Curieux phénomène : dès qu’il fait beau hors saison estivale à la capitale, si on se balade sur les sentiers des jardins artificiels, on peut admirer tous les gens qui s’agglutinent sur les bancs ensoleillés en délaissant les tristes chaises ombragées ; au soleil, c’est le parc d’attraction, les gaufres, les sourires, à l’ombre, c’est le néant et les pigeons… comme si, non moins sûrs de revoir ce cher soleil avant des mois, on lutte pour profiter de la chaleur, de la lumière claire, de ses lunettes de soleil, et surtout de son amoureux (ah oui, très important l’amoureux, et très attendrissant de les voir main dans la main, les yeux fermés face au soleil, sourire béat et joues gonflées).
Pourtant, Paris sous le soleil, ça n’est pas vraiment Paris. Même si tous les citadins sont adeptes de la phytothérapie, il n’en reste pas moins que leur chère ville n’est pas Rio, et quoiqu’ils puissent dire ou faire, les 50 jours de soleil par an ne deviendront pas 100, ne rêvons pas, nous n’habitons pas à Nice … mais aimer Paris, n’est-ce pas l’aimer sans conditions ? Avec sa pluie, son froid, ses parapluies, les chaussures mouillées, et ses vents glacés ?
Paris sans la pluie, ne serait-ce pas comme une fête forraine sans prix exhoritants ? Trop de rêve tuerait le rêve ...
Nausicaa Ferro.
