas mal (en tout cas quand c'est fait maison, parce que la galette emballée du supermarché a eu beaucoup de mal à passer, béni soit le cidre frais), et que sans préparer une énième galette, on peut se faire plaisir avec un dessert mi-roi mi-roturier en donnant l'illusion à tout le monde que "non pas du tout, ça n'est pas une galette des rois, je vous assure il n'y a même pas de fève alors ... ".
Voici donc une recette d'anti galette des rois à préparer de mi-janvier à mi-décembre et à servir avec une boisson fraîche mais sans couronne : On prend de la pâte feuilletée deuxième prix (plus de beurre donc plus de fondant) qu'on étale au fond de notre plat à gâteau qui ne sera pas rond pour éviter toute confusion avec une galette ; ensuite, dans un saladier, on mélange de la poudre d'amande, du sucre, de la farine, un oeuf, et un peu de chocolat fondu, (pour en finir définitivement avec les risques de confusion entre ce gâteau et une galette épiphanique) pour verser ce fourrage dans notre plat. On recouvre maintenant notre préparation avec le reste de la pâte feuilletée, et on tapisse le dessus avec du jaune d'oeuf; on enfourne à 150 d° une quarantaine de minutes.
Au sortir du four, notre gâteau est fin, presque léger, en dehors de tout cadre et absolument renversant... on le sert au goûter ou en dessert avec une boule de vanille et créons l'évenement parce que ça, c'est du gâteau au bon gout d'amande mais qui n'est pas une galette étouffante.

mardi 6 janvier 2009

Avec un kilo de pommes de terre ...

Lorsque mon copain Tanguy revient de son week-end trimestriel breton avec dans son panier un kilo de pommes de terre, quelques dizaines d'oignons, cinquante noix et du laurier, je me suis demandé un moment ce que j'allais bien pouvoir faire avec ce potager... Trop habituée à cuisiner des spagettis pour mes chers amis, j'avais oublié ce qu'était un bon, un vrai gratin de pommes de terre... alors aujourd'hui, puisque j'ai tous les ingrédients sous la main, je vais m'essayer à cuisiner ce plat si connu et pourtant si oublié par nous autres jeunes générations.
D'abord j'epluche mes patates, que je coupe ensuite en quatre, pour les mettre à bouillir dans de l'eau salée avec deux ou trois feuilles de lauriers; les PDT sont cuites quand la lame d'un couteau peut les trancher sans forcer. Une fois cuites, je dispose les PDT dans un plat, où j'ajoute de la crème fraîche et des morceaux de fromages. Je rape enfin du fromage sur la préparation, et j'enfourne mon four à 160 d° pendant quinze minutes, pour ensuite passer en mode grill pendant vingt dernières minutes. Le gratin est prêt quand le fromage est gratiné sur le dessus (il prend une couleur caramel).
Conclusion : Un gratin de pommes de terre, ça donne à l'appart' une odeur de maison de campagne, et rien que pour ça il faut mettre la main à la pâte; ensuite, un gratin, c'est bon et ça rappelle la bonne nourriture maison cuisinée par les grands-mère, au temps où l'on croyait qu'il n'y avait que les grands qui pouvaient cuisiner; enfin, le gratin c'est deux fois plus rapide à faire que les spagetti bolo', et ça fait tout de suite vrai cuisto...

Nausicaa Ferro

mardi 30 décembre 2008

Essai n°1 : le gâteau au yaourt

ça y est, le mini four est installé au fond de la kitchenette, il va maintenant falloir s'en servir, je vais donc de ce pas aller voler des recettes sur Internet.
Première réalisation : un gâteau au yaourt. Pourquoi ? Parce que c'est léger, bon, et facile à faire. Pour les débutants en cuisine, mieux vaut s'entrainer sur des recettes nécessitant 5 ingrédients max.
C'est parti.
Je réunis 1 pot de yaourt (dans mon frigo je n'ai que des perles de lait, essayons voir), 1 pot de sucre, la moitié d'un pot de margarine ramollie (normalement c'est du beurre mais soyons insolents), 3 pots de farine, 2 oeufs et un sachet de levure. Je mélange bien le sucre avec le yaourt, les oeufs (en faisant gaffe de ne pas perdre un bout de coquille dans le saladier), la margarine, la farine et la levure. 40 minutes à 120 d°, et c'est prêt.
Résultat : un gâteau type quatre quarts en plus léger, qui ira parfaitement avec du chocolat, de la confiture, pour le petit dej', le goûter, le dessert ... et la vraie, la grande satisfaction, c'est que c'est moi qui ai fait ça toute seule.
Conclusion : déjà je réalise qu'avant, quand je n'avais rien d'autre que 2 pauvres plaques de cuisson, je ne pouvais pas saisir toute la dimension créative et quasi illimitée de la cuisine maison ; désormais, je suis en mesure de tout faire, et ce premier ouvrage me complait dans l'idée que faire les choses soi-même permet 1/ de savoir ce qu'il y a dedans 2/ de faire autre chose que scotcher devant l'ordi au boulot ou à la maison 3/ se la péter en proposant à tous nos hôtes une part de gâteau "que j'ai fait cet après midi".
Pas mal non ?

Nausicaa Ferro.

lundi 1 décembre 2008

Mon beau sapin

Ça y est, c’est fait, le sapin est là, il trône à la gauche du canapé tel un témoin de nos futures festivités. Je n’avais pas pensé faire un sapin, mais en passant devant les-tout-à-10-balles de l’avenue de Clichy, mes yeux n’ont pu s’empêcher de lorgner les boules, guirlandes, cheveux d’ange et autres sapins en kit à monter soi-même. Ni une ni deux j’étais bien obligée d’entrer dans la boutique et d’acheter pour 12€ de déco, c’est les fêtes et il faut marquer le coup.

Arrivée à la maison, on déballe le sapin, on le monte, et déjà, ça sent le renne et le houx dans le petit appartement parisien aux allures de chalet… quelques boules, deux guirlandes, de la neige artificielle, et le tour est joué. On s’y croirait. Bien sûr rien à voir avec le vrai sapin de deux mètres laborieusement acheté deux heures avant la fermeture du supermarché et décoré toute la soirée par tous les cousins et cousines de la maison de famille, mais quand même, ça a de la gueule.

Du réconfort, presque le souvenir du temps où l’on croyait au père noël et où l’on attendait impatiemment que minuit arrive pour passer au 25 décembre et ouvrir les cadeaux tant attendus. Maintenant noël rime plus avec bonne bouffe, champagne et l’éternelle buche qu’on ne trouvera jamais bonne, parce qu’entre nous, la crème au beurre, c’est tout de même affreux à avaler non ?

Pas de sarcasmes, on n’a pas le droit à noël, à moins que … à moins que justement cette date gravée dans les têtes soit la plus propice au déballage des vieux dossiers et de tous les reproches gardés en soi et souvent destinés à ceux qu’on ne voit pas de l’année, alias la grande famille adorée … mais allez, pour une fois, cette année, on essaye de rester gai.

Nausicaa Ferro.